Comment aider un proche atteint d’un cancer ? 10 conseils à l’entourage

aider un proche cancer

Cancer : comment aider un proche ?

 Les traitements contre le cancer sont lourds. Si autour de vous, vous connaissez une personne suivant un traitement contre le cancer et que vous souhaitez l’aider et le soutenir, voici 10 conseils à suivre.

Dans mon guide numérique Mieux vivre le cancer : La Bible, vous trouverez une partie entière consacrée aux relations malades / proches.

Les conseils pour aider un proche atteint d’un cancer :

  1. Soyez présents sans vous imposer : profitez des hospitalisations pour rendre des visites, des retours à domicile pour proposer votre aide. Mettez-y du vôtre. Les traitements sont très fatigants, il peut y avoir des périodes d’aplasie. Apportez des petits biscuits, proposez de faire le thé. Allégez la visite sur les éléments matériels (pas de préparation de repas, pas de vaisselle) pour privilégier les moments d’échange ;
  2. Proposez votre aide : pour faire des petites courses, aller à la pharmacie, cuisiner des plats, faire le ménage, repassage, vaisselle, sortir le chien, sortir les poubelles, changer la litière du chat, poster le courrier, aller au laboratoire chercher les résultats d’analyse… des petits riens qui sont très importants dans ces moments-là ;
  3. Demandez ce que vous pouvez faire concrètement ou, à l’inverse, qu’est-ce qui est difficile pour le malade en ce moment, vous saurez ainsi où orienter votre action et si c’est compatible avec vos contraintes ;
  4. Proposez des invitations pour sortir (cinéma, promenade, repas. ), ou faites des soirées à domicile pour regarder un film tranquillement ;
  5. Sachez écouter sans juger : des paroles peuvent être blessantes même sans le vouloir. Essayer de mesurer ce que vous allez dire et recevoir la parole de l’autre sans jugement ;
  6. Gardez-vous de faire la morale « Moi à ta place, je ferais CI et CA », peut-être que vous le feriez, mais en attendant, vous n’êtes pas à la place du malade et c’est lui qui souffre. Il a besoin de soutien, pas de discours ;
  7. Ne transmettez pas vos angoisses « moi ma mère elle a eu un cancer et elle est morte ». Des paroles comme cela, ça n’aide pas vraiment ;
  8. Soyez patient : un patient en chimiothérapie n’est pas toujours de bonne humeur, peut être déprimé, très fatigué, irritable, mais gardez à l’esprit que votre aide et votre soutien lui seront d’un grand secours ;
  9. Sachez saisir les perches : si le patient vous propose un jour un rendez-vous (ou autres), mais que vous n’êtes pas disponible, saisissez l’occasion pour dire « ce jour-là, je ne peux pas. En revanche, la semaine prochaine, je suis disponible si tu veux » ;
  10. Ne vous limitez pas à envoyer des mails ou SMS, cela est bien… mais à un moment une présence physique est réconfortante. Cela est valable si vous n’êtes pas trop loin géographiquement bien-sûr.

Le livre numérique Mieux vivre le cancer : La Bible

Le cancer et ses traitements vont atteindre de plein fouet la personne malade, mais aussi son entourage.

Être aidé et accompagné c’est nécessaire pour que la personne malade ait la force d’affronter cette épreuve. Mais les proches doivent aussi penser à se protéger de la violence des événements.

C’est un équilibre à trouver et il est possible de le trouver.

Mon guide numérique Mieux vivre le cancer : La Bible vous donnera tous les moyens pour y parvenir. C’est une ressource unique qui a aidé plus de 9 lecteurs sur 10 à être mieux armé pour affronter le cancer.

22 Commentaires

  1. BinJP

    j’ai 43 ans je suis atteinte d’un cancer au poumon avec des métastases sur une cote à l’estomac un ganglion au cou et d’après le cancérologue je serais au stade 4 je commence la chimio ce lundi le seul traitement mais l’avenir me préoccupe je ne sais combien de temps de mois d’années cette maladie vas me nuire ma famille me soutient mon petit fils de 8 mois me donne le sourire mais la peur est présente

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    • Laetitia LORNIAC

      Bonjour,
      Merci de votre message.
      La peur est tout-à-fait normale. Ce que vous vivez est extrêmement difficile.
      Il n’y a pas de recette miracle mais, peut-être, essayer de rester dans l’instant présent peut être utile. C’est-à-dire, se concentrer sur l’instant et ne pas anticiper l’avenir. Cela permet, chez certaines personnes, de ne pas être envahies par l’angoisse.
      Par ailleurs, si votre traitement commence lundi, vous pouvez essayer de vous divertir, autrement dit, vous changer les idées, en prenant avec vous des films drôles / des comédies, des séries américaines (souvent addictives), des livres captivants (comme Millenium de Stieg Larson, les 2 derniers livres de Joël Dickers, les livres de Ken Follett, les charmes discrets de la vie conjugales ou A la poursuite du bonheur de Douglas Kennedy, …) ; si vous aimez lire bien-sûr.
      Le tout est de se changer les idées pour alléger le quotidien du traitement.

