Le cancer des os : tout comprendre de ces tumeurs osseuses malignes

Le cancer des os

Les tumeurs des os prennent naissance dans le squelette. Ce dernier désigne les os et le cartilage.

Le cancer des os représente moins de 1 % de l’ensemble des tumeurs malignes, ce qui en fait un cancer assez rare. Tous les os peuvent être touchés par ce cancer. Il existe cependant, une prépondérance pour les membres inférieurs et notamment le fémur et le genou.

À titre d’exemple, les tumeurs malignes du sternum représentent 0.5 % de l’ensemble des cancers des os primitifs.

Dans cet article seront traités les cancers osseux primitifs. Autrement dit, les tumeurs malignes qui prennent naissance dans les os. Certains cancers peuvent faire des métastases osseuses. C’est notamment le cas de certaines formes de cancer du sein ou du rein.

Généralement, le cancer des os touche les personnes jeunes, voire les enfants.

Certains cancers comme le lymphome non hodgkinien et le myélome multiple peuvent se développer dans les os, mais ne sont pas considérés comme des pathologies cancéreuses osseuses.

À quoi sert le squelette ? Quels sont les différents types de tumeurs osseuses ?

Le squelette a pour fonction principale de protéger les organes internes. Il donne également une structure au corps. C’est le squelette qui lui permet d’avoir une forme et de se mouvoir malgré la gravité.

Une tumeur osseuse n’est pas synonyme de cancer. C’est sa capacité à faire des métastases qui lui donnera un caractère malin.

Les tumeurs bénignes des os

Les tumeurs bénignes ne forment pas métastase, ce qui ne veut pas dire qu’elles sont « anodines ». Certaines peuvent être agressives.

L’ ostéochondrome ou exostose ostéoclaste est la forme de tumeur osseuse bénigne la plus fréquente. Elle se développe souvent chez des personnes jeunes, de moins de 20 ans.

Parmi les tumeurs osseuses bénignes, il y a également :

  • L’enchondrome
  • L’ostéome ostéoïde
  • La tumeur à cellules géantes,
  • Le fibrome chondromyxoïde,

Les cancers des os

La grande majorité des cancers des os sont des sarcomes. Les traitements pour traiter ces pathologies cancéreuses des os ont fait de formidables progrès ces dernières années même si les traitements restent lourds.

L’ostéosarcome ou sarcome ostéogénique est le plus courant

La majorité des personnes malades d’un ostéosarcome ont entre 10 et 30 ans. Les hommes sont plus touchés que les femmes.

Les personnes ayant des antécédents personnels de la maladie de Paget, de radiothérapie ou de rétinoblastome, ont une probabilité de développer un ostéosarcome plus forte, même s’il n’existe pas de déterminisme médical.

Ce cancer des os regroupe des sous-catégories d’ostéosarcome :

  • parostéal,
  • périosté,
  • de surface ou périphérique,
  • à petite cellule fortement similaire au sarcome d’Ewing,
  • Le sarcome de Paget,

Le chondrosarcome, un cancer primitif des os fréquent

Il se développe dans les cellules du cartilage et touche autant les femmes que les hommes.

Il regroupe les chondrosarcomes dédifférenciés, à cellules claires, mésenchymateux. Ce dernier est agressif, mais est très sensible aux traitements.

Le sarcome d’Ewing, une tumeur maligne osseuse qui touche les personnes jeunes et le fibrosarcome

Le sarcome d’Ewing peut toucher tout le monde même s’il est plus fréquent chez les adolescents et les enfants. Les hommes et les femmes sont touchés de manière égale.

C’est un cancer agressif, mais chimio-sensible. La chimiothérapie est efficace pour le combattre.

En revanche, le fibrosarcome touche généralement les personnes de plus de 40 ans et prend naissance dans les os de la mâchoire, des jambes et des bras.

Quels sont les facteurs de risques de ce type de pathologies tumorales ? Quels en sont les signes et symptômes ?

Les causes de l’apparition d’un cancer sont aujourd’hui peu établies à quelques exceptions près, comme le tabac ou les fibres comme l’amiante.

Pour les tumeurs malignes des os, les facteurs qui sont considérés comme augmentant les risques sont :

  • Avoir suivi un traitement antérieur de radiothérapie,
  • Être porteur d’une mutation génétique particulière,
  • Avoir des antécédents d’affection osseuse.

La perversité du cancer, c’est qu’il avance sans signe particulier. C’est une maladie grave qui provoque longtemps des symptômes « communs ». D’où la difficulté de le diagnostiquer tôt.

Pour le cancer des os, les signes sont fréquemment :

  • Une douleur osseuse ou articulaire persistante ou qui peut survenir lors d’un mouvement,
  • Une masse repérable au toucher,
  • Une altération de l’aisance ou de la mobilité,
  • Une fracture spontanée (sans cause),
  • Une perte de poids,
  • Une grande fatigue inexpliquée,

Comment se fait le diagnostic de la tumeur maligne des os ? Quel est le dépistage ?

La pierre angulaire du dépistage du cancer est le médecin traitant, souvent un médecin généraliste. C’est lui qui, grâce aux éléments donnés par son patient et un examen clinique, va demander des examens complémentaires.

Dans cette démarche de soin, il est donc fondamental de ne pas banaliser les symptômes repérés et de donner un maximum d’éléments au médecin. Malgré tout, si cela est indispensable pour que ce dernier ait un regard éclairé, ce n’est pas toujours simple pour le patient.

