Cancer des ovaires : Que faut-il savoir sur les tumeurs ovariennes ?

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Cancer des ovaires : que faut-il savoir ?

En France, le cancer des ovaires est le 5ème cancer le plus fréquent chez la femme avec 4 500 nouveaux cas tous les ans. L’ovaire fait partie du système reproducteur féminin. Ils sont deux, sont situés de chaque côté du bassin et ont la forme d’une amande. Les ovaires sont reliés à l’utérus nommé aussi la matrice, par les trompes de Fallope, du nom de celui qui les a décrites pour la première fois. Les ovaires libèrent, chaque mois et à tour de rôle, un ovule. Ce dernier ira jusqu’à l’utérus par les trompes de Fallope pour une éventuelle fécondation par un spermatozoïde. Si la fécondation n’a pas lieu, l’ovule sera expulsé provoquant les règles ou menstruations. Les ovaires produisent deux hormones principales : les œstrogènes et la progestérone.

Quels sont les types de tumeurs des ovaires ?

Toutes les affections des ovaires ou grosseurs ne sont pas cancéreuses. Elles peuvent être bénignes comme l’est un kyste. Seules la biopsie et l’analyse des tissus par un pathologiste pourront déterminer la nature cancéreuse des cellules. Cette étape est nommée l’histologie.

Il existe quatre grands types de cancer des ovaires :

  • Le cancer épithélial (adénocarcinome) qui prend naissance dans les cellules au niveau de la surface externe de l’ovaire. C’est le cancer le plus fréquent et survient généralement après la ménopause, après 55 ans. Le cancer épithélial représente 9 cancers de l’ovaire sur 10. Dans cette catégorie de cancer de l’ovaire, il y a : le carcinome séreux, le carcinome mucineux, le carcinome endométrioïde, le carcinome à cellules claires, le carcinome mixte, le carcinosarcome (tumeur mixte mésodermique maligne), le carcinome indifférencié ;
  • Les tumeurs germinales de l’ovaire qui prennent naissance à l’intérieur de cet organe dans les cellules productrices d’ovules : les follicules ovariens. Elles représentent un peu moins de 5 % des cancers de l’ovaire. Ce type de tumeurs affecte des jeunes femmes, voire des enfants. Parmi les tumeurs germinales de l’ovaire, il y a : le dysgerminome, la tumeur vitelline, le carcinome embryonnaire, le polyembryome, le choriocarcinome, la tumeur germinale mixte, le tératome immature, le carcinome à petites cellules. Pour information, j’ai moi-même été traitée par une tumeur vitelline de l’ovaire comme je l’explique dans la page d’accueil du site ;
  • Les tumeurs stromales qui apparaissent au sein des cellules des tissus reliant les différents éléments de l’ovaire. Parmi ce type de cancer de l’ovaire, il y a : la tumeur de la granulosa, la tumeur à cellules de Sertoli, la tumeur tubulaire des cordons sexuels, le gynandroblastome, la tumeur à cellules stéroïdiennes (lipidiques)
  • Les tumeurs de l’ovaire frontières ou borderline.

Quels sont les facteurs de risque du cancer des ovaires ?

L’apparition d’un cancer est souvent considérée comme étant multifactorielle. Aujourd’hui, les liens causes/effets sont encore difficiles à tracer. Pour autant, il existe des éléments qui augmentent les risques d’avoir un cancer. Pour le cancer de l’ovaire, les facteurs de risque possibles sont :

  • Des antécédents familiaux de cancer de l’ovaire et notamment être porteur de certaines mutations du gène BRCA (5 à 10 % des cancers de l’ovaire) ou ARID1A et PIK3CA,
  • Antécédents de cancer du sein
  • Le tabagisme,
  • Ne pas voir été enceinte,
  • L’obésité.

Être concerné par un de ces risques, ne veut pas dire que le cancer va forcément apparaître. Cela signifie simplement qu’il vaut mieux exercer une vigilance et, au moindre doute, en parler à son médecin. À l’inverse, vous pouvez n’avoir aucun de ces risques et être concernée directement par un cancer de l’ovaire.

Symptômes des tumeurs ovariennes

La plupart des cancers avancent de manière silencieuse, les signes annonciateurs apparaissent comme tout à fait anodins ce qui rend le dépistage précoce difficile. C’est particulièrement le cas pour le cancer des ovaires. Pour le cancer de l’ovaire, les symptômes les plus classiques sont :

  • Un saignement vaginal en dehors des règles,
  • Avoir souvent envie d’uriner,
  • Une fatigue inhabituelle,
  • Des douleurs lors des rapports sexuels,
  • Des modifications de l’appétit et de la digestion,
  • Une constipation persistante,
  • Une gêne au niveau de l’abdomen,
  • Une perte de poids inexpliquée.

Comment se fait le diagnostic du cancer des ovaires ? Quel est le dépistage de ces tumeurs ?

