gefitinib

L’essentiel sur le traitement contre le cancer par le gefitinib

 

Le géfitinib est commercialisé sous le nom d’Iressa ©. Ce médicament faisant partie des thérapies ciblées contre le cancer est principalement donné pour combattre le cancer du poumon non à petites cellules qui présentent une mutation du gène EGFR.

L’administration de l’Iressa /  gefitinib est le suivant : ce traitement se prend sous forme de comprimé avec un grand verre d’eau, une fois par jour, toujours au même moment. Il doit être conservé dans un endroit frais, sec et être tenu hors de la portée des enfants.

Il est déconseillé de consommer du pamplemousse et ses dérivés durant tout le traitement.

Votre équipe soignante organisera une consultation spécifique pour vous présenter toutes les précautions à prendre lors du traitement avec ce médicament. Durant cet échange, il est important que vous puissiez poser toutes les questions qui vous passent par la tête, comme je vais l’exposer ci-après.

Si vous suivez un traitement par Iressa © (ou si vous en avez suivi un), n’hésitez pas à laisser votre témoignage ou partagez vos conseils en bas de page.

A titre de comparaison, le traitement du cancer du poumon par chimiothérapie peut se faire par chimiothérapie injectable avec des médicaments paclitaxel (voie injectable)  : docetaxel (taxotère) médicament très utilisé dans le cancer du sein et qui a fait polémique en 2017/18, gemcitabine (Gemzar), vinorelbine, pémétrexed.

 

Ce que vous devez faire avant les traitements contre le cancer par Iressa © / gétifinib

Les traitements contre le cancer sont une épreuve, ce n’est pas moi qui vais vous dire le contraire.

Une fois que cela posé, il faut aussi garder en mémoire que plus vous serez informé, plus vous serez préparé. C’est ma conviction en tout cas. Il est parfois possible (pas toujours, mais parfois), d’alléger la pénibilité des traitements que ce soit physiquement, moralement ou en termes de contraintes quotidiennes. C’est ce que nous allons voir dans cet article sur le gefitinib.

Au niveau des traitements et de leurs incidences, comme je l’explique dans mon livre Mieux vivre le cancer : la bible, demandez à votre oncologue :

  • Si vous devez prévoir des dépassements d’honoraires et, si oui, qu’il vous faudrait un devis pour y voir plus clair,
  • Si les traitements auront lieu sur différents sites? Une hospitalisation à domicile est-elle envisagée, envisageable et possible pour vous ?
  • Devez-vous intégrer des restrictions alimentaires particulières (agrumes, alcool, …) ? Si vous fumez, un accompagnement hospitalier pour arrêter est-il possible ? A ce propos, il semble que l’hypnose ericksonienne ou l’acuponcture donnent de bons résultats pour arrêter la cigarette mais je n’ai pas testé personnellement puisque je n’ai jamais fumé,
  • Devez-vous faire des examens avant les débuts des traitements (bilan dentaire, épreuve du souffle) ?
  • Quelle est la prise en charge de la douleur dans votre centre de soin? Y-a-t-il des accompagnements spécifiques (acuponcture, socio-esthéticienne, groupe de parole, soutien psychologique, …),
  • … et toutes les questions que vous vous posez…

En parallèle, n’hésitez pas à transmettre à votre médecin tous vos antécédents médicaux et vos traitements en cours même ceux sans ordonnance ou avec des médecines douces. Les interactions sont une réalité et mieux vaut les éviter.

 

Iressa, géfitinib et RCP

Après toutes les étapes du dépistage du cancer et de la pose du diagnostic, une réunion de concertation pluridisciplinaire – RCP – se tient. Cette instance réunit plusieurs spécialistes du « cancer » comme des oncologues, des pharmaciens-hospitaliers, des chirurgiens, des radiothérapeutes,  etc.

Elle est chargée d’étudier l’ensemble des éléments du dossier médical de la personne malade, d’en faire la synthèse pour établir le traitement contre le cancer le plus adapté à sa situation médicale. La décision de la RCP est une étape très importante dans le parcours de soins et les traitements du cancer. Sachez que vous pouvez demander un second avis. A mon sens, c’est même une précaution qui devrait être faite systématiquement pour être totalement sûr que les thérapies envisagées soient les plus en adéquation avec ce que l’on sait de la maladie du patient mais aussi des avancées médicales.

