Cancer du sein : traitements

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Les traitements du cancer du sein

 

Une femme sur 9 aura un cancer du sein dans sa vie. 80 % des cancers aux seins apparaissent après 50 ans. De manière rarissime, les hommes peuvent également être touchés. D’un point de vue anatomique, le sein est constitué de glandes, de vaisseaux, de graisse et de tissus. Chez la femme, le sein a pour fonction première la production de lait pour nourrir le nouveau-né.

Dans un cancer du sein, les cellules tumorales vont prendre naissance dans les différentes parties du sein et se développer de manière anarchique. C’est le cancer primitif qui peut évoluer en métastases. Les étapes de développement des tumeurs mammaires sont mesurées en stade comme cela est décrit dans l’article de présentation sur le cancer du sein.

 

Du point de vue des statistiques de survie, le cancer du sein est considéré comme étant « de bons pronostics », autrement dit 80 % des femmes malades ont un taux de survie supérieur à 5 ans. Ce très bon chiffre, masque le réel problème du surdiagnostic du cancer du sein qui entraine l’administration de traitements inutiles pour traiter une tumeur qui n’aurait pas ou très peu évolué. C’est pour cela qu’il est très important – pour moi – de développer des tests pronostics qui permettent d’anticiper l’évolution d’un cancer et ainsi avoir des traitements parfaitement adaptés à la pathologie de la personne malade.

Pour le dire autrement, l’efficacité des traitements passe aussi par la performance des outils de diagnostic.

 

Dans les lignes qui suivent, je vais détailler tous les traitements du cancer du sein. Comme vous le savez si vous me suivez via ma newsletter, je ne suis pas médecin. Je suis une patiente qui donne sur ce site et dans mon livre des informations, des conseils et des astuces pour mieux vivre le cancer, autant que faire se peut. Vous pouvez reprendre les éléments présentés pour en discuter avec votre cancérologue ou médecin traitant qui pourront les adapter à votre situation médicale.

L’article que je vous propose est très complet. N’hésitez pas à le lire en plusieurs fois, en l’enregistrant dans vos favoris.

 

Le choix des traitements du cancer du sein

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Les traitements du cancer du sein, un parcours

 

Pour moi, les thérapies du cancer sont comme un long chemin, avec plus ou moins d’aléas, de complications, de peurs, mais aussi de bons moments partagés avec les proches et d’agréables surprises …parfois. Autrement dit, le cancer du sein et ses traitements sont une épreuve difficile, mais dans ce parcours, il y aura aussi de bons moments qui aideront à tenir debout, comme je l’écris dans mon livre Mieux vivre le cancer : La Bible.

 

Selon l’INCa, tous les ans 50 000 femmes sont diagnostiquées comme malade d’un cancer du sein. Les étapes du choix du protocole de soins avant l’administration des traitements anticancers sont les mêmes pour tous les malades. Les voici détaillées.

 

Comment se fait le choix du traitement du cancer du sein ?

La détermination des traitements du cancer du sein se fait sur la base du résultat des explorations (les examens), mais aussi sur des critères comme :

– l’âge de la personne malade,

– ses antécédents personnels et familiaux,

– la localisation et l’étendue du cancer.

Lorsque l’ensemble des examens a été passé (échographie, mammographie, scanner, IRM, scintigraphie) et quand les résultats sont connus, une instance va pouvoir se réunir pour définir les traitements contre le cancer du sein. C’est la RCP.

 

Le premier avis

Une réunion de concertation pluridisciplinaire (RCP) met en présence plusieurs spécialistes du cancer (oncologue, radiothérapeute, pharmacien hospitalier, chirurgien) pour définir quel est le meilleur protocole de soins, autrement dit, quels sont les traitements les plus adaptés pour soigner la personne malade du cancer.

Une fois que la RCP a fait son choix, les traitements sont proposés à la patiente.

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La présentation des traitements du cancer du sein

 

Dans un second temps, une infirmière vous présentera les effets secondaires des traitements.

 

La demande de second avis

Si la personne malade le souhaite, elle peut tout-à-fait demander un second avis à une autre équipe médicale, notamment dans un centre de référence de lutte contre le cancer du sein. En Ile de France par exemple, il y a l’hôpital Curie à Paris ou le centre Huguenin à Saint Cloud.

