Carcinome : tout savoir sur ces tumeurs malignes

Les carcinomes

 

 

Parmi les tumeurs malignes, le carcinome est un cancer fréquent. Ce type de cellules tumorales est, en fait, un groupe de plusieurs cancers différents comme nous le verrons ci-après.

Ce cancer est parfois appelé épithélioma ou épithelium. C’est une tumeur dite solide.

Seuls des examens médicaux poussés (scanner, I.R.M., examen clinique, parfois prise de sang avec marqueurs…) et notamment la biopsie avec l’étude des tissus prélevés par un anatomopathologiste peuvent confirmer le diagnostic de cancer ou de tumeur bénigne.

Comme cela est décrit ci-après, les carcinomes peuvent toucher de multiples organes et tissus comme :

  • La peau,
  • Le sein,
  • Les poumons,
  • La thyroïde,
  • Les reins,
  • Le foie,
  • L’hypophyse,
  • Les ovaires.

Avant de poursuivre sur cet article, je tiens à souligner un élément et rappeler un historique. Cher lecteur, vous qui lisez ces lignes, il faut garder en mémoire que toutes les informations que vous trouverez sur internet sont à prendre comme telles. Elles ne remplacent en aucun cas les explications et analyses que pourront vous donner un médecin qui connaît votre dossier médical de A à Z. Si j’ai fait ce site et écrit mon livre Mieux vivre le cancer : La bible c’est justement pour donner le maximum d’informations aux personnes malades et à leurs proches pour qu’ils aient les outils pour vivre l’épreuve de la maladie grave le mieux possible. Autant que faire se peut. En effet, je suis convaincue qu’aider les personnes malades du cancer, c’est aussi leur donner des pistes, des astuces, des ressources, des indications pour mieux appréhender l’ensemble des conséquences que les traitements du cancer (carcinome ou pas), vont avoir sur leur vie.

Maintenant, passons à l’objet de cet article : le carcinome.

Les traitements du carcinome ?

Si vous ou un de vos proches, êtes malades d’un carcinome, sachez que seule une équipe pluridisciplinaire peut décider de votre traitement.

Cette équipe échange lors d’une réunion de concertation pluridisciplinaire (RCP) et se fonde, notamment, sur le type de tumeur diagnostiquée pour proposer une ou plusieurs thérapies.

Les traitements contre le cancer sont variés. Si leurs effets secondaires sont souvent pénibles et difficiles, sachez qu’il existe des moyens de mieux les vivre.

Carcinome et cancer de la peau

Parmi les tumeurs malignes de la peau, plusieurs types de carcinomes peuvent être diagnostiqués.

En excluant les mélanomes, ces formes de tumeurs représentent plus de 95 % des cancers de la peau.

Le carcinome basocellulaire et les tumeurs de la peau

Si le mélanome est exclu, ce type de cancer représente 3 tumeurs de la peau sur 4. Sa présence est fortement corrélée aux zones exposées au soleil, sans exclusivité cependant.

Ce type de cellules tumorales prend naissance dans la couche la plus profonde de l’épiderme, parmi les cellules basales.

Le carcinome basocellulaire comprend plusieurs sous-catégories, notamment :

  • Le carcinome basocellulaire nodulaire,
  • Le carcinome basocellulaire superficiel,
  • Le carcinome basocellulaire infiltrant,
  • Le carcinome basocellulaire morphéiforme aussi appelé sclérosant.

Le carcinome spinocellulaire et les cancers cutanés

En excluant le mélanome, le carcinome spinocellulaire représente 1 cancer de la peau sur 5.

Ces cellules tumorales malignes prennent naissance dans celles qui fabriquent de la kératine. Elles sont nommées les kératinocytes.

Comme le carcinome basocellulaire, il apparaît essentiellement dans les zones exposées au soleil. Il peut arriver que le carcinome spinocellulaire se propage aux ganglions lymphatiques.

Ce type de tumeurs de la peau regroupe :

  • les carcinomes spinocellulaires adénoïdes
  • et les carcinomes spinocellulaires desmoplastiques.

Le carcinome de Merkel, une forme rare de cancers de la peau

Le carcinome à cellules de Merkel fait partie de la catégorie des tumeurs neuro-endocrines.

Ce carcinome se développe le plus souvent chez les personnes de plus de 50 ans à la peau claire. À l’exclusion de mélanome, le carcinome de Merkel représente 1 % des cancers de la peau.

Cette tumeur prend naissance dans à la surface de la peau ou en dessous. Elle peut également se développer dans les follicules pileux.

