Découvrir l’anticancéreux : le sorafenib

sorafenib

Le sorafenib

 

Le sorafenib est connu sous le nom du Nexavar ©. Ce médicament se présente sous la forme de comprimé. Il est principalement utilisé pour soigner les cancers du foie (notamment le carcinome hépatocellulaire), du rein ou thyroïdien. En 2017, il semble que le sorafenib soit l’objet de nombreux essais cliniques. Potentiellement, en fonction des résultats des recherches, il pourrait être utilisé dans d’autres formes de pathologies cancéreuses dans les années à venir.

Actuellement, il est souvent conseillé de prendre le cachet de Nexavar ©, deux fois par jour, à distance des repas et de toute prise de médicament (1 heure avant ou deux heures après).

Le sorafenib doit être conservé hors de la portée des enfants ou des animaux domestiques, dans un endroit sec et propre. Tous les médicaments inutilisés doivent être rapportés à la pharmacie, voire même à la pharmacie hospitalière de votre établissement de soin.

Bien-sûr, ces informations comme tout ce que vous lirez sur internet ne doivent pas se substituer aux indications de votre médecin. Rien ne remplacera jamais ce que vous dira votre oncologue. Après, je fais partie des personnes qui pensent que pour établir un dialogue constructif avec son équipe soignante, il faut avoir des « éléments fiables ». C’est pour cela que j’ai construit ce site, puis écrit mon livre numérique même s’ils ne se substituent en aucun cas à tout ce que pourra vous dire votre oncologue.

Avant le traitement par Nexavar ©, mieux vaut respecter certaines étapes :

Les thérapies contre le cancer sont puissantes. Il y a quelques précautions à prendre, si vous le pouvez, avant de les commencer :

  • Demandez à votre oncologue si vous devez faire un bilan dentaire,
  • Transmettez-lui tous vos antécédents médicaux et vos traitements en cours (même les compléments alimentaires, la phytothérapie, l’automédication),
  • Si vous avez un désir d’enfant après les traitements, parlez-en précisément à votre cancérologue. Le sorafenib a des effets sur la fertilité mais des mesures peuvent être prises rapidement pour la préserver. En revanche, pendant le traitement, assurez-vous d’avoir une contraception extrêmement fiable. De plus, l‘allaitement est déconseillé pendant tout le traitement.
  • Recueillez auprès de votre médecin toutes les restrictions dues aux thérapies anticancéreuses que vous devez suivre, particulièrement celles liées à l’alimentation (exemple : le pamplemousse et ses dérivés) ou à l’hygiène.
  • Faîtes vous préciser qui devez-vous appeler au sein du service d’oncologie en cas d’interrogation ou d’urgence.

Les effets secondaires connus du sorafenib

Comme tout traitement, le sorafenib a des effets indésirables. Pour tout ce que vous ressentez, il me semble (en tant que patiente) important d’avertir votre équipe soignante, parfois dès qu’un effet est ressenti, voire d’appeler les urgences.

Quand j’étais en traitement, j’avais fait un tableau de bord pour suivre les effets secondaires du protocole BEP. Ces outils de suivi sont disponibles dans mon livre.

Voici les effets secondaires les plus courants :

  • De la fièvre, des frissons,
  • Des crampes musculaires, des tics,
  • Des battements cardiaques inhabituels, des problèmes cardiaques,
  • Gonflement des pieds et des mains douloureux,
  • Une faiblesse des muscles,
  • Une grande fatigue,
  • Perte des cheveux partielle ou totale
  • L’apparition spontanée de bleus ou des saignements,
  • Des troubles du transit, notamment de la diarrhée et/ou de la constipation,
  • Un rapport à l’alimentation modifié avec une perte d’appétit, des nausées, des vomissements,
  • Une sécheresse de la peau intense, des démangeaisons,
  • Des lésions dans la bouche, des aphtes, des mucites,
  • Une thrombose veineuse,
  • Une toux, un essoufflement,
  • Une hypertension artérielle,

Il peut y en avoir beaucoup d’autres. Cependant, rappelez-vous que les effets indésirables ne concernent pas tous les patients et ont une intensité variable en fonction des personnes.

 

Votre équipe soignante vous proposera sans doute un accompagnement pour gérer ses effets secondaires. Même si les solutions miracles n’existent pas – ce qui est bien dommage d’ailleurs – il y a dans votre établissement de soins, un certain nombre de ressources qui peuvent sans doute vous être utiles : soutien psychologique, médecin-nutritionniste, parfois acuponcteurs, socio-esthéticiennes, relaxation, …

Par ailleurs, l’échange avec d’autres personnes malades peut également apporter des pistes. C’est un des points positifs des groupes de parole. Quand ils sont bien menés, ils font beaucoup de bien aux participants. Ça a été mon cas.

Enfin, il y a les ressources que vous trouverez par vous-même comme ce site et mon livre Mieux vivre le cancer : La bible Qui est une référence unique pour avoir tous les moyens d’affronter l’épreuve que vous devez affronter.

Crédits photo de l’article sur le Nexavar © : © Ivelin Radkov – Fotolia.com

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