Pour demander un second avis, il suffit de demander la copie de son dossier médical au centre de soins (une participation financière peut être demandée pour les « photocopies »). Une fois le document reçu, et en vérifiant son exhaustivité, vous pouvez l’envoyer à une équipe médicale que vous aurez préalablement identifiée pour connaître leurs propositions thérapeutiques pour soigner votre cancer du sein.

Votre médecin traitant, voire votre équipe médicale actuelle, peut vous accompagner dans cette démarche.

Certains centres comme l’IGR, proposent un service en ligne de « demande de second avis », ce qui est très pratique à condition d’avoir tous les documents scannés.

 

Je vais maintenant expliquer tous les traitements contre le cancer du sein possibles. À chaque fois, je détaillerai les effets secondaires les plus fréquents.

 

Cancer du sein et chirurgie

La chirurgie est le traitement par excellence du cancer. Cet acte opératoire consiste à enlever la tumeur (tumorectomie) et les tissus voisins. L’opération peut être plus ou moins conservatrice en fonction de la taille de la tumeur, son étendue (mesurée notamment avec le test du ganglion sentinelle). Le test du ganglion sentinelle est très important. Il permet de mesurer le début de la dissémination du cancer. Cette dernière se fait d’abord par le système lymphatique.

Dans la photo suivante, vous trouverez une image représentant les ganglions lymphatiques du sein (en vert sur le schéma) :

 

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Cancer du sein et ganglions axillaires

 

 

En cas d’ablation du sein, la chirurgie est appelée mastectomie.

L’opération de la tumeur est, généralement, le premier traitement mis en œuvre contre le cancer du sein.

 

Pour aller plus loin, vous pouvez consulter l’article que j’ai écrit spécifiquement sur la chirurgie du cancer du sein. Vous y aurez des informations précises sur les techniques opératoires et les anesthésies avec des exemples exclusifs comme l’hypnosédation utilisée dans certains cas à l’Institut Curie de Paris.

 

Chirurgie du sein et conséquences

Même en cas de tumorectomie, l’apparence du sein ne sera plus tout à fait le même qu’avant l’opération. Cette modification esthétique est d’autant plus importante lors d’une mastectomie.

À ce propos, toutes les femmes ne souhaitent pas forcément une chirurgie reconstructive. Il n’y a pas de règle universelle en la matière. Chacun doit opter pour la solution qui lui convient le mieux et avec laquelle la personne malade sera la plus en cohérence.

 

La chirurgie du sein a une conséquence esthétique, comme nous venons de l’évoquer, mais aussi physique et parfois psychologique.

 

La mastectomie

La mastectomie est l’ablation du sein dans sa totalité. Quand les deux seins sont retirés, elle est appelée mastectomie totale ou bilatérale.

Cette chirurgie peut être complétée par un curage ganglionnaire en cas d’atteinte des ganglions lymphatiques par les cellules cancéreuses.

En fonction du ressenti des patientes, cette opération peut vraiment être difficile à vivre. Il ne faut pas hésiter à avoir un soutien psychologique (soin de support de l’hôpital), à se rapprocher des associations de patients, participer à des groupes de paroles, écrire… tout est possible pour aider à passer ce cap des traitements.

 

Pour approfondir ce sujet, j’ai fait un article qui aborde spécifiquement le vécu des femmes face à la mastectomie bilatérale.

 

La reconstruction mammaire

Après une mastectomie, si la patiente le désire, si l’équipe médicale est d’accord, une reconstruction du sein peut être mise en œuvre.

Au niveau financier, elle est prise en charge à 100 % par l’Assurance Maladie (hors dépassements d’honoraires éventuels pour lesquels un devis doit être établi).

La reconstruction mammaire peut être faite immédiatement après l’ablation, ou à distance de l’opération en fonction de la situation médicale.

Elle peut se faire selon différentes méthodes.

Tout d’abord, il y a l’utilisation de prothèse pour reconstruire le sein. Cette méthode est utilisée dans 8 cas sur 10. Le sein peut être reconstruit à l’aide d’une prothèse en silicone ; ou dans une variante, la prothèse peut aussi être « gonflée » une fois dans le sein. C’est ce qui est appelé un « expandeur ».

Dans l’image ci-dessous, vous pouvez observer un sein reconstitué avec une prothèse :

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prothèse interne et cancer du sein

 

Dans les situations restantes, la technique dite du « lambeau » est utilisée. Elle consiste à prélever des tissus dans le dos et à les utiliser pour reconstruire le sein. En fonction du volume initial de la poitrine, une prothèse interne peut également être utilisée. Cette méthode du lambeau n’est pas possible si la patiente fume.