Le carcinome et les tumeurs du sein

Il existe quatre formes de ce cancer du sein.

Cancer du sein et carcinome canalaire in situ

Ce type de tumeur se développe dans les cellules du revêtement des canaux mammaires. C’est un cancer non-infiltrant.

Ce carcinome est généralement repéré grâce à la mammographie. Il regroupe deux sous-catégories :

  • Le comédocarcinome,
  • Et le non-comédocarcinome (solide, cribriforme, papillaire et micropapillaire).

Le carcinome lobulaire in situ, une forme de cellule qui augmente le risque de cancer

Ces carcinomes ne sont pas vraiment considérés comme des tumeurs malignes. En revanche, ils sont pris en compte dans l’évaluation des risques d’apparition d’un cancer.

Autrement dit, la présence de ces cellules chez une patiente fait qu’elle aura plus de probabilités de développer un cancer du sein, sans déterminisme cependant.

C’est cette augmentation des probabilités qui poussent parfois l’équipe soignante à proposer une prise en charge thérapeutique.

Le carcinome canalaire infiltrant, le plus fréquent des cancers du sein envahissant

Il est aussi appelé adénocarcinome canalaire. Ces carcinomes mammaires représentent 8 cancers du sein infiltrant sur 10.

Ces tumeurs se développent dans les canaux mammaires et peuvent, également, se propager aux tissus voisins.

Plusieurs sous-types de carcinomes appartiennent à cette catégorie :

  • Le carcinome canalaire infiltrant non spécifique,
  • L’adénocarcinome à prédominance intracanalaire,
  • Les carcinomes colloïdes, aussi appelés muciteux qui évoluent lentement,
  • Les adénocarcinomes papillaires,
  • Les carcinomes tubuleux dont les récidives sont très rares,
  • Le carcinome médullaire,
  • L’adénocarcinome squirrheux qui est une tumeur agressive.

Les adénocarcinomes lobulaires infiltrant, une autre forme de cancer agressif

Cet adénocarcinome se propage rapidement aux tissus voisins. Son siège initial est les lobules du sein, présents dans les lobes et contenant de tubulo-alvéoles. Il est parfois présent dans les deux seins.

Contrairement à de nombreux cancers, ces cellules tumorales forment une bande et non une masse.

Sa présence est difficilement décelable à la mammographie. L’I.R.M. ou l’échographie permettent d’avoir des images plus claires pour ce type de cancers.

Cet adénocarcinome est sensible à l’hormonothérapie.

Les carcinomes et les tumeurs malignes bronchiques

Les cancers des poumons sont souvent des carcinomes.

Les cancers bronchiques non à petites cellules représentent 80 % des tumeurs malignes du poumon.

Voici les quatre principales catégories des carcinomes des poumons. Parfois, une masse tumorale peut contenir différentes formes de cellules cancéreuses.

Adénocarcinome bronchique et cancer du poumon

Parmi les cancers des poumons non à petites cellules, c’est le plus courant (4 cancers sur 10). Les cellules se développent sur la partie externe des poumons.

Les premiers touchés sont les fumeurs. Cependant, il peut affecter des personnes qui n’ont jamais touché une cigarette de leur vie. L’adénocarcinome touche fréquemment les femmes.

Dans cette catégorie de carcinomes, sont regroupés :

  • L’adénocarcinome acineux dont les cellules se regroupent pour former des sortes de bourses,
  • Les adénocarcinomes papillaires et micropapillaires,
  • L’adénocarcinome

Le carcinome bronchiolo-alvéolaire, une forme de tumeur bronchique non métastatique

Il est aussi appelé adénocarcinome in situ.

Ces carcinomes du poumon prennent naissance dans les alvéoles et peuvent envahir le poumon.

Dans la mesure où ces adénocarcinomes in situ ne forment pas de métastase, ils sont souvent considérés comme de bons pronostics. Les dernières avancées en termes de médecine moléculaire et traitements ciblés sont perçus comme prometteurs pour combattre ces cancers des poumons.

Le carcinome épidermoïde, un cancer des fumeurs

Ces tumeurs prennent naissance à la surface des bronches.

Il regroupe les carcinomes papillaires, à cellules claires et basaloïdes et représente 40 % des cancers des poumons non à petites cellules.

Le carcinome à grandes cellules

C’est une forme de cancer rare des bronches. Il peut être à cellules claires, carcinoïdes et basaloïdes.

Il est d’une croissance rapide. 9 carcinomes à grandes cellules sur 10 sont liés au tabagisme.

