Qu’est-ce qu’un cancer ? définition

cancer

définition du cancer

Cancer, que faut-il savoir ?

La définition d’un cancer (ou tumeur maligne) est à la fois simple et compliquée. Simple car le cancer est une multiplication anormale des cellules. Compliquée car les pathologies cancéreuses revêtent un certain nombre de mystères.

Le cancer touchera dans leur vie un homme sur deux et une femme sur trois. En France ce sont plus de 355 354 nouveaux cas par an avec 155 004 femmes et 200 350 hommes.

Cette maladie prend naissance dans une cellule, qui va se multiplier pour former une tumeur. Toutes les tumeurs ne sont pas malignes. Seuls des examens poussés et notamment une biopsie pourra confirmer la présence d’une maladie cancéreuse. L’aspect pernicieux du cancer réside dans le fait que les cellules cancéreuses vont « berner » le système immunitaire. Ce dernier, chargé de protéger l’organisme contre les agressions et menaces, ne va pas reconnaître cette cellule tumorale qui va pouvoir proliférer d’abord sur l’organe initial (cancer primitif), avant de coloniser l’organisme pour atteindre d’autres organes. Ce sont les métastases (cancers secondaires).

 

La définition du cancer se fait d’abord par l’organe touché (sein, prostate, vessie, etc) puis par le type de tumeur concerné (carcinome, vitelline, sarcome, …). Cette information sera donnée par l’étude de anatomopathologiste, qui est une analyse au microscope des tissus prélevés lors de la biopsie.

Autrement dit, deux patients ayant un même organe touché par le cancer (par exemple un cancer prostatique) pourront -en fait- avoir deux pathologies cancéreuses différentes (le premier un adénocarcinome de la prostate, le second un lymphome de la prostate). Ces deux patients auront donc deux traitements différents.

Avant de poursuivre, voici une vidéo explicative sur le cancer et son apparition :

 

 

 

 

Quels sont les principaux cancers ? Définition par le type d’organe concerné

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Organe touché par le cancer

 

Plus de 100 tumeurs malignes différentes ont été identifiées à ce jour. Toutes les cellules qui ont la capacité de se multiplier peuvent être concernées par le cancer. Ainsi, tous les organes peuvent être concernés par les pathologies cancéreuses.

 

En France, les quatre cancers les plus fréquents sont le cancer de la prostate, du sein, colorectal et du poumon.

A eux quatre, ces cancers représentent plus de 50 % de toutes les pathologies cancéreuses.

 

Cancer de la prostate avec plus de 70 000 cas par an :

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Le cancer de la prostate chez l’homme

C’est le premier cancer masculin. Il fait partie des cancers urologiques comme les pathologies cancéreuses de la vessie, de l’urètre, du rein.

Le développement du cancer de la prostate se fait souvent de manière silencieuse, c’est-à-dire, asymptomatique, sans symptôme apparent. Son dépistage se fait sur la base d’un examen clinique (toucher rectal) et le dosage du marqueur tumoral nommé PSA.

Le patient, lui, peut ressentir une envie plus pressante d’aller aux toilettes ou constater du sang dans les urines. A mon sens, si une personne constate quelque-chose d’anormal, il faut toujours jouer la carte de la sécurité et avoir un avis médical, plutôt que de laisser se dégrader la situation.

Comme pour le cancer du sein, le dépistage organisé du cancer de la prostate est l’objet de vives controverses. Ses détracteurs avancent que ce type de dépistage favorise le nombre de faux-positif et donc de surdiagnostics.

En cas de cancer de la prostate, quand cela est possible, la chirurgie est souvent le premier traitement mis en oeuvre. Il existe plusieurs types d’interventions chirurgicales pour l’ablation d’une tumeur maligne de la prostate.

Le mois de sensibilisation au cancer de la prostate est novembre « november blue ».

 

Cancer du sein avec plus de 50 000 nouveaux par an :

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Dépistage du cancer du sein : examen clinique

Si le cancer de la prostate est le cancer n°1 chez l’homme, les tumeurs malignes du sein sont l’ennemi n°1 pour la femme.

Le dépistage du cancer du sein se fait d’abord par l’autopalpation du sein, puis par un examen clinique par un médecin et éventuellement par une mammographie (attention au type de matériel utilisé pour passer cet examen), une échographie du sein, voire une IRM mammaire. L’intérêt des résultats de l’IRM font l’objet de quelques réserves parfois, certains médecins préférant directement la réalisation d’une biopsie avec carottage.

Lorsque le diagnostic du cancer du sein est confirmé par les résultats de la biopsie, plusieurs traitements peuvent être mis en oeuvre.

Si la chirurgie est envisagée, sachez qu’il existe non seulement plusieurs types d’intervention chirurgicale, mais aussi – en cas de mastectomie – plusieurs formes de reconstruction mammaire. Les plus pratiquées, ne sont pas forcément les plus légères ni les meilleures. Il ne faut pas hésiter à demander des précisions aux médecins (oncologues, gynécologues, chirurgien, traitant) et solliciter plusieurs avis.

Ces précautions permettent de faire des choix éclairés, ce qui est essentiel pour mieux vivre le cancer et ses traitements.

