Tout sur les tumeurs germinales

tumeur-germinale

Tumeur germinale : tout savoir de ces cancers rares

La tumeur germinale est très rare. Elle est issue des cellules destinées à produire des ovules chez la femme, des spermatozoïdes chez l’homme.

Elles ont la particularité de bien répondre aux traitements disponibles (chimiothérapie, radiothérapie, chirurgie) même à un stade avancé et d’affecter des personnes jeunes, voire des enfants.

Pour information, la créatrice de ce site a été soignée pour une tumeur vitelline de l’ovaire, qui fait partie de ce type de pathologies cancéreuses.

Quelles sont les localisations des tumeurs germinales ?

Les tumeurs germinales peuvent être localisées :

Quels sont les différents types de tumeur germinale ?

Les tumeurs germinales sont un sous-ensemble de pathologie.

Dans 95 % des cas, elles sont bénignes. Ce sont par exemple des tératomes matures ou des kystes dermoïdes.

Si elles sont malignes, autrement dit, si elles ont la capacité de faire des métastases, ce sont :

  • Des dysgerminomes : qui ont un développement lent ;
  • Des tumeurs vitellines (ou sinus dermoïdes). C’est celle que j’ai eue ;
  • Les carcinomes embryonnaires souvent localisés dans le testicule ;
  • Les polyembryomes et les choriocarcinomes ;
  • Les tumeurs germinales mixtes ;

Comment se fait le diagnostic de ce type de pathologies tumorales  ? Quel est le dépistage de ces cancers ?

Le dépistage de la tumeur germinale se fait de différentes manières souvent complémentaires.

Les patients ressentent souvent une gêne, ou une douleur violente, mais brève au niveau du ventre ou une augmentation du volume d’un testicule ; ce qui les pousse à avoir un avis médical.

Après un examen clinique (palpation pour chercher une masse) et un échange pour être informé des symptômes, un médecin pourra demander des examens pour confirmer ou infirmer le diagnostic de tumeur cancéreuse germinale :

  • Analyses de sang complètes avec dosage des marqueurs tumoraux (alphafoeto-protéine, CA19.9, Bêta HCG, …),
  • Scanner (tomodensitométrie),
  • Échographie,
  • I. R.M.,

En fonction des résultats obtenus, une biopsie pourra être effectuée. La biopsie permet de prélever des tissus pour les étudier au microscope, déterminer leur nature (cancéreuse ou pas) et identifier précisément la nature de la tumeur. Elle est indispensable au diagnostic.

Les traitements de la tumeur maligne germinale

Il existe plusieurs types de traitements pour combattre ces pathologies cancéreuses :

  • la chirurgie est le traitement le plus classique. L’acte chirurgical est souvent « conservateur », c’est-à-dire, que les organes reproducteurs non touchés sont préservés,
  • la chimiothérapie et notamment le protocole B.E.P que j’ai suivi : Bléomicyne, Etoposide, sels de platine qui a été mis en place dans les années 90,
  • parfois la radiothérapie

Chacune de ces thérapies peut être utilisée seule ou de manière combinée.

Ces moyens thérapeutiques contre les tumeurs germinales sont déterminées en fonction de la nature de la tumeur, de sa localisation, ses caractéristiques (son grade, son stade), de l’état général du patient.

Tous les traitements ont des effets secondaires et ceux des traitements contre le cancer peuvent être particulièrement lourds. Sachez pourtant qu’ils ne sont pas une fatalité. Il existe des solutions efficaces pour les diminuer.

C’est une commission pluridisciplinaire (RCP) qui va établir le programme de soins du patient. Elle regroupe des spécialistes de domaines complémentaires : des oncologues, des radiologues, des radiothérapeutes, des chirurgiens, des pharmaciens hospitaliers. C’est cette commission pluridisciplinaire qui va proposer le traitement au patient.

Les patients suivant un traitement contre le cancer sont des sujets à risque concernant la thrombose veineuse, et sa complication majeure : l’embolie pulmonaire. Si vous êtes concernée, parlez à votre médecin de vos possibilités pour réduire ce risque (prise d’anticoagulants type héparine, port de bas de contention, etc.).

Parfois, notamment pour les tumeurs vitellines qui ont un développement rapide, les traitements sont mis en place très vite après l’identification de la pathologie cancéreuse. Renseignez-vous sur les mesures à prendre pour préserver votre fécondité si vous êtes concerné.

Crédits photo : © graphicsdunia4u – Fotolia.com

1 Commentaire

  1. Angelique

    Bonsoir.
    J’ai 40 ans et j’ai moi même eu une tumeur vitelline à l’âge de 37 ans.carcinome embryonnaire plus exactement de 725gr et 18cm de diamètre.
    J’ai subi une intervention chirurgicale pour enlever cette tumeur ainsi que l’ovaire gauche et la trompe à laquelle elle était rattaché puis un protocole BEP sur 4 mois (12h de perfusion par jour sur une semaine puis une session tout les lundis. Protocole très lourd et chimiothérapie très agressive).la tumeur etait à un stade avancé mais j’ai été très bien suivi et le suit encore actuellement.

    Réponse

Poster le commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

un + 18 =


Inscrivez-vous à ma newsletter !

Inscrivez-vous à ma newsletter !

Rejoignez mes abonnés et recevez toutes les semaines les trucs et astuces pour mieux vivre l'épreuve du cancer.

Pour vous remercier, vous recevrez en exclusivité les 5 erreurs à ne jamais commettre face au cancer directement dans votre boite mail.

You have Successfully Subscribed!

Pin It on Pinterest