Une autre technique de reconstruction mammaire consiste à l’injection de graisse. C’est une technique beaucoup plus confidentielle que les deux autres. Cependant, elle est moins traumatisante pour l’organisme que la technique des lambeaux et pourrait se développer dans les années qui viennent. Cette méthode de reconstruction du sein par injection de graisses  s’appelle la lipostructure.

 

En cas de non-reconstitution mammaire

Si la personne malade ne souhaite pas de reconstitution mammaire, il existe des prothèses externes qui sont des alternatives valables. Avec cette acquisition, il faudra penser à une lingerie adaptée qui est souvent présentée avec les prothèses.

Il y a trois marques de prothèses externes du sein reconnues. Ce qui ne veut pas dire, qu’il ne faut pas se renseigner sur les produits des plus petits fabricants, moins accessibles, mais peut-être à découvrir. Le principal étant que la prothèse du sein que vous choisirez vous convienne parfaitement. Et cela, il est possible de le savoir seulement avec du temps.

Par ailleurs, concernant la lingerie, sachez que s’il est courant d’acheter la lingerie de la même marque que la prothèse mammaire, ce n’est pas une obligation. Le prix d’un soutien-gorge postopératoire d’environ 50 € pour les marques classiques. À titre d’information, la marque Kiabi propose à ses clientes une gamme de soutiens-gorges postopératoires pour 15 €. Là comme ailleurs, le choix avec lequel vous vous sentirez le mieux sera le meilleur pour vous.

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Le choix d’une lingerie

 

 

L’achat de la prothèse externe du sein

Pour savoir où acheter les prothèses mammaires externes et la lingerie, vous pouvez vous adresser à un magasin d’orthopédie. Ce sont des magasins spécialisés dans ce type d’accessoires médicaux comme le sont également les bas de contention et les manchons de compression.

Votre équipe soignante pourra vous donner des adresses fiables, tout comme les patientes souffrant également d’un cancer du sein. Le bouche à oreilles est souvent un vecteur efficace de bonnes adresses.

Concernant l’achat de votre prothèse mammaire, avant de vous rendre dans le magasin de votre choix, mieux vaut appeler et prendre rendez-vous. Vous pourrez ainsi prendre la température de l’accueil qui est parfois… assez décevant.

Si vous ne savez pas où aller, vous pouvez consulter mon annuaire gratuit de spécialistes sur le site que je consacre à l’insuffisance veineuse (qui, chez moi, est une conséquence d’un curage lombo-aortique) : les magasins d’orthopédie en France.

 

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cancer du sein et prothèse

La photo ci-dessous ne représente pas totalement un soutien-gorge port-chirurgie car dans ces derniers on ne voit pas du tout la prothèse (elle est dans une petite poche).

Le lymphœdème du bras

Le système lymphatique est un réseau parallèle au système veineux et transporte un liquide nommé la lymphe. Le lymphœdème est une accumulation anormale de la lymphe, formant un œdème. Le lymphoedème est très fréquent dans les jambes en cas de mauvaise circulation. Pour le cancer du sein, le lymphoedème est aussi appelé « phénomène des gros bras » car il va provoquer un gonflement du bras, de la main.

Voici un schéma qui illustre ce phénomène :

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Le lymphœdème a une répercussion esthétique, mais a surtout des conséquences importantes en termes de qualité de vie.

Comme toujours, il n’existe pas de solution miracle pour ce problème, mais il existe des trucs et astuces qui peuvent atténuer la pénibilité du lymphœdème du bras comme je le développe dans mon livre. En voici quatre exemples :

 

1.- Les drainages lymphatiques

C’est la première recommandation mise en œuvre. Les drainages lymphatiques consistent à diminuer l’accumulation de la lymphe par l’action mécanique du drainage comme sur la photo suivante :

 

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Drainage lymphatique du bras

 

 

Ce sont les kinésithérapeutes qui exercent ces  techniques.

 

Il existe cependant deux freins à l’accès aux drainages pour les malades du cancer du sein :

1 – trouver un kiné spécifiquement formé à cette technique est difficile,

2 – la rémunération de l’acte étant faible, certains professionnels ne souhaitent pas proposer ce type de soins.

