Les effets secondaires des traitements contre le cancer : bien les connaître pour mieux les supporter

 

Une vue à 360° des effets de la chimio thérapie

La chimiothérapie, la chirurgie, la radiothérapie, l’hormonothérapie, les thérapies ciblées sont des traitements classiques pour combattre un cancer. Ainsi, la chimiothérapie pour traiter un cancer n’est pas systématique : certaines tumeurs ne se traitent pas par chimio.  Les traitements du cancer sont puissants. Leur avantage premier est de détruire les cellules cancéreuses (et on espère qu’il soit le plus efficace possible). En revanche, comme tout médicament, ils ont des effets secondaires.

Ils font parfois peur. Quand j’étais en traitement, je faisais partie de ces personnes qui pensaient (et cela n’a pas changé) qu’il vaut mieux être informé pour mieux agir en cas de besoin. Seulement, la recherche d’informations fiables est laborieuse et chronophage. C’est pour cela que j’ai fait mon site, puis écrit mon livre de référence Mieux vivre le cancer : la Bible, disponible sur Amazon.

Ainsi, dans l’esprit de mon site, voici un condensé de tous les effets indésirables de la chimiothérapie. Bien-sûr, tous ces éléments ne remplacent pas un avis médical. Prenez-les comme des bases d’un dialogue avec votre médecin. L’interaction entre vous et votre équipe soignante est fondamentale dans l’épreuve que vous traversez.

 

Connaître les effets indésirables des traitements anticancer passe d’abord par un dialogue avec votre équipe soignante

Tous les cancers n’ont pas le même traitement. Et pour une même tumeur, le traitement est adapté à chaque patient. C’est une réunion de concertation pluridisciplinaire qui va décider du protocole de soin à suivre. Une fois la décision de la RCP prise, le traitement sera présenté au patient avec les bénéfices attendus et les inconvénients.

C’est lors de cet échange que vous pourrez poser les questions que vous vous posez (posez-les toutes, aucune n’est idiote). Il vaut mieux partir sur de bonnes bases avec votre équipe soignante et bâtir un dialogue constructif.

Sachez que s’il existe « une liste » des effets secondaires connus des molécules utilisées :

  • tous les patients ne les ressentent pas
  • et s’ils les ressentent leur intensité est très variable d’une personne à une autre.

Dans ces cas-là, mieux vaut ne pas trop anticiper la suite et « attendre de voir », tout en organisant le quotidien pour ne pas être pris au dépourvu. C’était mon parti pris en tout cas.

Avant d’évoquer les effets indésirables de la chimio, je vous conseille de prendre la liste des médicaments que vous devez prendre et de vérifier s’ils sont nommés sur la liste des médicaments à écarter publiée par le magazine professionnel pour les médecins et pharmaciens Prescrire. Si c’est le cas, demander à votre oncologue les raisons de ce choix compte-tenu des risques connus, et les alternatives possibles.

 

La fatigue : l’effet secondaire le plus classique des thérapies contre le cancer

La fatigue provoquée par les traitements contre le cancer est souvent sous-estimée. Or, elle peut-être massive. De mon côté, en plein traitement, des actes anodins comme aller chercher le pain représentaient pour moi un Everest à surmonter. Guy Corneau dans son livre Revivre illustre aussi parfaitement cet état d’abattement physique.

Pour lutter, il semble que faire une activité physique modérée soit une bonne arme. C’est ce que concluent les études diverses sur ce sujet.

Au quotidien, si vous le pouvez, déléguez ce qui peut l’être : courses, aller-retour à la pharmacie, ménage, etc. Plusieurs pistes vous seront données dans mon e-book à ce sujet.

Autre élément à prendre en compte : veiller à avoir un sommeil récupérateur ; ce qui n’est pas forcément très simple à mettre en place. Redécouvrir le bénéfice des siestes est une ressource méconnue, par exemple.

 

La chute des cheveux ou alopécie : la conséquence de la chimio la plus connue

La perte des cheveux due aux médicaments chimiothérapeuthiques est parfois angoissante pour les malades, surtout pour les femmes, mais pas seulement.