      Il est aussi utile de noter vos questions et de profiter des séances de chimio pour interroger vos soignants sur les sujets qui vous préoccupent. Vous pouvez également interroger vos soignants sur les possibilités d’accompagnement aux malades au sein de l’hôpital (socio-esthéticienne, diététicienne, soutien psychologique, groupe de paroles, etc.)

      Comme je le disais, les recettes miracles n’existent pas pour effacer la maladie. En revanche, il faut trouver sa propre formule pour vivre ce moment « le moins mal possible ».

      Bien à vous,

      Laetitia

      Réponse
  2. Noémie

    Bonjour, j’ai besoin qu’on me conseille. Je suis avec une personne depuis 3 mois. C’est récent. Il a une tumeur au cerveau. Il s’est fait opérer une fois déjà. Il lui parle d’une seconde opération. Il fait de la chimiothérapie. Nous à plusieurs centaines de kilomètre l’un de l’autre. Il a cette tumeur depuis 10 mois maintenant. Il me rejette. Me dis de faire la vie avec quelqu’un d’autre et d’être heureuse car il peux rien m’apporter. Bien sur ça me blesse de l’entendre dire ça. Je lui écrit tous les jours. Et il m’a répondu au bout d’un mois. Il veut être seul. Il ne veut plus aimer .. pourquoi cette réaction ? Je ne sais pas comment faire et refuse d’être sans lui. Il est devenu la raison de mon sourire.

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    • Laetitia LORNIAC

      Bonjour,

      Aider une personne qui ne veut pas être aidée est un chemin difficile. Cela étant, votre démarche est très précieuse pour votre compagnon.
      Voici ce que je conseille souvent aux personnes qui accompagnent une personne malade :
      – il faut savoir être présent à la fois pour la gestion du quotidien et les rendez-vous importants classiquement les consultations / bilans avec l’oncologue,
      – essayer de trouver / solliciter des personnes relais pour soutenir la personne malade au quotidien (courses, ménage, gestion administrative). Certaines tâches, comme le ménage, peuvent être déléguées mais il faut pousser des portes. A titre d’exemple, les mutuelles (certaines) prennent en charge un forfait hebdomadaire de ménage. Mais il faut avoir la force de les appeler, monter un dossier etc.
      La distance n’aide pas vraiment car beaucoup de ces aides qui facilitent le quotidien et allègent le fardeau de la personne malade se font au jour le jour.
      Cependant, toutes les bonnes volontés et toutes les personnes bienveillantes sont les bienvenues pour épauler les personnes malades.
      Il faut simplement « trouver » l’aide qui pourra le plus soutenir votre compagnon, tout en vous préservant.

      C’est du sur-mesure.

      Bien à vous

      Réponse
      • Noémie

        Justement j’essaie d’être présente malgré la distance d’être la pour lui. Il refuse tous il est blessant dans c’est parole il m’envoie boulet tous le temps. Je ne sais plus quoi faire. Je ne le comprends plus je ne le reconnais plus c’est pas l’homme que j’ai connu. Pourquoi il est comme ça ? Au départ il était attanchant, attentionné, doux… je lui demande pas d’être comme il était mais il est totalement différent. Et c’est blessant j’ai l’impression qu’il ne m’aime plus. Je ne sais plus quoi faire. :'( c’est de plus en plus difficile. A part l’oublier refaire ma vie avec un autre et être heureuse comme il le souhaite il ne dit rien d’autre.

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        • Laetitia LORNIAC

          Quand on a un cancer, c’est la crise.

          Une suggestion : déplacez vous, allez le voir en lui disant « J’aimerais t’aider. Voilà ce que je peux faire pour toi (…) mais si tu ne souhaites pas que je sois là, je le comprendrai et resterai disponible si tu changes d’avis ».
          Donnez lui du temps.