Après un examen clinique, le médecin pourrait demander :

  • Une radiographie,
  • Une I.R.M.,
  • Un scanner,
  • Une scintigraphie osseuse,
  • Une analyse sanguine très poussée avec notamment le dosage du LDH et du taux sérique de phosphatase alcaline.

C’est en fonction de ces résultats qu’une biopsie de la masse sera demandée. La biopsie est un prélèvement de la masse repérée. Ce prélèvement sera étudié par un anatomopathologiste, ce qui permettra de confirmer ou d’infirmer le diagnostic de tumeur osseuse maligne.

La biopsie est classiquement prise en charge dans un établissement hospitalier.

Qui décide du traitement contre ces cancers osseux ? Quels sont les traitements ?

Le traitement d’un cancer des os, comme n’importe quelle tumeur maligne, sera déterminé par une réunion de concertation pluridisciplinaire. Cette instance réunit des spécialistes dans différents domaines comme :

  • L’oncologie,
  • La chirurgie,
  • La radiothérapie,
  • La radiologie,
  • La pharmacologie,
  • Et parfois même l’informatique et le codage tant le développement de décodage génétique des tumeurs prend de l’importance.

C’est sur la base de l’âge du patient, de la nature et la taille de la tumeur, de sa propagation, qu’un protocole de soins sera établi. Le patient a le droit de demander un second avis, notamment dans un centre de référence de traitement contre le cancer, comme cela est expliqué dans l’e-book. Il existe 20 établissements de ce type en France. Cependant, en cas de cancer agressif à propagation rapide, il peut être risqué de différer le début des traitements. Dans ce cas, rien ne vous empêche de demander un second avis en cours de traitements, sans rupture de soins. Cela fait partie de vos droits.

Vous pouvez échanger sur ce point sans tabou avec votre équipe soignante.

Les traitements contre ces  pathologies tumorales sont classiquement :

  • La chirurgie pour retirer la masse tumorale et les tissus atteints,
  • La chimiothérapie (notamment pour l’ostéosarcome et le sarcome d’Ewing qui sont chimiosensibles),
  • La radiothérapie.

Dans le cas du cancer des os, les traitements sont souvent proposés de manière combinée.

Si tous les traitements ont des effets indésirables, ceux des thérapies contre le cancer sont particulièrement lourds. Sachez que même si les recettes miracles n’existent pas, il existe cependant des moyens d’alléger les effets secondaires.

Un témoignage sur l’ostéosarcome à la mâchoire

Comme je le dis souvent, le cancer touche tout le monde, sans distinction.

Le mannequin Elizaveta Bulokhova fait part de sa nouvelle vie, après un ostéosarcome de la mandibule, découvert pendant sa grossesse.

Dans cet article, elle fait part de sa nouvelle vie avec cette maladie qui s’éloigne peu à peu.

Cancer et traitements : attention au risque de thrombose veineuse

Les patients suivant un traitement contre le cancer sont des sujets à risque concernant la thrombose veineuse, et sa complication majeure : l’embolie pulmonaire. Si vous êtes concerné, parlez à votre médecin de vos possibilités pour réduire ce risque (prise d’anticoagulants type héparine, port de bas de contention, etc.).

Une partie entière du livre  Mieux vivre le cancer : La Bible est consacrée à la réduction de ce risque.

Cet article vous a été utile ? Vous devez vous-même (ou un de vos proches) affronter un sarcome ?

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Licence photo : © Sebastian Kaulitzki – Fotolia.com

3 Commentaires

  1. Magali

    Bjr mon fils de 17 ans souffre d’un sarcome d’ewing de 14 cm ds la cuisse. Venons de finir les 3 1ere cure de chimio. Plutôt bien résisté espérons de bons résultat à l’IRM le mois prochain.

    Réponse
  2. FT

    Bonsoir,
    Mon mari souffre d’un cancer de la plèvre due à l’amiante.

    Cela fait un an qu’il se bat. Radiothérapie et chimiothérapie sont devenues son quotidien.Maintenant la maladie s’est propagée aux os.Il a le bassin fracturé et le fémur droit très atteint.Depuis une semaine son bras gauche est froid et il ne peut plus s’en servir.

    Les docteurs augmentent les doses de morphine,en une semaine il est passé de 3 mg à 7 mg.Son foie est touché depuis décembre. Il a un diabète prononcé.

    Je voudrais savoir jusqu’où les doses de morphine peuvent aller ? Les médecins parlent de quelques mois de vie mais les douleurs s’intensifient et son état général se dégrade très vite depuis deux semaines.J’ai peur qu’on ne compte plus que quelques semaines de vie.C’est un être merveilleux avec tout le monde,qui est généreux et adorable.Il ne sonne pas les infirmières pour ne pas les déranger.Il a besoin d’elles pourtant car il ne peut plus quitter son lit,il a essayé et est tombé plusieurs fois cette semaine.

    Je l’adore et je n’arrive pas à imaginer ma vie sans lui,ça me paraît inconcevable.On devrait fêter nos 25 ans de mariage en juin mais j’ai peur qu’il ne soit plus là.Nos enfants l’adorent et sont complices avec lui depuis toujours.Ca nous lacère le coeur de le voir dépérir jour après jour.

    Réponse
    • Laetitia LORNIAC

      Bonsoir,

      Ce que vous vivez est très difficile, accompagnez une personne gravement malade est une épreuve.

      Le soulagement des douleurs est un impératif et j’espère que cette problématique est bien prise en charge par l’équipe soignante. Soyez bien présente auprès de lui, tout en veillant à vous préserver : bien manger, essayer de dormir correctement est important.

      Courage

      Réponse

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