De mon côté, je pense qu’il y a une étape à franchir.

Quand l’oncologue m’a prévenue de la chute des cheveux et du fait qu’il fallait m’y préparer, j’étais complètement bloquée sur ce point. J’avais les cheveux très longs et focalisais totalement sur cet effet du traitement. Je voulais donc avoir une perruque qui remplace totalement les cheveux que j’allais perdre.

Or, le rendez-vous chez le marchand de perruques a été catastrophique.

Comme je le raconte souvent, après un moment pour « digérer » cet épisode, j’ai pris de la distance et ai fabriqué mes propres postiches dont je mets les schémas dans mon e-book.

Un cap était passé.

À partir de ce moment-là, la perte de mes cheveux était devenue totalement secondaire dans le vécu de la chimiothérapie.

Je parle de ce vécu qui est le mien pour illustrer un cheminement dans le cadre des traitements contre le cancer. Il n’est pas forcément duplicable, chacun a le sien.

En revanche, ce que je retiens des échanges que j’ai avec les malades du cancer c’est que chaque solution est personnelle. Certains malades du cancer ont eu des conseils avisés dans le choix de leurs perruques et ne regrettent pas leur achat, d’autres s’en sont très bien passés. Il n’y a pas de solution universelle, le tout est de trouver la solution avec laquelle vous serez le plus à l’aise.

 

Quand la chimiothérapie impacte l’alimentation, les astuces pour faire face aux nausées et vomissements

Un traitement par chimio va souvent de pair avec des perturbations dans la prise des repas. Nausées, cœur au bord des lèvres, vomissements, perte d’appétit, ces répercutions sont souvent difficiles à gérer. Comme toujours, il n’y a pas de recette miracle pour faire face à ces effets indésirables. Votre oncologue vous prescrira sûrement des anti-nauséeux.

En parallèle, pour atténuer la difficulté à manger, vous pouvez essayer de :

  • Fractionner vos repas,
  • Privilégier des aliments neutres, sans odeur, frais,
  • Identifier les aliments qui « passent bien » et éliminer les autres,
  • Boire de l’eau fortement chargée en bicarbonate (si vous n’avez pas d’hypertension, ce qui semble être une contre-indication) type St Yorre, Vichy, etc.

En cas de très fortes nausées, le risque de dénutrition peut apparaître. Il est important d’informer votre équipe soignante de votre évolution.

 

La modification de la formule sanguine : quand l’aplasie et l’anémie arrivent avec les traitements du cancer

Comme tous les effets secondaires, je parle de ces deux conséquences de la chimio plus largement dans mon livre.

L’aplasie et l’anémie se mesurent par des prises de sang.

En période d’aplasie (dont la définition est très simple), il faut être particulièrement vigilant aux possibles sources d’infection. L’hygiène personnelle et domestique doit être drastique. Vous trouverez dans cet extrait de mon livre Mieux vivre le cancer : la Bible sur l’aplasie, des pistes à appliquer directement chez vous pour faire face à ces périodes.

Concernant l’anémie, elle a pour conséquence première une grande fatigue. Votre médecin vous prescrira sûrement une supplémentation en fer. Cette dernière est parfois mal tolérée provoquant des diarrhées notamment. Si c’est votre cas, demandez à votre médecin s’il est d’accord pour que vous scindiez le comprimé, répartissant ainsi la prise de fer dans la journée en diminuant la dose de chaque prise. Vous pouvez aussi évoquer le changement de supplémentation. Les compléments de fer existent sous plusieurs formes : comprimés, sirop, … il est possible que vous supportiez mieux une forme que l’autre. Votre équipe médicale pourra vous éclairer là-dessus.