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    • Elodie

      Ton conjoint cherche juste à te protéger et ne pas t’imposer cette vie de contrainte. Mon conjoint à une tumeur au cerveau je le Savais quand on c’est rencontré et j’ai « choisi » cette vie. Il a fait une récidive récemment et il culpabilise énormément de m’imposer ça et des sacrifices que l’on a du faire…

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  3. Jammy

    Bonsoir

    Voilà mon papa a un cancer au poumon du a l amiante et j aimerai l aider à un peu oublié la maladie.
    Il y a t il des centres pour qu il puisse avoir un peu dès activités qu il puisse rencontre des gens car il est complètement renfermer sur lui même et ne veut plus bouger (il déprime ) car la chimio est vraiment très lourde
    J espère avoir des infos merci d avance

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  4. ARLETTE

    bonjour à vous, à peu près même situation que Noémie , amie très proche (54 ans) atteinte cancer du sein (il y a 4 ans sein droit guéri au bout de 2 ans de chimio , 8 jours après récidive mais sein gauche , traitement chimio depuis 2 ans , supporte assez bien mais grande ulcération qui la fait bcp souffrir , examens contrôle il y a 1 mois , tumeurs tjrs au mm point + tumeur cerveau qui a été ôtée il y a 1 quinzaine de jours) mon amie a perdu énormément de poids et était très faible pour l’opération et l’est encore – durant son hospitalisation (elle était sous morphine)elle n’a voulu voir personne et à peine son mari et ses filles – elle dormait bcp et j’ai pu l’appeler 1 ou 2 fois très brièvement – elle avait le moral « dans les chaussettes » comme dit son mari – là elle vient de rentrer chez elle , encore faible mais parle un peu mieux – j’attends son feu vert pour lui rendre visite -là où je voulais votre aide c’est que je suis d’un naturel très gai et optimiste – je reste moi-même lors de mes « petits appels » mais que lui dire ?? , dois-je l’appeler régulièrement ou plutôt lui envoyer petits textos ou autres et appeler moins souvent , elle sait que je suis présente je le lui ai dit et si besoin ou dès qu’elle le voudra j’arrive (j’habite à 30kms mais pas grave du tout) – c’est surtout savoir comment l’aider à reprendre courage et force , faut-il lui parler de sa maladie ou non ??? forcer les visites ou non ??? – mon amie avait et a toujours un caractère bien trempé , que c’est non c’est non et accepte difficilement l’aide même de ses proches – J’ai pensé lui écrire un petit mot de soutien (surtout que les fêtes arrivent) et entre 2 des petits SMS de « présences » et de temps à autre 1 coup de fil pour ne pas la fatiguer ou radoter !!! merci de vos conseils car je vois mon amie décliner , elle dit que ça va mieux mais ??? et je ne voudrais pas non plus « l’écraser » de mon optimisme ou ma jovialité naturelle – encore merci et j’attends avec impatience de vous lire (j’ai moi-même 68 ans, retraitée et la connais depuis 34 ans)

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    • Laetitia LORNIAC

      Bonsoir,

      Accompagner une personne malade du cancer est un équilibre délicat.
      Il me semble qu’il faut à la fois s’adapter à la personne malade, ne rien lui imposer, mais aussi lui signifier que vous pensez à elle, que vous êtes prête l’aider et, bien-sûr, que vous l’aimer.

      Peut-être pouvez-vous lui lancer des perches, comme :
      – je pourrais passer samedi ?
      – demain, je vais faire les magasins, tu as besoin de qqc ?
      – je viens de lire un livre magnifique et je l’ai trouvé en livre audio. Je pourrai te l’apporter ?
      Si elle vous repousse, ne le prenez pas pour vous. Ce n’est pas grave, peut-être qu’une autre fois, elle les saisira.

      Pour engager une conversation téléphonique, vous pouvez simplement l’entamer par « comment vas-tu ces jours-ci ? ».

      Votre jovialité, votre joie de vivre m’apparaissent comme étant des atouts précieux. Quand on est malade, mieux vaut éviter les esprits chagrins qui viennent plomber un quotidien déjà difficile.

      Bien à vous

      Réponse
      • ARLETTE

        bonjour à vous, merci à vous pour cette aide apportée dans votre réponse mais entre temps je viens de savoir que mon amie ne guérirait plus !!! et ne serait certainement plus là au Noël prochain …. alors comment être là maintenant pour elle ? faut-il « forcer » les visites ??? (je suis à 30 kms d’elle mais peu importe) – que lui dire? que faire avec elle sachant qu’elle est très faible ?? dois-je toujours rester « enjouée » raisonnablement bien entendu ou cela pourrait-il au contraire « l’enfoncer » encore plus ?? là j’avoue être un peu perdue et sous le choc bien sûr – j’ai déjà perdu 4 bonnes amies du cancer !!! – et là c’est MA MEILLEURE AMIE – merci encore de votre aide ARLETTE

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        • Laetitia LORNIAC

          Bonjour,

          A mon sens, si vous pouvez l’avoir au téléphone, dites lui simplement que cela vous ferait plaisir de la voir, que cela fait longtemps que vous ne l’avez pas vue et qu’elle compte pour vous.
          Si elle refuse de vous voir et si vous avez son mari au téléphone, dîtes lui la même chose en précisant que vous ne resterez pas longtemps. Vous souhaitez simplement lui faire un petit coucou.
          Soyez comme vous êtes. Sans forcer votre bonne humeur, ni la cacher.
          Après, il faut aussi s’adapter à la situation et être connectée à ses besoins. C’est une chose difficile et il n’y a pas de règle générale.