L‘iressa est aujourd’hui utilisé contre le cancer du poumon.

 

Voici les mécanismes d’action du géfitinib en vidéo. Elle est en anglais, mais vous pouvez actionner les sous-titres en français (icone de la roue crénelés) et les images sont assez parlantes :

 

 

 

Les effets secondaires du géfitinib

iressa-effet-secondaire

Effet secondaire de l’Iressa

 

Tous les traitements peuvent avoir des effets secondaires et c’est particulièrement vrai pour les traitements contre le cancer.

De plus, chacun va être impacté de manière très personnelle par les conséquences des thérapies anticancéreuses. Autrement dit, chaque parcours est différent et le ressenti des uns ne peut pas être dupliqué sur les autres.

Vous aurez sans doute une consultation spécifique avec une infirmière pour vous présenter le traitement par géfitinib et ses effets indésirables. Là également, il ne faut pas hésiter à poser toutes les questions qui vous trottent dans la tête notamment les points d’alerte que vous devez connaître. Demandez qui appeler en cas d’urgence et ou aller. L’idéal est d’enregistrer le numéro dans votre portable et de le laisser proche de votre téléphone fixe.

Dans les effets secondaires, il y a également une palette de nuances : du simple inconfort à l’urgence médicale. Pour le patient la limite est parfois ténue, d’où l’importance d’avoir le maximum d’informations de la part de votre équipe médicale.

Si vous vous sentez franchement mal, ayez un avis médical en urgence surtout si vous avez une douleur violente, une forte fièvre, une difficulté à respirer, une toux avec du sang, des vomissements avec du sang (ou des traces noires), des urines avec une couleur inhabituelle, des selles très malodorantes, des gonflements, une apparition spontanée de bleus, des saignements sans cause…

Les urgences médicales sont imprévisibles, en cas de doute, appelez impérativement votre service d’oncologie ou le samu (le 15).

A côté d’elles, il y a les effets secondaires « classiques » du géfitinib, qui ne sont pas une partie de plaisir pour autant :

  • Une sécheresse importante de la peau: fuyez le soleil ou protégez-vous (chapeau, vêtement recouvrant). Avec l’accord de votre médecin (et de votre radiothérapeute su vous avez de la radiothérapie), essayez le Cérat de Galien pour hydrater votre peau, ou les classiques cold-cream ou Dexeryl ®
  • Des diarrhées (les carottes, riz, bananes sont vos nouveaux amis) ou une grande constipation (buvez beaucoup d’eau, mangez des pruneaux, de la rhubarbe, un kiwi le matin à jeun et adoptez une position adaptée aux toilettes),
  • Une difficulté à manger, une perte du goût, des nausées et vomissement : respirer l’air frais, privilégiez les aliments neutres, sans odeur, faîtes-vous plaisir en choisissant vos aliments. Quand j’étais en traitement, pour me donner de l’appétit, je regardais des émissions de cuisine type « un dîner presque parfait »… ça peut aider, sauf si ça vous dégoûte,
  • Une grande fatigue, couplée avec des difficultés pour trouver le sommeil,
  • Une modification de vos ongles,
  • Des aphtes et mucites: les lésions de la bouche peuvent être très douloureuses. Demandez à votre équipe médicale leurs conseils pour avoir une hygiène buccale impeccable (brosse à dents extra-douces, toothette®, bains de bouche spécifiques),
  • Sécheresse des yeux,

Votre médecin, une infirmière vous donneront sans doute des conseils pour alléger ces effets indésirables des traitements. En complément, vous trouverez dans mon livre  plus de 500 pages d’astuces pour mieux vivre cette épreuve du cancer.

Ce guide de référence unique est disponible en téléchargement immédiat ci-après (format numérique) et sur Amazon (format livre papier). Avec plus de 96 % de lecteurs satisfaits, c’est une aide indispensable face au cancer.

Le livre Mieux vivre le cancer : La Bible :

 



 

 

 

 

 

 

 

Crédit photo sur le gefitinib / iressa : © Argus – Fotolia.com