Phase terminale et cancer généralisé : comment faire face ?

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 phase terminale et cancer généralisé

 

Si les traitements contre le cancer ont fait d’incroyables progrès en 50 ans, cette maladie rappelle aux malades et à ses proches que nous sommes tous mortels. Ce rappel, cruel, est aigu en phase terminale, quand le cancer est généralisé et que la réponse thérapeutique a failli.

La littérature médicale rapporte des faits de guérisons « incroyables », « miraculeuses », « inespérées ». Pour ce simple fait, comme le souligne Anne ANCELIN dans son livre Vouloir Guérir ou dans celui de luc BODIN Quand le cancer disparaît, il ne faut jamais cesser d’espérer. Mais quand l’espoir devient plus faible, savoir s’organiser permet de gagner une certaine sérénité.

Être malade d’un cancer généralisé en phase terminale

Continuer d’espérer ne doit pas être synonyme d’aveuglement. La peur de la mort est universelle. Envisager sa propre fin peut-être d’une très grande violence, mais fait partie de la vie. Et chacun devra vivre cette étape.

Anticiper cette fin peut aider à mieux faire face. Voici quelques éléments qui peuvent vous y aider :

  • Rapprochez-vous d’un service de soins palliatifs de qualité et d’un algologue (spécialiste du traitement contre la douleur) pour connaître leurs conditions de prise en charge,
  • Regardez le documentaire sur Arte Cancer : la piste oubliée et lire le livre de Laurent SCHWART Cancer, un traitement simple et non toxique. Personnellement, je ne suis pas médecin, mais je me dis qu’en cas d‘impasse thérapeutique, peut-être que les pistes lancées par ce chercheur ne sont pas dénuées d’intérêt,
  • Si vous avez des volontés particulières concernant votre fin de vie (quand arrêter les traitements par exemple), écrivez vos directives anticipées clairement et remettez ces volontés à une personne de confiance et à votre service d’oncologie pour qu’elles soient intégrées à votre dossier médical. Voici le formulaire « légal » pour le faire. La personne de confiance sera « chargée » de les faire respecter en cas de besoin, si vous ne pouvez pas le faire vous-même.
  • Si vous avez des souhaits particuliers concernant les funérailles, consignez-les également par écrit et transmettez-les aussi à une personne de confiance, pas forcément la même. Vos proches ne savent pas forcément comment et où vous souhaitez être enterré, par exemple, même si cela vous paraît évident.
  • Faîtes le tour de vos garanties, assurances (personnelles, professionnelles) et de vos comptes bancaires (placements financiers, comptes courants, …) pour connaître leurs dispositions et bien vous assurer que tout reviendra bien à qui de droit. Énormément d’argent dort sur des comptes bancaires suite au décès de leur titulaire au mépris des héritiers potentiels et au grand « bonheur » des banques et assureurs. Transmettez au besoin une fiche récapitulative de tous les organismes à contacter en cas de décès à votre conjoint par exemple.
  • Assurez-vous que vous ne laisserez pas de proches dans le besoin. C’est souvent le cas du conjoint « oublié », d’un enfant parfois illégitime, …
  • Si vous avez un animal de compagnie, assurez-vous qu’il sera bien traité, avec des personnes de confiance.
  • Si vous souhaitez faire un legs pour une cause qui vous tient à cœur, c’est le moment de vous renseigner sur les modalités de mise en œuvre.
  • Mettez de l’ordre dans vos affaires : si vous souhaitez régler un conflit lointain, vous rapprocher d’un ancien proche, il convient sans doute de le faire, pour ne rien regretter.
  • Si vous le souhaitez, rapprochez-vous de la chapelle de votre choix, d’une personnalité religieuse. Un accompagnement spirituel est souvent un facteur d’apaisement.
  • Faire un bilan géobiologique de sa maison : Cette proposition n’est pas forcément farfelue et est issue de la lecture du magazine n° 28 (automne 2015) du magazine Inexploré. A la page 68, un entretien avec Alain de Luzan (ingénieur, géobiologue, et fondateur de Géobios) rapporte le cas d’une femme, malade d’un cancer du sein métastasé, qui a demandé une expertise géobiologique. Manifestement, ça lui a porté bonheur – ou cela a été positif – car elle est toujours en contact avec M. De Luzan, malgré un pronostic initial très sombre, 22 ans après. A la lecture de cet article, je ne sais pas si ce cas est duplicable ou totalement isolé ou même si la rémission du cancer a un quelconque rapport avec ce bilan géobiologique… mais ça vaut peut-être la peine de se renseigner.
  • Si vous êtes catholique (ou pas), vous pouvez vous renseigner sur les actions de l’Association Lourdes Cancer Espérance qui soutient les personnes malades du cancer, dont Pierre Lunel, professeur d’université, parle dans son livre sur Lourdes.
  • Avoir des lectures qui donnent des perspectives : Certains scientifiques ont tenté de prouver que la vie après la mort n’était pas forcément une chimère. Le livre Expériences extraordinaires – Le Manuel clinique de Stéphane ALLIX est intéressant à cet égard ; tout comme son livre Le test : Une expérience inouïe, la preuve de l’après-vie ? sorti en septembre 2015,
  • N’oubliez pas de vous faire plaisir :  Si vous en avez la capacité et que votre grand plus grand rêve est d’aller dans un très grand restaurant, voir le soleil se coucher sur la mer une dernière fois, retourner dans la région de votre enfance, ce serait dommage de ne pas réaliser cette volonté, Pour reprendre les mots du professeur Jean Bernard :

    «Il faut ajouter de la vie aux jours, lorsqu’on ne peut plus ajouter de jours à la vie»

  • Le magazine Zone interdite, sur la chaine M6, a diffusé un documentaire courageux sur le droit à mourir dans la dignité le 16 novembre 2014 avec le cas français et les modèles belge et suisse. La France a toujours une position totalement obscurantiste sur cette question.

 

Accompagner un proche malade d’un cancer généralisé en phase terminale

Savoir rester présent pour un proche qui doit affronter les conséquences ultimes de la maladie cancéreuse et la phase terminale est une chose très difficile.

Avoir une consultation de soutien avec un psychologue aguerri permet d’être mieux armé pour faire face. Il faut savoir être présent, sans être intrusif. L’équilibre n’est pas facile à tenir, pour personne. Les conseils de ce professionnel pourront vous aider à faire face.

Ne pas s’oublier est un critère essentiel : manger correctement, s’accorder des pauses, veiller à avoir un sommeil récupérateur sont des indispensables pour tenir.

Déléguer ce qui peut l’être et être présent pour l’essentiel est également important.

Si la personne malade souhaite que vous effectuiez certaines tâches (classiquement se renseigner sur les funérailles et les Pompes Funèbres) et que vous ne souhaitez pas le faire seul, ne le faites pas seul. Demander à un proche (famille, amis, voisins, parfois collègue) ou au malade lui-même s’il est en capacité physique et psychologique de le faire, de vous accompagner dans la démarche.

Au niveau des Pompes Funèbres, aussi paradoxal que cela puisse paraître dans un moment comme celui-ci, certains se comportent de manière immonde. Avoir plusieurs devis est une sage précaution pour ne pas se « faire avoir » et retenir des professionnels de grande qualité.

Si vous habitez à Paris, le service funéraire municipal est souvent perçu par les familles comme très respectueux, fait honneur à la profession et à l’humanité toute entière.

Licence photo : © Gudellaphoto – Fotolia.com

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