Cancer colorectal : les aides possibles

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Aide et cancer colorectal

 

Le cancer colorectal regroupe les tumeurs malignes du côlon et celles du rectum. En France, plus de 43 000 personnes sont touchées tous les ans. L’âge moyen des patients est de 71 ans pour les hommes et 75 ans pour les femmes.

Les risques qui augmentent les probabilités d’avoir ce type de tumeur sont l’âge, avoir une maladie chronique de l’intestin, la consommation régulière et excessive d’alcool. Vous trouverez un détail des signes et symptômes du cancer colorectal dans cet article.

Les cancers du côlon et du rectum se développent à partir d’un polype. C’est l’analyse de ces polypes qui va confirmer (ou pas) la présence de cellules tumorales et qui va mettre en place une prise en charge médicale.

 

Les traitements des cancers du côlon et du rectum

C’est une commission pluridisciplinaire (RCP pour réunion de concertation pluridisciplinaire) réunissant au minimum trois spécialistes qui va retenir le traitement le plus adapté à la situation médicale du patient.

Pour les tumeurs colorectales, les traitements les plus classiques sont :

  • La chirurgie avec parfois une stomie. Voici une page bien faite, écrite par l’hôpital des Diaconnesses de Paris 12, qui donne des conseils pratiques et bien utiles sur la stomie.
  • La chimiothérapie, notamment quand le cancer n’est pas opérable, avant la chirurgie pour réduire la taille de la tumeur ou en complément de l’opération. Parfois l’oxaliplatine est utilisé dans ces protocoles de chimio,
  • La radiothérapie, notamment pour les tumeurs du rectum,
  • L’immunothérapie, avec les thérapies ciblées, essentiellement aujourd’hui pour les cancers avec métastases et tumeurs très agressives.

 

Les aides pour vivre les conséquences des traitements du cancer colorectal

Tous les traitements ont des effets secondaires. Les effets bénéfiques sont recherchés et très attendus, en revanche pour les conséquences négatives, tous les malades s’en passeraient volontiers. C’est particulièrement vrai pour les thérapies anticancéreuses, notamment du côlon et du rectum.

Sachez tout d’abord que vous avez (en partie) les moyens d’en prévenir certains. Ensuite, patients et proches vous pouvez vous saisir d’outils spécifiques pour en atténuer d’autres. Il n’y a pas de remède miracle en la matière, mais des astuces qui allègent le quotidien.

 

La prévention des effets indésirables des traitements du cancer du côlon

À mon sens, il y a trois axes qui peuvent aider à prévenir les effets secondaires négatifs des traitements :

  1. Informez votre oncologue :
    • De l’ensemble de vos antécédents médicaux (phlébite, migraine, herpès, problèmes aux reins, aux dents, aux yeux, hypertensions et autres),
    • De vos traitements en cours ou de vos habitudes en automédication même ceux qui vous semblent les plus inoffensifs comme les vitamines, les compléments alimentaires, les plantes médicinales, les antidouleurs (aspirine, ibuprofène, …). Il peut y avoir des interactions entre ces traitements et les thérapies anticancer et l’idéal est d’avoir un éclairage médical,
  2. Lors de la présentation des effets secondaires des traitements, n’hésitez pas à intervenir, à poser des questions, demander des précisions pour avoir un échange constructif avec votre médecin ou infirmière et à prendre des notes pour pouvoir recueillir un maximum d’information qui vont vous aider à vivre les conséquences des thérapies au jour le jour,
  3. Prenez des informations extérieures (sur mon site, dans les associations de patients, dans les groupes de parole) et demandez à votre médecin si vous pouvez appliquer ces astuces. Chaque cas est très différent et ce qui est valable pour un malade, peut-être contre-indiqué pour un autre. Cela étant, l’échange peut être une bonne ressource pour trouver des clefs qui allègent la pénibilité de ce que vous vivez.

 

Repensez son quotidien dans l’épreuve du cancer colorecal aide à « mieux vivre »

Quand le mot « cancer » est prononcé, le choc est toujours présent. Il faut se laisser du temps pour intégrer cette nouvelle et entrer dans un nouveau quotidien.

L’ensemble des traitements va avoir des répercussions dans votre vie. Elles ne sont pas les mêmes chez tout le monde :

  • Certains vont mal supporter les chirurgies,
  • Pour d’autres ce sera les chimio,
  • Pour d’autres encore ce sera les déplacements quotidiens pour faire les séances de radiothérapie.

Le ressenti de chacun n’est pas superposable. En revanche, s’il y a une généralité à retenir, c’est que le cancer et ses traitements ne sont jamais neutres dans la vie de la personne malade et de ses proches.

Ainsi, un des bons moyens de ne pas rajouter une difficulté à l’épreuve du cancer colorectal est de repenser son quotidien. Voici une astuce très utile :

  • Prenez une semaine « type » et détaillez, sur chaque journée, toutes les tâches que vous assumez
  • Classez-les selon trois critères : indispensables, délégables et superflus.
  • Pour tout ce qui peut-être délégué, essayez de répondre à la question : à qui ? : conjoint, famille, ami, service à la personne public ou privé, etc. Vous mettrez ainsi en place des relais que vous pourrez solliciter quand vous en aurez besoin.

Bien sûr, pour que ce système fonctionne, il vous faudra avertir ces personnes en amont et éviter de créer un déséquilibre, autrement dit, de surcharger une seule et même personne. Le burn-out des aidants est une réalité ; il est de l’intérêt de tout le monde de s’en préserver.

C’est un exemple, il peut y en avoir d’autres. Vous trouverez dans mon livre Mieux vivre le cancer : La Bible plus de 400 pages d’astuces pour vous faciliter la vie dans l’épreuve du cancer. La partie sur les effets secondaires est la plus appréciée de mes lecteurs.

 

Collectez des conseils pratiques,  adaptés et sécurisés

Face à la maladie grave, le patient, mais aussi ses proches, peut se retrouver dans une situation d’isolement, de solitude, également synonymes de souffrance.

Or, même si cela peut demander un effort, vous pouvez recréer du lien, parler, échanger avec des personnes qui traversent la même épreuve que vous ; ce qui ne veut pas dire que vous parlerez forcément du cancer.

Ainsi, j’avais personnellement beaucoup apprécié les groupes de paroles de la Ligue Contre le Cancer (Comité de Paris). L’échange et la bienveillance redonnaient de l’énergie et étaient, pour moi, des bouffées d’oxygène.

Pour un suivi plus personnel, il y a les différents « psy » de votre service d’oncologie mais aussi les médecins-nutritionistes, les socio-esthéticiennes, les ateliers pratiques parfois organisés dans les hôpitaux. Il faut trouver la formule qui vous convient le mieux. L’infirmère-cadre ou l’infirmière-coordinatrice pourront vous exposer toutes les possibilités d’accompagnement complémentaire à l’hôpital.

Enfin, vous avez, avec internet, la possibilité d’avoir accès à une source d’information sans limite… le risque c’est que le meilleur y côtoie le pire… notamment dans les forums mais pas seulement. Sur internet, il faut toujours se rappeler : Que vous ne savez pas qui écrit et pourquoi il le fait ? Les cas de guérisons miraculeuses du cancer (fausses) font régulièrement la une des journaux.

Il est nécessaire de garder une certaine distance face aux informations recueillies, de demander l’avis de votre médecin (traitant ou oncologue), d’en discuter avec vos proches.

 

Crédits photo des aides sur le cancer colorectal : © JPC-PROD – Fotolia.com

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