 

Les effets sur la peau et les ongles

En fonction des médicaments chimiothérapeutiques :

  • L’aspect de vos ongles peut être altéré: parfois, des gants réfrigérés peuvent vous être proposés pendant les séances de chimiothérapie. Votre équipe soignante pourra aussi vous prescrire des vernis spécifiques pour protéger vos ongles (type : Evonail… il peut y avoir d’autres marques… je ne fais pas de publicité). Il ne faut pas utiliser les vernis de la grande distribution même « de luxe », l’effet peut être contraire à celui attendu.
  • L’effet sur la peau des traitements contre le cancer, peut être une sécheresse intense voire faire des cloques et desquamer: avant d’appliquer quoi que ce soit, il faut avoir un avis médical. De manière générale, les crèmes type Cérat de Galien (à préparer en pharmacie), Cold Cream d’Avène, Vichy, La Roche Posay, Dexeryl pourraient vous aider.

En chimiothérapie (et même après) et durant toutes la durée des traitements anticancer, il est souvent conseillé d’éviter le soleil en portant chapeau, lunettes de soleil et vêtements recouvrant.

 

Les troubles digestifs sont fréquents lors des traitements contre le cancer

Une des conséquences de la chimiothérapie peut être les problèmes digestifs à répédition. Les diarrhées sont fréquentes.

Les personnes malades du cancer peuvent aussi avoir des périodes de constipation très forte.

Parfois, il y a une alternance entre les diarrhée et la constipation.

Là également, j’en parle plus spécifiquement dans mon livre de référence  « anti-effets secondaires de la chimio », mais, outre le suivi que vous devrez effectuer avec votre médecin sur ces effets, il peut être judicieux d’adapter votre alimentation en fonction de ces troubles. Un suivi avec un médecin-nutritionniste peut être bien utile… surtout s’il a l’habitude des patients traités pour un cancer. L’idéal étant que ces consultations soient intégrées à l’hôpital… ce qui est rarement le cas… malheureusement.

Certaines associations proposent des ateliers diététiques pour les personnes malades du cancer. Quand ils sont bien menés, ce sont des ressources précieuses pour limiter les troubles digestifs dus aux traitements du cancer.

 

 

Neuropathies, engourdissement et les acouphènes liés aux médicaments contre les cellules cancéreuses

Ce sont deux effets secondaires qui peuvent être les conséquences de certaines chimio, notamment du protocole BEP.

Pour les acouphènes, il est important de suivre :

  • le moment de leur survenue,
  • leurs fréquences,
  • leurs caractéristiques (bourdonnements, sifflements, percussions, etc).

Vous pouvez vous aider des tableaux que je mets à disposition dans mon livre ou avoir les vôtres. Le tout est de permettre d’avoir un échange sur la survenue de ces acouphènes avec votre médecin.

Concernant l’engourdissement des membres (pieds, mains), il peut survenir spontanément ou être lié au contact avec le froid. Là également, il vous faut suivre l’évolution de cet effet indésirable pour pouvoir avoir un retour de votre équipe soignante.

 

Avoir le moral pendant les traitements du cancer

Garder le moral est difficile durant les thérapies du cancer.

D’une part, le choc de l’annonce est réel. D’autre part, les traitements sont lourds.

Il existe cependant des techniques et stratégies pour avoir le moral et le garder, malgré le cancer. Ca n’efface pas les difficultés. Mais cela peut réellement les atténuer.

A mon sens, il ne faut pas hésiter à se rapprocher des soins de support de votre hôpital pour voir ce qu’ils proposent pour vous accompagner. Soutien psychologique, sophrologie, yoga, il existe beaucoup de disciplines dont l’objectif est d’aider à aller mieux et de limiter les angoisses du cancer.

Apprendre des techniques d’hypnose et d’autohypnose est une des pistes à explorer pour savoir préserver son moral durant toute l’épreuve des traitements du cancer.

 

La sexualité d’une personne malade du cancer

Durant les traitements du cancer, l’annonce de la maladie, les traitements, les opérations et leurs effets secondaires sont parfois tellement importants, qu’il est bien difficile de vivre « comme avant » ou « comme si de rien n’était ». Le quotidien est malmené, la vie personnelle et intime également.

D’une part, il faut se laisser du temps pour poser les choses et faire face à cette nouvelle période de vie.

