Comment savoir si un cancer est généralisé ?

On dit qu’un cancer est généralisé quand les cellules tumorales sont présentes dans plusieurs autres organes que l’organe malade initialement (site primitif du cancer).

La particularité de la maladie cancéreuse, ce qui fait du cancer une maladie si grave, c’est justement la capacité des cellules cancéreuses à se disperser dans le corps.

 

Schématiquement, malgré quelques particularités spécifiques, le cancer a 4 stades d’évolution. Le premier stade correspond à une tumeur de petite taille et localisée. Au stade deux, la tumeur est plus grosse, mais toujours localisée. Au stade 3, le cancer est présent dans les tissus voisins de l’organe malade. Le stade 4 indique la présence de métastases.

 

Seulement comment détecter un cancer de stade 4 ?

 

Voici comment savoir si un cancer est généralisé, du point de vue du patient.

N’hésitez pas à reprendre ces éléments pour en discuter avec vos médecins. J’ai fait ce site et écrit mon livre Mieux vivre le cancer : La Bible, pour pouvoir donner un maximum d’informations pratiques aux personnes malades et leurs proches. Établir une relation constructive, un dialogue simple et efficace avec ses médecins fait partie des moyens d’être acteur de son traitement du cancer.

 

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Reconnaître un cancer généralisé du point de vue du patient

 

 

Sommaire de l’article sur la détection d’un cancer généralisé :

Quels examens pour un cancer généralisé ?

Quels sont les signes d’un cancer généralisé ?

Conseils de patient face à un cancer généralisé

 

 

Les examens qui permettent de dire si un cancer est généralisé

Comme nous l’avons vu, un cancer généralisé indique la présence de cancers secondaires, donc de métastases.

Avant de poursuivre, voici une présentation et définition d’une métastase faite par le Docteur Kierzek :

Pour savoir comment diagnostiquer un cancer, mais aussi pour connaître son stade d’évolution, il y a tous les examens et actes d’imagerie disponibles à ce jour.

Ce sont les mêmes examens que ceux du diagnostic du cancer. Leur objectif sera différent dans un contexte de diagnostic déjà établi.

Ainsi, le scanner qui permet de voir en très peu de temps, l’ensemble d’un tronc (abdomen, ventre, poitrine) est un examen très important dans le diagnostic du cancer et son suivi.

Passer une scintigraphie osseuse permet, quant à elle, de déterminer la présence d’éventuelles métastases sur les os et le cartilage.

Une IRM permet de constater l’étendue d’une lésion (autrement dit d’un cancer quand le diagnostic est confirmé).

 

Par ailleurs, d’autres types d’examens peuvent donner des éléments sur la progression du cancer. Ainsi, le taux des marqueurs tumoraux (connu avec une prise de sang) peut également donner des indications sur l’évolution du cancer. C’est également le cas pour les enzymes comme le LDH ou la CRP.

 

La biopsie d’un cancer, elle, permet de déterminer la nature cancéreuse (ou pas) des cellules prélevées. Elle permet aussi de déterminer le grade du cancer, donc son agressivité. Seule, la biopsie ne permet pas de déterminer le stade de développement du cancer. Ce prélèvement de tissu et leur étude par un anatomopathologiste n’en restent pas moins essentiels dans le parcours de la personne malade.

 

Les signes d’un cancer généralisé et effets secondaires

Comme je le dis souvent, le cancer est une maladie pernicieuse.

Savoir reconnaître les signes et symptômes du cancer est difficile.

 

Dans le cas d’un cancer généralisé, les signes et symptômes sont plus présents et ne peuvent plus « passer inaperçus » comme cela peut être le cas au début du cancer.

Voici les principaux. Il peut y avoir beaucoup d’autres, comme vous le diront vos médecins.

 

La perte de poids sans cause apparente

C’est très clairement le cas d’une perte de poids sans raison établie.

Les personnes souffrant d’un cancer avancé n’ont plus envie de manger. La dénutrition est une problématique majeure pour les personnes malades du cancer. Comme je l’explique dans mon livre, même si les solutions miracles n’existent pas, il y a tout de même des moyens pour éviter la dénutrition durant les traitements du cancer. Ou la limiter en tout cas.

De plus, un accompagnement spécifique par un médecin nutritionniste ou une diététicienne peut également se mettre en place pour éviter une perte de poids trop importante.

Cela étant, la perte de poids en phase terminale du cancer est un des signes très fréquents.

 

La fatigue extrême et le cancer généralisé

Le cancer en lui-même et les traitements pour le combattre vont provoquer une grande fatigue.

Cela fait partie des effets secondaires très classiques des personnes malades du cancer.

Dans le cas de la phase terminale du cancer, l’énergie s’étiole de plus en plus. La personne malade n’a plus le ressort nécessaire pour faire des choses, même des actes simples relevant de la vie quotidienne.

Les périodes de somnolence sont plus fréquentes.

 

La déshydratation

Tout comme la perte d’appétit, la personne malade d’un cancer généralisé peut perdre, petit à petit le réflexe de boire et être déshydratée.

Par ailleurs, des difficultés à la déglutition peuvent survenir.  Dans ce cas, il faut se rapprocher de son équipe soignante pour savoir comment faciliter la prise de boisson. Sur ce point, l’eau pétillante ou de l’eau gélifiée peuvent être des aides. La personne malade devra se rapprocher de l’équipe soignante pour savoir comment utiliser ces ressources en limitant le risque de fausse route.

 

Que faire face à un cancer généralisé ?

À mon sens, pour savoir quoi faire face à un cancer généralisé, il faut tout d’abord poser les choses.

En premier lieu, il faut contacter son équipe soignante pour savoir :

  • Comment prévenir la douleur. Les équipes des soins palliatifs sont là pour proposer un accompagnement sur ce point.
  • Quelles sont les possibilités de traitements existantes: avez-vous pensé à demander un second avis auprès d’un centre de traitement de référence du cancer ? Vous êtes-vous renseigné sur les essais thérapeutiques en cours ? A titre d’exemple, l’introduction du platine a totalement bouleversé le pronostic des tumeurs germinales (comme le cancer des testicules). Ce type de « révolution » en médecine est rare, mais arrive. Et c’est l’objet des essais thérapeutiques de déterminer les traitements du futur.

 

En second lieu, une personne malade d’un cancer généralisé doit réfléchir à ses perspectives propres.

Personne ne peut savoir combien de temps il reste à vivre. Mais tout le monde sait que la vie va se terminer un jour.

Ainsi, quelle est la priorité numéro un à faire pour profiter de la vie, autant que faire se peut, jusqu’au bout ?

Il n’y a pas de réponse universelle à cette question. Mais il me semble important, dans ces moments, de se recentrer sur soi et de savoir comment :

Rajouter de la vie aux jours quand on ne peut plus rajouter des jours à la vie

Selon la formule de Jean Bernard

 

 

Crédit photo sur la détection d’un cancer généralisé : pixabay .com/fr/users/Free-Photos-242387/ – pixabay. com/fr/users/PublicDomainPictures-14/

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