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Cancer du sein et soins de support

 

Environ 60 % des malades du cancer font appel aux médecines complémentaires pour soulager les effets secondaires des traitements conventionnels du cancer du sein (chirurgie du sein, chimiothérapie, hormonothérapie, radiothérapie, …) mais aussi de stimuler les défenses immunitaires.

Je parle largement des solutions aux effets secondaires des thérapies et des techniques complémentaires qui aident à vivre les traitements contre le cancer dans mon livre de référence : Mieux vivre le cancer : La Bible.

Dans les lignes qui suivent, je vous propose une synthèse qui concerne précisément la manière de vivre un cancer du sein et ses traitements.

 

Ici, je parle des thérapies complémentaires, des soins de support et non des médecines alternatives qui veulent se substituer à la médecine conventionnelle. À mon sens, nous avons la chance, en France, d’avoir un accès aux soins de manière aussi facile (même si cela s’est largement dégradé depuis quelques années). Pour moi, il faut prendre ce que la médecine peut offrir de meilleur pour mettre ses pas sur le chemin de la guérison. Ce n’est pas simple (la vie ne l’est pas), mais rappelons-nous que chez nos cousins américains, le coût des traitements contre le cancer est une des premières causes de faillite personnelle. En France, la prise en charge à 100 % est une véritable manifestation de la solidarité nationale.

 

Mais revenons à notre sujet en cas de cancer du sein, voici les approches complémentaires qui valent la peine d’être réfléchies pour alléger la pénibilité des traitements.

 

Le sport et cancer du sein est une approche complémentaire essentielle

S’il y a une approche complémentaire aux traitements du cancer du sein qui fait consensus, c’est bien le « sport ».

Il ne s’agit pas de médecine à proprement parlé, mais d’une technique qui a la vertu de prévenir l’apparition d’un cancer du sein, de réduire le risque de rechute, et d’atténuer les effets secondaires des traitements.

Au niveau du « meilleur des sports » à faire contre le cancer, il n’y a pas de solution universelle ce qui laisse une belle offre aux patients.

Outre les contre-indications possibles en fonction des traitements et dont que vous devrez connaître, il y a plusieurs écoles qui suscite un bel engouement.

Tout d’abord, le yoga, et notamment la pratique qui intègre la méditation de pleine conscience aux exercices. Une étude faite par l’Université de Rochester nommée Yocas ® (acronyme de Yoga for Cancer Survivors) publiée en 2010 et confirmée depuis, démontre qu’une pratique régulière de yoga permet d’avoir des effets bénéfiques sur le sommeil (insomnie et qualité) et la fatigue. L’avantage est supérieur à la prise de somnifère.

 

Voici une vidéo de yoga « spéciale cancer du sein » faite par Valérie MALLET, professeure de Yoga et ancienne patiente du cancer du sein :

 

Concernant les séances de yoga à l’hôpital, l’hôpital Saint Louis, à Paris, en propose dans son service de cancérologie pour les personnes atteinte d’un cancer du sein.

 

Ensuite, il y a tous les sports que vous aimez : marche, natation (après cicatrisation complète), Taï-Chi, danse.

 

Enfin, il y a les exercices et sports conçus pour les personnes malades du cancer du sein en rémission. C’est notamment le cas du dragon-boat, qui est un sport à pagaie.

 

Homéopathie et cancer du sein

La France et l’Inde sont les deux seuls pays où l’homéopathie a un large succès. Dans notre pays, elle est de moins en moins remboursée.

Le « pouvoir » des petites granules divise. Des études affirment que ses bénéfices ne sont pas supérieurs à celui de l’effet placebo. De leurs côtés, les patients soutiennent que pour lutter contre les nausées, les vomissements, la fatigue, l’homéopathie les aide sans conteste.

Personnellement, j’aurais tendance à dire qu’effet placébo ou pas, c’est le bénéfice qu’en tire la personne malade qui prime. J’ai lu beaucoup de livre sur le sujet « homéopathie et cancer » et le seul que j’ai vraiment trouvé très bien fait est celui du Docteur Jean-Lionel BAGOT publié aux éditions UNIMEDICA.

Dans ce livre, concernant l’homéopathie et le cancer du sein, il y a notamment des développements sur les traitements de support en fonction de la chimiothérapie (FEC, docetaxel, paclitaxel, …), des thérapies ciblées (erlotinib, gefitinib, …), de l’hormonothérapie prescrite.

L’ouvrage est très complet et c’est le seul que j’ai trouvé réellement sérieux sur le sujet.

 

Acuponcture et effets secondaires des traitements du cancer du sein

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Cancer du sein et acuponcture

L’acuponcture est un traitement qui est une des branches de la très vaste médecine chinoise traditionnelle. Son principe repose sur la circulation de la force vitale (le « QI ») qui va être débloquée par l’activation des « points » qui parsèment les méridiens.

Pour cela sont utilisées les fameuses aiguilles ou les moxas (bâtons à combustion lente).

 

Pour lutter contre les effets secondaires des traitements du cancer du sein comme la radiothérapie, la chimiothérapie ou l’hormonothérapie qui peuvent donner de la nausée, de la fatigue, des douleurs, des troubles digestifs (constipation / diarrhée) l’acuponcture a de réels bénéfices. Comme je le détaille dans mon guide pratique Mieux vivre le cancer : La Bible, dans la fiche consacrée à l’acuponcture, plusieurs hôpitaux ont ouvert des consultations d’acuponcture.