D’autre part, la sexualité, la libido de la personne malade du cancer et de son couple vont prendre une nouvelle dimension et devront également s’adapter à des paramètres qui n’existaient pas avant.

Dans ce domaine également, votre équipe soignante peut proposer un accompagnement avec un soutien psychologique, mais aussi, parfois, des séances de rééducation fonctionnelle.

 

Le thermalisme en post-traitement du cancer

Pour moi, les cures thermales peuvent aider les personnes malades du cancer après les traitements sur deux éléments. Le premier est lié aux soulagements des cures sur la peau. Pendant les thérapies du cancer, des brûlures, une sécheresse intense, des desquamations peuvent paraître. Les centres qui ont une habilitation en dermatologie ont – pour certains – des programmes post-cancer pour prendre en charge ces problématiques spécifiques.

Le deuxième est lié aux conséquences du retrait des ganglions lymphatiques lors d’un curage axilaire ou lomboaortique, pelvien ou autres, une mauvaise circulation peut survenir. Il existe des soins spécifiques pour traiter l’insuffisance veineuse chronique (phlébologie). Quelques centres de soins ont même développés des programmes pour soulager le lymphoedème, problème fréquent après un cancer du sein.

La phlébologie est vraiment à prendre en compte par les personnes malades du cancer car elles sont des personnes à risque en ce qui concerne la thrombose veineuse.

 

En conclusion, voici une vidéo synthétique sur les effets secondaires de la chimiothérapie, faite par le centre de référence Gustave Roussy (Villejuif) :

Par ailleurs, voici un article de la Ligue contre le cancer sur les effets secondaires et indésirable des traitements anticancer.

 

Je n’ai pas évoqué un effet secondaire de la chimio ?

N’hésitez pas à laisser un commentaire en fin d’article pour l’évoquer et partager vos astuces pour l’atténuer !

 

Crédits photo sur les effets de la chimiothérapie : © Ivelin Radkov – Fotolia.com

Envie de poursuivre votre lecture ? Rien que pour vous, voici des trucs et astuces pour mieux vivre le cancer, ses traitements et ses effets secondaires :

7 Commentaires

  1. LECOMTE

    Bonjour,

    Je comprends bien ce que vous dîtes quand vous parlez de gestes anodins comme aller chercher le pain qui paraissent des montagnes. Personne ne peut imaginer ce qu’est cette fatigue, hormis la personne qui partage notre vie au quotidien.
    Pour moi, cancer du sein opéré à 33 ans en 1988, radiothérapie et chimio puis tranquille jusqu’en 2016 où les premières métastases sont apparues sur les os. J’ai maintenant 61 ans. Depuis 2010 je suis quasiment en permanence en traitement de chimio (terminés les traitements hormonaux et pas droit à d’autres traitements en raison de la nature du cancer.). Donc les effets secondaires j’en subis beaucoup!
    Mais je veux dire à celles et ceux qui sont confrontés à la maladie qu il ne faut pas baisser les bras; Il faut se battre et ne pas laisser croire à la maladie que c’est elle qui régente notre vie. Nous ne sommes pas un cancer. Nous sommes une personne qui a un cancer et aussi plein de bonnes choses en elle. Donc continuez à vous battre et mettez dans votre vie des choses tournées vers la vie et non tournées vers la maladie; c’est compliqué mais nécessaire. Faites vous aider par un professionnel quand le moral ne suit plus.
    Pour moi je suis toujours au conseil municipal et très engagée dans la vie associative locale.
    Il faut se battre. Courage à vous tous et vous toutes qui passez par cette épreuve.

  2. CHRISTELLE

    BONJOUR A TOUS

    ON M AS PRESCRIT DU LAROXYL MAIS C’EST UN ANTI DEPRESSEUR ET JE N AI PAS ENVIE POUR LE MOMENT ET SANS DOUTE PAR LA SUITE LE PRENDRE POUR CALMER MES FORTES DOULEURS

    J AI UN CANCER DES OS METASTASES

    ET JE PREFERE PRENDRE DU GRIFFONIA POUR APAISER MON SOMMEIL ET MA BONNE HUMEUR ET MA JOIE DE VIVRE

    CE QUI N’EST PAS COMPATIBLE PUISQUE AVEC GRIFFONIA IL NE FAUT PAS D ANTI DEPRESSEUR

    QUAND PENSEZ VOUS

    BIEN A VOUS

    CHRISTELLE

    • Laetitia LORNIAC

      Bonjour,

      Il m’est difficile de vous répondre. Le choix des médicaments… c’est purement médical.
      Qu’en pense votre oncologue ?