 

Par ailleurs, il existe des sortes de manchon pneumatique, à l’instar des bottes de pressothérapie pour les jambes, pour soigner le lymphœdème du bras. Le prix d’acquisition est assez élevé (plus de 300 €). Renseignez-vous auprès de votre kiné ou votre oncologue pour connaître leur avis sur ce dispositif médical.

Certains cabinets de kinésithérapeute en proposent durant les séances.

 

2.- Lymphœdème et choix du manchon

Autre soin qui permet de lutter contre le lymphœdème du bras après un cancer du sein est le manchon. Le principe est le même que les bas de contention (pour les jambes). Par une action mécanique de compression, le manchon va empêcher l’accumulation de la lymphe.

C’est le médecin qui va prescrire l’acquisition d’un manchon de contention pour le bras. L’Assurance Maladie rembourse une partie de l’achat.

L’achat du manchon contre le lymphœdème est essentiel. Un peu comme pour les prothèses mammaires externes, il faut aller chez un orthopédiste et, de préférence, prendre rendez-vous avant.

La prise des mesures doit être impeccablement faite. La compression doit se sentir, sans créer un effet garrot. Par ailleurs, le lymphœdème peut être acheté avec un gant pour éviter cet effet garrot. L’idéal étant de prendre les mesures le matin, après un drainage lymphatique.

 

 

3.- Les cures thermales

Les cures thermales sont des traitements de plusieurs pathologies.  Souffrir d’un lymphœdème peut être une indication pour suivre une cure thermale médicalisée. Elle dure trois semaines.

Certains centres de soins ont développé des programmes spécifiques comme la station thermale Argeles sur Gazost, en hautes Pyrénées, Occitanie ou Luz Saint-Sauveur.

Les bienfaits des cures thermales sur le lymphoedème reposent sur l’action mécanique de l’eau lors des soins, ainsi que sur les propriétés de l’eau de la source utilisée.

 

Les cures thermales médicalisées (ce ne sont pas des séjours de « remise en forme ») sont remboursées, en partie, par l’Assurance Maladie.

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cancer du sein et cure thermale

 

Sur les cures thermales, le lymphœdème et l’achat de la prothèse externe, vous trouverez plusieurs développements dans mon livre Mieux vivre le cancer : La Bible.

 

4.- Le sport et exercices contre le lymphœdème

Contre le phénomène du gros-bras, intégrer de nouvelles pratiques à son hygiène de vie peut s’avérer d’un fort soulagement.

Sans contre-indication, l’idéal est d’aller à la piscine de nager sur le dos, bras le long du corps. Des exercices d’aquagym peuvent également être très bénéfiques.

Votre kiné pourra vous conseiller de faire tous les matins, ou tous les soirs, des exercices à faire à la maison.

En complément, il y a cette vidéo du CHU de Montréal que je trouve très bien faite :

 

 

Par ailleurs, il y a des sports comme le dragon-boat très populaires après un cancer du sein.

Toutes ces pistes ne vous conviendront pas forcément pour soigner le lymphoedème du bras ; mais il suffit d’en trouver une qui vous convienne bien et qui vous soulage durablement.

De plus, plusieurs études scientifiques tendent à démontrer qu’avoir une activité physique régulière baisse le risque de rechute. Du coup, intégrer de nouvelles activités à son quotidien soulage le présent et minimise les risques pour l’avenir. Autrement dit, il n’y a que du bénéfice à faire du sport et des exercices.

 

Tatouage après la chirurgie du sein

Il suffit de faire un tour sur internet en recherchant des informations sur le cancer du sein pour voir surgir pléthore de photos de  femme ayant choisi de se faire tatouer la peau après les traitements contre le cancer du sein. C’est à la mode, en quelque sorte.

Les raisons de cet engouement sont nombreuses et peu uniformes : volonté de masquer les cicatrices après les chirurgies, valoriser un corps très éprouvé par les traitements du cancer du sein, se sentir plus forte en effaçant les stigmates de la maladie.

Sur ces nouvelles pratiques, qui lient tatouage et cancer du sein, je pense que si la personne veut le faire, elle ne doit pas le faire sur un coup de tête et se laisser un temps de réflexion pour être sûre de faire le bon choix. Après tout, un tatouage c’est pour toute la vie. Mieux vaut faire son choix en toute connaissance de cause.