 

Si cette spécialité médicale n’est pas proposée dans votre service d’oncologie, pour connaître des médecins acuponcteurs, vous pouvez demander des références à votre oncologue, vous rapprocher des associations comme Vivre Avec ou « activer » le bouche-à-oreille qui est, généralement très efficace. Pour choisir son praticien, il est important (pour moi) d’aller chez un médecin diplômé avec une hygiène de son cabinet irréprochable utilisant des aiguilles jetables notamment, pour éviter le risque d’infection. Les patients suivis pour un cancer sont affaiblis, il faut mettre en place toutes les mesures pour éviter les complications.

 

Auriculothérapie

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Auriculothérapie

L’auriculothérapie est un traitement local, qui utilise des aiguilles comme l’acuponcture, mais qui est en fait très différent. Elle ne stimule pas les méridiens, mais les points réflexes de l’oreille qui sont le « miroir » de chaque organe.

Cette discipline a été fondée par le docteur Paul NOGIER dans les années 1950. Elle est reconnue comme technique médicale par l’Organisation mondiale de la Santé depuis 1987.

Dans le cas des effets secondaires des traitements du cancer, et plus particulièrement du cancer du sein, l’auriculothérapie est reconnue pour être efficace sur les douleurs neuropathiques. À titre d’exemple, le centre Unicancer Gustave Roussy de Villejuif a intégré l’auriculothérapie dans son centre antidouleur.

 

Jeûne et cancer du sein

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Cancer du sein et jeûne

Le jeûne pour soulager les effets secondaires des traitements contre le cancer du sein (et toutes les autres formes de cancer), notamment la chimiothérapie du cancer du sein, est un sujet qui fait là aussi l’objet de nombreuses controverses. La principale raison est le risque accru de dénutrition qui peut avoir des conséquences gravissimes pour les patientes.

Mais il est courant d’entendre que le jeûne à aider les patientes à limiter les nausées, la fatigue et les autres effets secondaires.

Comme je l’indique dans mon livre Mieux vivre le cancer : La Bible, si vous souhaitez jeûner, il faut avertir votre oncologue et avoir un accompagnement médical tout au long de votre démarche.

Il vous faudra connaître les points d’alerte et savoir comment agir si vous les constatez.

 

La phytothérapie et « médecine » des plantes

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Plantes et cancer du sein

Comme je le dis souvent (et comme disait ma grand-mère) « prudence est mère de sureté ». Ainsi, avant de se lancer dans la consommation de plantes « anti » quelque chose (anticancer, anti-nausées, anti-diarrhée, …), il faut avoir le feu vert de votre médecin.

En effet, les interactions des plantes ou compléments alimentaires et les médicaments contre le cancer sont un risque bien réel.

Par exemple, le jus de pamplemousse (et d’autres agrumes) est contre-indiqué avec certaines traitements du cancer du sein et autres formes de tumeurs. Avant le début des traitements, il vous faudra avoir une information claire à ce sujet de la part de votre équipe soignante.

Sur les liens entre les plantes et les effets sur le cancer, il y a un site About Herbs (exclusivement anglophone) et très bien fait qui répertorie les bénéfices et la toxicité des plantes, ainsi que leurs interactions sur les médicaments.

 

 

En conclusion à cet article « médecines complémentaires et cancer du sein », l’idéal est de pouvoir échanger à ce propos avec votre oncologue. Parfois, l’accueil est très froid… ce qui n’aide pas le patient qui recherche des solutions. D’autres fois, les réponses sont plus constructives et vont proposer soit des solutions à l’intérieur de l’hôpital (ce qui est idéal), soit des ressources et des adresses à l’extérieur de l’hôpital.

Pour les patientes, le tout est de faire son chemin, en limitant les risques, et en bénéficiant des avantages de différentes techniques.

 

Hypnose et un cancer du sein

L’hypnose, en médecine a de nombreuses applications. On est très loin des phénomènes de foire que l’on retrouve dans les spectacles d’un goût douteux et dans les émissions de télévision qui ressemblent plus à un cirque lamentable.

Certains médecins urgentistes utilisent l’hypnose pour gérer la douleur de leur patient.

D’autres se servent de l’hypnosédation pour éviter une anesthésie générale lors d’une chirurgie d’un cancer du sein. C’est le cas, par exemple, à l’hôpital Curie à Paris.

D’autres encore, utilisent l’hypnose pour gérer les angoisses et l’anxiété que tous les malades peuvent ressentir, surtout lors de traitements lourds.

A mon sens, cette discipline gagnerait à être véritablement connue et diffuser pour améliorer la vie des patients. D’ailleurs, une fiche de mon livre Mieux le cancer : la Bible, disponible Amazon est consacrée aux apports de l’hypnose dans les traitements du cancer.

 

 

En complément à cet article, vous pouvez consulter la page de Santémagazine que je trouve intéressante.

Par ailleurs, si vous avez testé des soins de support et des médecines complémentaires, n’hésitez pas à partager votre expérience en laissant un commentaire à la fin de cette page.

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