Chimiothérapie et alcool : est-il possible de boire pendant les traitements contre le cancer ?

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Pour la santé, à consommer avec modération

La consommation d’alcool fait partie de nos mœurs, surtout lors des repas festifs.
Surtout dans un pays comme la France avec ses nombreuses régions viticoles et ses vins de grands crus à la réputation internationale.

Malheureusement, il y a un revers à ce patrimoine culturel et gustatif.
D’une part, boire des aliments alcoolisés font partie des facteur de risque pour notre santé et des causes d’apparition de maladie comme les cancers chez les patients.

De plus, durant un traitement du cancer, toutes les habitudes des femmes et des hommes malades sont bouleversées. Les effets des boissons alcoolisées (même un verre) peuvent être très préjudiciables pour le patient.

En effet, les traitements contre le cancer comprennent souvent plusieurs cures de chimiothérapie. Ce sont des thérapies longues.

Les médicaments de chimiothérapie sont nombreux, leurs effets secondaires également. Ils fragilisent les défenses immunitaires du corps. Ce qui le rend plus vulnérable.

Ainsi, quelles que soient les situations thérapeutiques des malades du cancer, une variable demeure :

pendant la prise des médicaments contre le cancer, mieux vaut limiter les conduites à risque et limiter fortement, voire supprimer, la consommation d’alcool.

Voici ce que dit le Docteur Khayat, professeur à la Pitié Salpêtrière, sur le fait de boire de l’alcool et le risque que cela représente au niveau du cancer dans une vidéo proposée par Sciences et Avenir :

Boire de l’alcool pendant un traitement comme la  chimiothérapie : un faux ami pour les patients

L’alcool a une vertu : une consommation modérée peut être synonyme de détente.

Cette consommation permet parfois une légère euphorisation.

Dans la mesure, où affronter le cancer et ses effets secondaires est une épreuve, avoir une béquille qui permette de voir sa vie de manière un peu moins « noire » est appréciable.
Seulement, cet effet est un leurre et comprend un risque.

D’une part, l’alcool n’apprend pas à s’approprier le traitement, à (re)devenir acteur de sa vie et à faire face à la situation.

D’autre part, cela peut aboutir ou accentuer une dépendance néfaste pour la santé du patient en plein traitement.
Enfin, la hausse de la consommation de ces boissons fait partie des risques et causes clairement identifiés de l’augmentation des cancers de la sphère ORL (bouche, langue, …) ou foie, notamment chez les femmes. C’est la même chose avec la cigarette. Autant s’en préserver.

Ainsi, que que ce soit pour une consommation ponctuelle ou si vous avez une réelle dépendance à l’alcool, mieux vaut tenir à distance toutes les boissons alcoolisées pendant un traitement lourd comme ceux des cancers.

Les médecins pourront donner aux patients des indications précises sur les règles de nutrition que vous devrez tenir.

Par ailleurs, en cas de dépendance à l’alcool, sachez que certaines médecines complémentaires apportent une aide réelle pour s’en défaire. C’est le cas de l’hypnose dont plusieurs études signalent une efficacité réelle pour se défaire de cette dépendance.
Il n’y a rien de miraculeux, seulement des coups de pouce très appréciables.

Consommation d’alcool en chimiothérapie contre les cancers : quels sont les risques pour la nutrition

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Cancer et alcool

L’alcool est un coupe-faim.

La sensation de satiété est très vite présente après une consommation alcoolisée.

Or, en chimiothérapie et lors des traitements contre le cancer, il est fondamental de bien se nourrir et de maintenir un bon niveau d’apports nutritionnels, malgré les modifications du goût.

Avec les nausées, les vomissements, les troubles digestifs divers souvent associés à la chimiothérapie, le rapport à la nourriture est fortement perturbé pendant les traitements contre le cancer.

Or, pour la santé, il est très important d’éviter la dénutrition et une perte de poids excessive pour ne pas affaiblir son organisme. L’alcool ne permet pas d’exercer une vigilance, il fausse la perception. Autrement dit, les boissons alcoolisées accentuent les risques.

Pour réduire les risques de dénutrition, vous pouvez vous rapprocher d’un médecin-nutritionniste ou d’un diététicien pour établir un accompagnement spécifique.

A mon sens, il faut prendre toutes les aides existantes pour mieux vivre les traitements du cancer et alléger le parcours de la personne malade.
Par ailleurs, il est toujours utile de savoir que consommer de l’eau minérale peut aider à limiter les effets secondaires du traitement et de ses médicaments.

Vous pouvez aussi découvrir mon livre de référence Mieux vivre le Cancer : La Bible.

Avec lui, vous aurez :

  • Les moyens de limiter votre consommation d’alcool en chimiothérapie et pendant les traitements contre le cancer,
  • Les interactions médicamenteuse de la chimiothérapie et de l’alcool,
  • Les liens entre alcool et l’apparition d’un cancer.

Le livre  de référence  regroupe, en plus de 500 pages, tous les outils pour être mieux armé et faire face au cancer, aux médicaments et à leurs effets secondaires. Plus de 9 lecteurs sur 10 considèrent qu’il les a vraiment aidé à affronter l’épreuve du cancer.

Mon guide pratique est disponible en livre est disponible chez mon éditeur (laetitialorniac.com/livres), sur Amazon et dans toutes les bonnes librairies.

Crédits photo de l’article : © Gajus – Fotolia.com

Envie de poursuivre votre lecture ? Rien que pour vous, voici des trucs et astuces pour mieux vivre le cancer, ses traitements et ses effets secondaires :

4 Commentaires

  1. Stéphanie

    Mon papy vient d’apprendre qu’il a le cancer du poumon. Il adore boire sa biere surtout l’été et avec la visite. À son âge, je le vois mal ne pas prendre sa bière a cause des traitements, est-ce qu’il y a des conséquences à la prise d’alcool avec les traitement chimio et radio?

    • Laetitia LORNIAC

      Bonjour,

      L’idéal serait d’avoir l’avis de son oncologue.
      Hors d’une consommation excessive, de ce que j’ai lu (mais je ne suis pas médecin), les avis divergent. Par exemple, dans un centre de soins à Bordeaux (il me semble), il était proposé aux malades suivant un traitement contre le cancer, un verre de vin rouge pour le diner… Bon, je n’ai plus la source de cette lecture, donc, c’est juste un exemple à relativiser.
      Avoir l’avis de l’oncologue et du radiothérapeute vous éclairera précisément.

      Bien à vous

  2. Robert H

    c,est pas un traitement pour le cancer, c,est un traitement pour la polycéthimie vrai faire baisser le niveau de globules rouge, je prends du HYDREA

    • Laetitia LORNIAC

      Bonjour,
      Votre question n’est pas très claire. Cela étant, si vous suivez un traitement et que vous vous interrogez sur les interactions avec l’alcool, le plus sûr est d’en parler au médecin qui vous suit.

      Bien cdt

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