  3. Remi

    Bonjour Laetitia,

    Toujours très utiles les posts sur votre site et merci pour votre livre et les réponses qu’il m’apportent au quotidien.

    Pour ce qui est des conséquences directes d’une chimiothérapie, j’ai ressenti de façon violente des neuropathies périphériques notamment les orteils et les terminaisons des doigts sans parler de la tête qui reste froide et pour laquelle je porte un bonnet quand je suis dans la maison.
    Concernant les neuropathies je débute un nouveau traitement anti dépresseur appelé Laroxyl qui devrait me soulager de mes douleurs.
    Il me reste également les yeux qui pleurent toute la journée ce qui est très gênant pour la conduite automobile : gouttes et pommade ophtalmologique (pas de résultat vraiment significatif)
    J’ai arrêté la 8ème chimio trop d’effets secondaires pour la suite on verra …
    Bien cordialement
    Rémi

    • Laetitia LORNIAC

      Bonjour Rémi,

      Merci de votre retour. J’espère vraiment que le Laroxyl va vous soulager. Il y a encore beaucoup de progrès à faire dans les douleurs des neuropathies.

      Bien à vous

  4. Martine

    J’ai effectivement eu ces symptômes sauf les nausées mais j’ai eu une double embolie ou j’avais quelques minutes pour vivre sans les urgences, j’ai un sein en moins plus une hystérectomie l’année d’avant mais par rapport à mon désespoir total mes deux cancers ne sont rien.Le sein en moins est la seule chose qui me perturbe (c’est très laid)et la peur d’avoir des métastases. Je suis effroyablement déprimée. Car après toutes ces pathologie. J’ai perdu ma mère, la seule personne qui me restait et que j’adorais. Le peu de famille qui me reste et encore j’ai de très nombreux cousins m’ignorent totalement pas une visite en 5 ans de tortures. Les amis collègues m’ont totalement oubliés (sauf deux amies mais qui habitent loin) pas un coup de fil, pas un courrier, pas une visite alors de l’opération des deux cancers du sein s’est déroulée à 10 minutes du bureau. j’ai beaucoup, beaucoup bu j’ai arrêté depuis le lundi de pâques.J’ai du vendre la maison de ma mère un pavillon F5 sur grand terrain mais à 80 km de Paris pour le prix d’une chambre de bonne à Paris (je tuais une seconde fois mes parents car j’ai tous mes souvenirs là bas. je ne peux pas prier sur leur tombe car tous les déplacements je les ai ait en taxi. c’est à ressons sur matz et il n’y a pas de service compiègne ressons. Je pleure sans cesse et pense à ma propre mort. Je suis totalement isolée (j fait partie d’une association mais c’est loin de suffir) Je n’ai ni marin ni copain ni enfants ni frères ou sœur. Ma solitude est largement pire que me cancers

    • Laetitia LORNIAC

      Bonjour Martine,

      L’isolement des personnes malades est cruel et est assez méconnu. Reconstruire du lien social est difficile lors de la maladie. Vous faîtes déjà partie d’une association, ce qui est très bien.

      Avez vous déjà participé à des groupes de paroles ? Ceux de la Ligue contre le Cancer du Comité de Paris sont vraiment très bien.
      Après, si vous en avez la force, vous pouvez participer à des activités qui vous feraient vraiment plaisir, complétement en dehors du cancer. Cela a un double bénéfice :
      – se faire plaisir, ce qui est tjs agréable,
      – tisser des liens avec les autres participants.

      Il n’y a pas de solutions miracles, mais qq astuces qui facilitent la vie.

      Bien à vous

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