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Cancer de la prostate et hormonothérapie

Sommaire de l’article sur l’hormonothérapie du cancer de la prostate :

  1. Qu’est-ce que l’hormonothérapie du cancer de la prostate ?
    1. L’hormonothérapie par injection (dont LHRH)
    2. Les comprimés d’hormonothérapie
    3. L’hormonothérapie avec les opérations chirurgicales
  2. Les effets secondaires de l’hormonothérapie du cancer de la prostate

 

 

Après la biopsie de la prostate le verdict du cancer tombe si des cellules cancéreuses ont été trouvées dans les prélèvements. En France, chaque année, 70 000 hommes découvrent qu’ils sont malades d’un cancer de la prostate. C’est le premier cancer masculin dans les pays industrialisés.

C’est une réunion de concertation pluridisciplinaire qui va étudier les résultats de l’anatomopathologie et du bilan d’extension. Après cette analyse, cette instance composée de spécialistes du cancer (oncologue, radiothérapeute, pharmacien-hospitalier, chirurgien …) va proposer un programme de soins au patient. Ce programme peut combiner plusieurs traitements. Les plus fréquents sont la chirurgie du cancer de la prostate et la radiothérapie. L’hormonothérapie fait partie des traitements de référence pour soigner une tumeur maligne prostatique.

 

Dans cet article, je vous propose un exposé complet sur l’hormonothérapie du cancer de la prostate, ainsi que de nombreux conseils. Pour une lecture plus facile, j’y ai intégré des vidéos.

En fonction de l’actualité, je mets à jour régulièrement mes articles. N’hésitez pas à vous abonner à ma newsletter pour être informé.

 

Hormonothérapie et cancer de la prostate

Le cancer de la prostate est un cancer d’évolution lente. La stratégie thérapeutique – qui va déterminer les meilleurs traitements en fonction de la situation médicale du patient – peut donc se faire dans une certaine sérénité comme l’expose cette vidéo de l’hôpital des Diaconesses :

 

 

Ainsi, les traitements du cancer de la prostate pour objectif de détruire les cellules cancéreuses et ont différentes modalités pour le faire.

L’hormonothérapie a un mode d’action particulier. Ce traitement va agir sur un processus nécessaire aux cellules cancéreuses pour se développer, en le bloquant. Cela va mécaniquement provoquer la destruction de la tumeur.

L’hormone visée par l’hormonothérapie du cancer de la prostate sont les androgènes comme la testostérone et la dihydrotestostérone, produites par les testicules ou l’hypothalamus.

 

Plusieurs types d’hormonothérapie sont possibles pour soigner le cancer de la prostate.

Au fil du temps, les cellules cancéreuses peuvent devenir résistantes à l’hormonothérapie.

 

Hormonothérapie par injection et cancer de la prostate par injection

Le traitement du cancer de la prostate par hormonothérapie par injection se fait avec la luteinostimuline et les antagonistes de la lutéinostimuline.

 

La libération de la lutéinostimuline (LHRH)

Les médicaments de cette hormonothérapie du cancer de la prostate sont, par exemple, l’histréline, leuprolide, le goséréline, ou la triptoréline.

Par une stimulation spécifique, ces médicaments vont bloquer la production de testostérone par les testicules.

Ces médicaments peuvent être administrés par injection ou par implant placé sous la peau.

 

Les antagonistes de la lutéinostimuline

Le médicament d’hormonothérapie par antagonisme de la LHRH est le dégarélix.

Les antagonistes de la lutéinostimuline vont bloquer la production de lutéinostimuline, ce qui, par répercussion, va stopper la production de testostérone par les testicules.

L’injection de dégarélix se fait tous les mois.

 

Cancer de la prostate et hormonothérapie prise par voie orale

L’hormonothérapie du cancer de la prostate prise par voie orale se décline avec les anti-androgènes et les oestrogènes.

 

Les anti-androgènes

Ces médicaments vont bloquer la production des androgènes. Ils sont appelés les anti-androgéniques.

Il existe deux types d’anti-androgéniques.

Les premiers sont dits de « première génération ». Ce sont, notamment, les médicaments d’hormonothérapie comme la nilutamide, la flutamide ou la bicalutamide.

Les anti-androgènes dits de « deuxième génération » comme l’acétate d’abiratérone et la prednisone, ou la enzalutamide, le kétoconazole, l’aminoglutéthimide.

 

La prise d’oestrogènes

Les œstrogènes sont une hormone féminine.

La prise d’oestrogène dans le traitement du cancer de la prostate permet de réduire les androgènes dans l’organisme.

Cette hormonothérapie se présente sous forme de pilules, à prendre tous les jours.

 

L’hormonothérapie par chirurgie

L’hormonothérapie est un traitement qui bloque la production des hormones. Un des moyens de stopper la production des hormones est l’ablation des organes producteurs d’une hormone spécifique. Pour le cancer de la prostate, l’ablation des testicules, productrices de testostérone, est parfois envisagée. Cette opération spécifique du cancer de la prostate s’appelle l’orchidectomie.

Cette chirurgie permet de se passer des médicaments d’hormonothérapie.

 

Cancer de la prostate et hormonothérapie : les effets secondaires

Tous les traitements ont des effets secondaires et l’hormonothérapie du cancer de la prostate ne fait pas exception.

Dans mon livre, Mieux vivre le cancer : La Bible, la partie sur les effets secondaires des traitements du cancer est la plus appréciée. Ce guide pratique répond à un besoin réel des patients et de leurs proches : avoir tous les moyens disponibles pour alléger la pénibilité des traitements. Avec un taux de satisfaction de 96 %, cet ouvrage de référence est un véritable succès.

 

Concernant les effets secondaires de l’hormonothérapie du cancer de la prostate, certains sont communs avec d’autres thérapies.

Il y a tout d’abord, la fatigue. Cet état peut être massif. Pour le contrecarrer, exercer une activité physique adaptée peut aider à « reprendre du poil de la bête ». Vous trouverez plusieurs conseils à ce sujet dans mon livre, mais aussi dans l’article consacré au cancer de la prostate et sports.

 

Ensuite, il y a les troubles sexuels. L’hormonothérapie du cancer de la prostate agit sur les hormones sexuelles masculines. Une baisse de la libido, mais aussi des troubles de l’érection ou une diminution de la taille des testicules peuvent être constatées. Cet effet secondaire de l’hormonothérapie, peut se cumuler avec les séquelles de la chirurgie ou celles de la radiothérapie du cancer de la prostate.

 

Enfin, des bouffées de chaleur, comme pour la ménopause chez les femmes, peuvent être observées tout comme des troubles de la digestion, une prise de poids, une fragilité des os, une modification de la sensibilité des seins, voire une prise de volume.

 

De manière générale, il est important de suivre ces effets secondaires et de demander à votre équipe soignante ce que vous pouvez faire pour les atténuer.

En parallèle, vous trouverez dans mon livre Mieux vivre le cancer : La Bible, plus de 500 pages d’informations et de conseils pour affronter l’épreuve de la maladie cancéreuse.

Les solutions miracles n’existent pas. Cependant, je suis persuadée qu’un patient bien informé sera mieux armé pour vivre le cancer.

 

 

Pour plus de détails techniques sur l’hormonothérapie du cancer de la prostate, je vous conseille cet article de la Société Canadienne du cancer ici.


Crédits photo de l’article sur l’hormonothérapie cancer prostate : © Africa Studio – Fotolia.com