 

Cancer du sein soigné par radiothérapie

Les rayons X ont été découverts, par hasard, par Conrad Röntgen en 1895. Il sera prix Nobel de physique en 1901. Pierre et Marie Curie avec Becquerel, vont découvrir, quelques années plus tard, la radioactivité.

En médecine, les rayons ont deux applications :

– le diagnostic grâce aux radiographies,

– les traitements avec la radiothérapie. Elle peut être externe ou interne (curiethérapie). Le traitement du cancer par radiothérapie est utilisé dans 70 % des cas.

Ainsi, dans les traitements du cancer du sein, les rayons vont être localisés sur la zone où se trouvent les cellules cancéreuses à détruire.

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cancer du sein et radiothérapie

 

Dans le cas d’un cancer du sein, la radiothérapie est souvent utilisée en complément de la chirurgie.

Quand la radiothérapie est externe, les séances se font en hôpital de jour (ambulatoire), plusieurs jours de suite. La séance de radiation est courte (une dizaine de minutes), mais le temps d’attente, de préparation est beaucoup plus long, ce qui occasionne beaucoup de fatigue.

 

Quand la radiothérapie est interne, des cathéters sont placés dans le sein. Cette opération se fait généralement sous anesthésie générale.

Il existe trois types de curiethérapie du sein :

– la curiethérapie à haut débit de dose : elle se fait souvent en ambulatoire,

– la curiethérapie à bas débit de dose continu : une hospitalisation est nécessaire. Sa durée varie en fonction de la dose à administration. L’hospitalisation dure souvent moins de 5 jours. Dans ce traitement, les visites des proches sont difficiles à organiser car elles doivent respecter un protocole strict.

– la curiethérapie à bas débit pulsé.

 

Une fois le traitement du sein par curiethérapie terminé, le retrait des cathéters se fait par le chirurgien.

 

Les effets secondaires de la radiothérapie du cancer du sein

La radiothérapie a des effets secondaires de deux sortes : ceux qui apparaissent immédiatement après les traitements et ceux qui apparaissent à distance. Ils peuvent avoir des répercussions différentes en fonction de la zone traitée.

Les effets secondaires les plus fréquents de la radiothérapie du sein sont :

– des rougeurs sur la peau (privilégiez les savons doux ou surgras, évitez les frottements avec les vêtements ou lors du séchage,),

– un gonflement du sein (œdème),

– une fatigue importante,

– un lymphœdème du bras (comme pour la chirurgie),

– une modification esthétique du sein,

– des difficultés pour bouger le bras, l’épaule.

 

Chimiothérapie pour guérir d’un cancer du sein

Le pouvoir de la chimiothérapie a été découvert par hasard par l’étude de l’effet du gaz moutarde (nitrate) sur la production des cellules de la moelle osseuse, durant la Seconde Guerre mondiale.

Depuis cette découverte initiale, de nombreux médicaments de chimiothérapie ont été commercialisés.

Contre le cancer du sein, la chimiothérapie peut répondre à plusieurs objectifs :

– réduire la taille de la tumeur,

– éradiquer toutes les cellules cancéreuses (traitement global / systémique par opposition aux traitements localisés comme la chirurgie ou la radiothérapie) et réduire le risque de récidive,

– freiner la progression du cancer.

 

La chimiothérapie peut être administrée sous différente forme. En cas de chimiothérapie par intraveineuse, une chambre implantable (PAC) est nécessaire. Ce dispositif va permettre de préserver les veines du réseau veineux superficiel, en injectant les produits dans un gros vaisseau (veine cave, par exemple).

À titre d’exemple, trois médicaments de chimiothérapie fréquemment utilisés en intraveineuse contre le cancer du sein sont le Taxotère, la doxorubicine, le Taxol, l’éribuline.

 

En fonction de la situation médicale du patient, plusieurs protocoles de soins peuvent être envisagés. Ce sont, par exemple, le AC-T, le FAC, le FEC qui contient du 5-Fu (se renseigner sur le test du DPD avant tout traitement par fluorouracil).

Les protocoles de soins sont des normes de traitements internationales. Ces thérapies associent plusieurs molécules anticancéreuses.

 

Chimiothérapie du cancer du sein et effets secondaires

Comme tous traitements, la chimiothérapie a des effets secondaires. La nature des effets indésirables dépend des médicaments utilisés. Ainsi, je n’évoquerai ici ceux qui sont les plus courants.