C’est par un examen clinique que le médecin traitant ou le gynécologue et avec les informations que vous lui avez donné, que des examens complémentaires seront demandés. Il s’agit le plus souvent :

  • D’une échographie abdominopelvienne,
  • D’une analyse sanguine avec les marqueurs tumoraux comme la CA 125, le CA 19.9, l’alpha foetoprotéine, l’ACE, le HCG
  • Un scanner abdominal,
  • Une I.R.M.

En fonction des résultats obtenus, une biopsie pourra être effectuée. Cet examen permet de prélever des tissus pour les étudier au microscope, déterminer leur nature (cancéreuse ou pas) et identifier précisément la nature de la tumeur. D’autres examens comme une radiographie des poumons, une échographie abdominale, un scanner, une scintigraphie osseuse peuvent être effectués pour faire le bilan de l’avancée du cancer avec la localisation d’éventuelles métastases.

Le cancer de l’ovaire à l’adolescence, 20 ans et jusqu’à 30 ans

Les tumeurs vitellines de l’ovaire touchent les très jeunes femmes, voire les fillettes. Pour le détecter, il faut demander une prise de sang avec le marqueur alphaprotéine. Une échographie est indispensable, comme une IRM avant la biopsie.

Son traitement se fait par chirurgie qui doit être la plus conservatrice possible, et par chimiothérapie avec le protocole B.E.P pour la combinaison des médicaments Bléomycine, étoposide, cisplatine. Ce cancer est généralement de bon pronostic. La tumeur vitelline est agressive et se propage vite mais est très chimiosensible. Autrement dit, la chimiothérapie est très efficace pour ce type de cancer des ovaires.

Personnellement, j’ai eu ce cancer… à 29 ans. Sur ses causes, je ne peux pas m’empêcher de penser que l’implant contraceptif que j’avais alors est directement responsable de ce cancer de l’ovaire à même pas 30 ans. Sans doute, je ne saurai jamais le degré de véracité de ce doute.

Que faire face à une tumeur ovarienne ?

Face au diagnostic du cancer et aux traitements, un fort sentiment de solitude et de désarroi est ressenti. Pour tous les aspects médicaux, les médecins sont là pour répondre et ce sont les seuls qui peuvent le faire. Ils sont souvent pressés, mais cela fait partie de leurs missions que de se rendre disponibles pour leurs patients.

En revanche, pour les aspects extramédicaux, les informations sont difficiles à avoir, les conseils flous ou peu adaptés. C’est pour remédier à ce vide que j’ai écrit le livre Mieux vivre le cancer : La Bible avec une partie spécifique Toutes les solutions aux effets secondaires des traitements contre le cancer . Il donne des réponses concrètes aux difficultés vécues.

Ce livre, fruit d’un long travail, permet à la personne malade et à son entourage d’avoir les moyens d’affronter le cancer en redevenant acteur de son traitement et de sa vie. Il est disponible en téléchargement immédiat sur ce site.

Qui décide des thérapies pour combattre une tumeur des ovaires ?

Après les résultats des premiers examens, la biopsie est souvent prise en charge par une équipe hospitalière. Les conclusions de l’étude des prélèvements effectués seront prises en compte par une équipe de spécialistes.

Une réunion de concertation pluridisciplinaire est mise en place. Cette instance, aussi appelée RCP, met en présence, notamment :

  • Des médecins-oncologues,
  • Des radiothérapeutes,
  • Des radiologistes,
  • Des chirurgiens,
  • Des pharmaciens hospitaliers,
  • Et parfois des généticiens ou des informaticiens spécialistes du décodage de l’ADN des cellules tumorales.

Cette pluridisciplinarité permet de confronter les points de vue. Elle évite également de tomber dans la vision personnelle et parfois arbitraire d’un seul soignant. C’est une garantie pour la personne malade d’avoir un traitement le plus adapté à sa situation.

Faut-il demander un second avis en cas de pathologies cancéreuses ovariennes ?

Une fois que la RCP s’est concertée, un protocole de soins est proposé au patient.

Ce dernier a tout-à-fait le droit de demander un second avis à une autre équipe de spécialistes. Toutefois, dans certaines situations, la mise en route rapide du traitement augmente sensiblement les chances de guérison. C’est le cas, notamment, lorsque la tumeur diagnostiquée est très agressive (comme c’est le cas des tumeurs vitellines de l’ovaire). Il faut donc être vigilant sur les délais d’obtention d’un second avis médical. D’un autre côté, rien n’empêche le patient de commencer les traitements et de demander un second avis en parallèle sans qu’il y ait rupture dans la délivrance des soins.

Quels sont les traitements contre les cancers des ovaires ?

Contre les tumeurs malignes de l’ovaire, les quatre traitements les plus classiques sont :

  • La chirurgie,
  • La chimiothérapie,
  • La radiothérapie,
  • L’hormonothérapie.

Ces thérapies peuvent être proposées seules ou de manière conjointe. Cela dépend du type de tumeur, de son étendue, de l’âge de la patiente, etc.

Pour connaître les détails des moyens thérapeutiques pour combattre les tumeurs malignes des ovaires, consultez l’article Les traitements contre le cancer ovarien.

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Crédits photo : © CLIPAREA.com – Fotolia.com

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