Les carcinomes de la thyroïde

Les tumeurs malignes de la thyroïde concernent 4 000 personnes en France tous les ans. Il est considéré comme de bon pronostic, car les traitements sont efficaces et les récidives rares. Les carcinomes thyroïdiens sont classés en quatre types.

Le carcinome papillaire thyroïdien, la tumeur la plus fréquente

Ce carcinome représente 8 cancers de la thyroïde sur 10. Il touche :

  • beaucoup plus les femmes que les hommes,
  • et les personnes de moins de 50 ans.

Le carcinome folliculaire de la glande thyroïdienne

Ce cancer la thyroïde représente moins de 15 % des tumeurs malignes de cette glande. Il touche majoritairement les personnes âgées.

Il comprend deux variantes spécifiques :

  1. Les carcinomes à cellule de Hürthle: ils touchent plus souvent les personnes d’environ 40 ans et ont la capacité de fixer l’iode. En conséquence, il est possible d’utiliser de l’iode radioactif pour le combattre.
  2. Les carcinomes insulaires de la thyroïde: ils sont rares. Ils peuvent survenir seuls ou en même temps qu’un carcinome papillaire ou folliculaire. Ils sont également sensibles à l’iode radioactif.

Les carcinomes médullaires de la thyroïde

Cette tumeur maligne se différencie nettement des autres cancers de la thyroïde et en représente moins de 10 %.

Il touche autant les femmes que les hommes de plus de 50 ans. Il sécrète des substances chimiques notamment l’antigène carcino-embryonnaire (connu sous l’acronyme d’ACE) et peut donc être suivi grâce aux marqueurs tumoraux.

Les carcinomes médullaires sporadique et familial de la thyroïde

Ce sont deux formes de cancers différents.

Le premier se développe chez des personnes sans antécédents familiaux.

En revanche le second, est lié au patrimoine génétique de la personne malade et notamment de la mutation du gène RET.

Cancer du rein et carcinomes

9 cancers du rein sur 10 sont des carcinomes. Parmi eux sont distinguées six catégories :

  1. Les carcinomes à cellules claires qui représentent 8 carcinomes du rein sur 10,
  2. Les carcinomes papillaires qui sont parfois héréditaires,
  3. Les carcinomes chromophobes qui évoluent lentement et sont peu susceptibles de faire des métastases,
  4. Les carcinomes des tubes collecteurs: ce type de tumeur est rare mais très agressive,
  5. Les carcinomes d’aspect sarcomatoïde,
  6. Et les carcinomes inclassables.

Les carcinomes du foie

Parmi les tumeurs hépatiques, le carcinome est le plus fréquent. Il existe sous deux catégories.

  1. L’adénocarcinome hépatocellulaire qui peut être nodulaire, massif ou diffus. Il a lui-même une variante nommée « fibrolamellaire» qui touche principalement des sujets jeunes et peut être suivi par le marqueur Alpha-foetoprotéine.
  2. Le cholangiocarcinome qui se développe à partir des canaux biliaires.

Le carcinome de l’hypophyse

C’est une tumeur maligne très rare, car elle représente moins de 0.2 % de l’ensemble des cancers hypophysaires. Ce type de cellules tumorales produit souvent des hormones spécifiques qui vont induire des signes et symptômes variés comme des perturbations du cycle menstruel ou une lactation anormale chez la femme, une impuissance chez l’homme, etc.

 

Licence photo : © Olivier Le Moal – Fotolia.com

2 Commentaires

  1. vicky

    Bonjour à vous, mes assurance ne couvre pas les carcinome in situ et j’ai eu cette été un cancer de la thyroide nommé carcinome papillaire de la thyroide. Es-ce que ce cancer entre dans les carcinome in situ?

    Réponse
    • Laetitia LORNIAC

      Bonjour,

      Pour avoir une réponse précise à votre question, il faut regarder les résultats de la biopsie ou des examens anatomopathologiques. Personnellement, je les ai eus en copie dès leur réception par mon service de soins. Si vous ne les avez pas, vous pouvez en demander la copie. Avec ces documents, le diagnostic du cancer est confirmé (ou infirmé) et s’il y a cancer, la nature de la tumeur maligne est identifiée. S’il n’y a que la mention « carcinome papillaire », demandez directement à votre oncologue si cette tumeur maligne fait partie de la catégorie des carcinomes in situ. Il n’y a que les spécialistes du cancer qui pourront vous répondre précisément.

      Réponse

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