Les effets secondaires de la chimiothérapie du sein :

– l’alopécie (chute des cheveux). C’est souvent l’effet secondaire le plus marquant. Les cheveux mettent entre 1 à trois semaines pour tomber et quand ils le font, cela est massif. Il vaut mieux se préparer avant pour éviter de vivre ce « choc » comme je l’explique plus en détail dans mon livre Mieux vivre le cancer : La Bible. Par ailleurs, sachez que la perruque n’est pas le seul choix dont vous disposez. Il y a plusieurs alternatives qui peuvent être très satisfaisantes. Moi-même, je n’ai jamais porté de perruque.

 

cheveux-foulard-cancer

Chimiothérapie et alopécie

– une baisse importante des barrières immunitaires (aplasie). Pour éviter les infections, il faut mettre en place une série de mesures d’hygiène à la maison (à faire vous-même ou à déléguer).

– une fatigue très importante.

– des nausées, des vomissements, une perte d’appétit.

– des périodes de diarrhée, de constipation.

– des aphtes.

 

Les effets secondaires de la chimiothérapie d’un cancer du sein peuvent être nombreux, massifs. Cependant, il existe des moyens de les atténuer. Votre équipe médicale peut vous aider dans ce sens en vous proposant soit des traitements, soit des soins de support qui aident beaucoup.

En complément, pour chaque effet secondaire, je détaille dans mon livre Mieux vivre le cancer : La Bible, les moyens et astuces qui permettent d’être soulagé.

Mon livre est un guide pratique unique pour les personnes malades et leurs proches. Il est disponible sur Amazon (format papier) :

 


 

 

Ou en téléchargement immédiat (format numérique) :

 

 

 

L’hormonothérapie

Les cancers du sein sont classés en deux catégories :

– les hormono-dépendants, qui répondent généralement bien à un traitement hormonal car la tumeur dispose de récepteurs spécifiques.

– les hormono-indépendants qui ne possèdent pas de récepteur et pour lesquels l’hormonothérapie n’aura pas d’effet.

Le traitement du cancer par hormonothérapie a été développé par le Docteur canadien Huggins, qui exercera aux États-Unis. Ces premiers travaux vont concerner le cancer de la prostate qui peut aussi être hormono-dépendant.

Son collègue, le Docteur Jensen, va poursuivre ses recherches en appliquant ces découvertes aux cancers du sein.

 

L’hormonothérapie est un traitement qui peut avoir plusieurs déclinaisons :

– Par la chirurgie, en retirant les organes qui produisent certaines hormones (comme les ovaires),

– Par des molécules (médicaments).

 

Le tamoxifène, très utilisé contre le cancer du sein, est un médicament d’hormonothérapie comme le Femara.

L’hormonothérapie va avoir plusieurs objectifs :

– réduire la propagation du cancer du sein,

– réduire la taille de la tumeur,

– limiter le risque de récidive,

– agir sur la douleur d’un cancer avec des métastases.

 

 

Hormonothérapie du cancer du sein et effet secondaire

Comme pour la chimiothérapie, l’hormonothérapie du cancer du sein a des effets secondaires dont la nature et l’intensité varient fortement entre les personnes.

Les effets indésirables de l’hormonothérapie comme traitement du cancer du sein sont :

– ménopause induite par les traitements d’hormonothérapie,

– prise de poids,

– troubles digestifs (diarrhée, constipation),

– Difficultés à s’alimenter (nausées, perte d’appétit),

– alopécie partielle (chute, amincissement des cheveux),

– trouble de la fertilité.

 

Comme pour la chimiothérapie, votre équipe soignante peut vous soutenir face aux effets indésirables de l’hormonothérapie. Vous trouverez également des développements dans mon livre Mieux vivre le cancer : La Bible.

 

 

Thérapies ciblées et traitement du cancer du sein

Les thérapies ciblées ont une action anticancéreuse car elles vont s’attaquer à un comportement spécifique de la cellule cancéreuse pour la détruire. Elles font partie des nouveaux traitements contre le cancer.

 

Les thérapies ciblées sont souvent présentées comme un espoir pour soigner les cancers et notamment le cancer du sein.

 

Les thérapies ciblées contre le cancer du sein ont pour objectif :

– de limiter le risque de récidive,

– de bloquer le développement du cancer du sein présent,

– d’être un traitement quand les autres thérapies ne répondent plus positivement.