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  5. MARIE

    Bonjours, j’ai appris hier, veille de mon anniversaire, que l’homme que j’aime est atteint d’un cancer des poumons. J’ai 16 ans et lui 17, et je ne sais absolument pas comment faire pour l’aider à surmonter cette épreuve sachant que sa maladie l’empêchera pour la vie de réaliser son rêve qui était de rentrer à l’armée de terre. Pour le moment il « tient le coup » et en rigole car il ne veut pas me faire de mal mais sa chimio commence lundi matin et je sais qu’il angoisse, d’autant plus qu’il a la phobie des hôpitaux.. Que puis-je faire pour lui changer les idées ? Je l’ai déjà emmener voir un film mais l’entendre s’étouffer au moindre geste me déchire le cœur et j’ai du mal à retenir mais larmes. J’aimerai vraiment trouver un moyen pour lui montrer que je suis là sans pour autant l’étouffer avec ma protection parfois envahissante… 17 ans ce n’est pas un âge pour vivre ça…

    Réponse
  6. nora

    bjr mon ami est atteint du cancer depuis 5 ans il est à sa 3 eme chimio il recidive une autre fois , il n’a pas le moral , je souffre plus que lui j’essay de changer de sujet au lieu de parler de la maladie , mais son calme et son silence me font souffrir , d’autant plus il est en france et moi en algerie, je lui apporte de la joie Quand on est ensemble mais Quand il est loin je ne c pas comment faire ??? je tiens à vous informer que je suis bavarde ..merci

    Réponse
  7. David

    Ma compagne à été récemment diagnostiquée pour des nodules cancéreux au sein gauche. Elle est persuadée qu’elle a un cancer ailleurs dans le corps et que sa vie va finir dans 4 mois. De plus le Comité pluridisciplinaire qui doit statuer sur son cas ne donne pas de nouvelle. Je garde la tête haute et espoir mais ça reste difficile pour tous les deux. Merci

    Réponse
  8. Anna

    bonsoir mon petit fils est un chimiothérapie. que éviter pour ne pas aggraver la situation et les précaution à prendre lors des visites.

    Réponse
    • Laetitia LORNIAC

      Bonjour,

      Les premières précaution à prendre sont liées à l’hygiène : se laver les mains en entrant dans la chambre de votre petit-fils, porter un masque si l’équipe soignante vous le demande, etc…

      Pour éviter les pratiques potentiellement dangereuses, n’hésitez pas à poser des questions aux infirmières et à l’infirmière cadre. Elles répondent souvent volontiers.

      Bien à vous

      Réponse
  9. A.

    Bonsoir,

    ma mère vient d’apprendre que son bouton d’il y a 1an au visage prêt du haut de son nez sur le côté, devenu une boule un peu plus grosse est en réalité une tumeur. La dermato lui a conseillé de joindre un hopital afin de savoir si il y a un cancer ou pas, et d’opérer. Nous avons rdv mi octobre, elle doit se protéger du soleil en attendant avec une pommade marquée « kératose actinique ». Ce qui m’a fait trouvé que cela est peut être « épidermoïde ». Je cherche à mieux comprendre ce type de cancer est son taux de guérison si jamais. Connaissez vous un taux de survie fiable?

    Réponse
    • Laetitia LORNIAC

      Bonjour,

      Vous pouvez regarder sur le site de l’Inca.

      Bien à vous

      Réponse
  10. mathilde

    bonjour. je vais passer la journée a l’hôpital avec mon amie qui fait sa premiere radiothérapie. je connais les effets de la chimiothérapie et sais comment aider quelqu’un au court de cette premiere journee. mais je ne sais pas comment faire pour la radiothérapie. pourriez vous me donner des idées? vat elle avoir froid? chaud? va t elle avoir des pertes de sensations dans les doigt….? mille merci

    Réponse
    • Laetitia LORNIAC

      Bonjour,
      Cela dépend du type de radiothérapie qu’elle aura ainsi que de la localisation du traitement.
      En tant qu’amie, votre présence bienveillante est précieuse.

      Réponse

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