 

Les médicaments utilisés dans le cadre du traitement du cancer du sein par les thérapies ciblées peuvent être : le trastuzumab (herceptin®), le bévacizumab (Avastin®), le lapatinib (Tyverb®), l’Evérilimus (Afinitor®).

Pour information sur ces traitements ciblés contre le cancer du sein, les Docteurs Nicole et Gérard Delépine considèrent dans leur livre Médicaments anti-cancer peu efficaces souvent toxiques et hors de prix paru aux éditions Michalon que les bénéfices de l’évérilimus, le bévacizumab et le lapatinib par rapport à leur toxicité sont peu concluants, voire négatifs.

Comme vous le savez si vous me suivez via ma newsletter, je ne suis pas médecin. Cependant, il est sans doute utile de lire ces développements et d’en parler à votre oncologue pour avoir l’éclairage le plus précis possible sur les traitements proposés pour soigner votre cancer au sein.

 

Thérapies ciblées du cancer du sein et effets secondaires

Les effets secondaires les plus communs des thérapies ciblées contre le cancer du sein sont :

– de la fatigue,

– des maux de tête,

– une perte d’appétit, des nausées et des vomissements,

– des troubles cutanés (démangeaisons, sécheresse),

– des troubles digestifs (diarrhée, vomissement),

 

Les essais cliniques

En fonction de votre situation médicale et de la réponse au traitement contre le cancer du sein, une participation à des essais cliniques peut être envisagée.

Ces essais sont des « tests » pour connaître les effets de nouvelles molécules sur la maladie. Ils permettent également d’évaluer les effets secondaires et la toxicité des nouvelles molécules pas encore mise sur le marché.

Si vous êtes intéressé, il existe un registre des essais cliniques en cours ou futurs mis à jour par l’INCa.

Avant de faire le choix d’intégrer ou pas un essai clinique, prenez le temps de la réflexion. C’est une décision importante. Votre consentement doit être éclairé. Ainsi, vous devez avoir une information parfaite (orale et écrite) sur l’essai à intégrer. Cela suppose que l’information donnée soit compréhensible à une personne qui n’est ni scientifique ni médecin.

 

Au niveau juridique, les textes de loi encadrant la pratique des essais cliniques sont :

– la loi n° 2012-300 du 5 mars 2012 relative aux recherches impliquant la personne humaine

– l’ordonnance n° 2016-800 du 16 juin 2016 relative aux recherches impliquant la personne humaine

– le décret n° 2016-1537 du 16 novembre 2016 relatif aux recherches impliquant la personne humaine

– l’arrêté du 2 décembre 2016 fixant la liste des recherches mentionnées au 2° de l’article L.1121-1 du code de la santé publique.

 

En cas d’interrogation sur l’application de ces textes, un juriste spécialisé en droit de la Santé (à la Ligue contre le cancer par exemple, avec le service Aidéa), pourra vous aider.

 

Traitements du cancer du sein et douleur

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Cancer : savoir mesurer sa douleur

Les actions contre la douleur provoquée par les traitements du cancer du sein ou par la maladie elle-même doivent être une priorité.

À mon sens, il y a encore beaucoup de progrès à faire en la matière, notamment en utilisant des molécules comme celles du cannabis thérapeutique très difficile d’accès en France.

Pour lutter contre la douleur (physique) du cancer du sein, votre équipe soignante vous demandera de mesurer votre douleur sur une échelle de 1 à 10 comme sur la photo ci-dessus.

 

Par ailleurs, les centres de luttes contre la douleur peuvent également être une bonne ressource pour une prise en charge de qualité.

 

Les approches complémentaires comme l’acuponcture, l’auriculothérapie, l’hypnose, la sophrologie peuvent également être une aide comme je l’explique dans mon livre.

 

 

Crédits photos de l’article sur les traitements du cancer du sein : © Axel Kock – Fotolia.com, thérapie sein © animaflora – Fotolia.com , présentation traitement sein : © Chinnapong – Fotolia.com, prothese externe  © Aarrttuurr – Fotolia.com ; lingerie : © Voyagerix – Fotolia.com ; prothese sein : © adrenalinapura – Fotolia.com, drainage manuel lymphatique © Mercedes Fittipaldi – Fotolia.com ; cure thermale lymphoedeme : © Kurhan – Fotolia.com ; alopécie : © artush – Fotolia.com, douleur mesure : © RFBSIP – Fotolia.com

 

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