Le mois de sensibilisation au cancer du sein est octobre avec : « octobre rose ».

 

Cancer du côlon et du rectum avec plus de 40 000 nouveaux cas par an :

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Les tumeurs du côlon et du rectum

Le cancer du côlon fait partie des cancers digestifs.

Sa forme tumorale la plus fréquente est l’adénocarcinome lieberkünien.

Les personnes ayants des antécédents de cancer colorectal dans leur famille, porteuse du syndrome HNPCC ou souffrant d’une inflammation chronique de l’intestin sont des personnes considérées comme « à risque ».

Comme la plupart des cancers, le cancer du côlon et du rectum n’a pas de symptômes particulier. Il arrive même que celui-ci soit découvert à un stade avancé « par hasard ». C’est le cas d’une de mes amies, ancienne grande fumeuse, qui passait une radiographie pulmonaire de routine. Ce jour-là, les clichés ont montré un nodule qui sera identifié, plus tard, comme une métastase d’un cancer colorectal.

 

Les signes les plus fréquents d’un cancer du côlon et du rectum sont des troubles du transit (constipation / diarrhée), du sang dans les selles (les selles très noires peuvent indiquer la présence de sang digéré), une envie plus fréquente d’aller aux toilettes.

Dans le dépistage du cancer du côlon, le test HEMOCULT II permet d’identifier la présence de sang digéré dans les selles. Il n’affirme pas le diagnostic du cancer, seule les résultats de la biopsie pourront le faire.

Lors du diagnostic et du suivi, le marqueur tumoral ACE est demandé. Une coloscopie permettra de faire des prélèvements qui seront analysés par un anatomopathologiste pour confirmer ou infirmer le diagnostic du cancer colorectal.

Le bilan d’extension se fait avec un scanner avec opacification digestive et parfois, une IRM pelvienne.

Dans la mise en oeuvre des traitements, notamment de chimiothérapie, une recherche de mutation du gène KRAS peut être faite.

 

Cancer du poumon avec plus de 39 000 nouveaux cas par an :

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Les cancers du poumon

Le cancer bronchique est le 2ème cancer chez l’homme en fréquence et le troisième chez la femme.

Il existe deux catégories de cancer du poumon : les cancers bronchiques non à petites cellules qui représentent 80 % des cancers pulmonaires.

Les 20% restants sont les cancers bronchiques à petites cellules.

La cause principale (et la plus connue) du cancer du poumon est la consommation de tabac. Mais la pollution atmosphérique, les radiations et l’exposition professionnelle à des substances toxiques peuvent également être responsables de l’apparition d’un cancer.

Les principaux signes évocateurs du cancer des poumons sont : une toux persistante, des crachats avec du sang, un essoufflement sans effort particulier.

Il peut également y avoir un syndrome de la veine cave supérieure qui est une urgence thérapeutique.

Le diagnostic du cancer du poumon sera confirmé par biopsie faite fibroscopie ou lors de la chirurgie.

En cas de cancer confirmé (et dans tous les autres cas d’ailleurs), l’arrêt du tabac est fortement conseillé aux patients fumeurs. Des séances d’hypnose peuvent vraiment aider au sevrage et – à mon sens – il est dommage de ne pas essayer cette méthode. Il faut, bien-sûr, tomber sur un bon professionnel pour le faire.

 

Les formes plus rares du cancer

A côté de ces quatre mastodontes , les formes plus rares du cancer sont très nombreuses.

Il y a notamment les cancers de la sphère ORL (VADS) avec le cancer de la cavité buccale (bouche), l’oropharynx, l’hypopharynx, le larynx, l’éthmoïde et le cavum. C’est le 5ème cancer le plus fréquent en France. Les facteurs qui augmentent sensiblement les risques sont la consommation de tabac et d’alcool.

Les cancers urologiques (autres que les pathologies de la prostate) comprennent les cancer de la vessie, du rein, des testicules.

Il y a également le cancer des ovaires,  de l’estomac, du foie, du pancréas voire du cœur.

En cas de cancers rares, il me paraît important de se rapprocher d’un centre unicancer pour, au moins, avoir leur avis.

C’est ce qui s’est passé pour moi. J’ai eu une forme rare du cancer de l’ovaire. J’ai été soignée à l’hôpital des Diaconesses mais les avis étaient donnés par l’IGR.

 

Le cas particulier du cancer de la peau :

Le cancer de la peau est un cas particulier car il regroupe deux formes de cancer (carcinome / mélanome) très différentes.

En effet, en France, plus de 80 000 personnes suivront un traitement contre le cancer de la peau. Seulement, les traitements et pronostics ne sont pas du tout les mêmes entre les soins d’un carcinome (le plus souvent un carcinome épithéliale et un mélanome. Cette dernière forme de cancer de la peau est à la fois plus rares (7 000 nouveaux cas par an en France) et plus dangereuse car agressive. Les mélanomes se disséminent vite à d’autres organes.

 

 

Tumeurs malignes : la définition par les causes de la maladie

Les causes du cancer sont multifactorielles. Ce sont les études épidémiologiques qui permettent d’identifier les facteurs cancérogènes.  Parmi les causes identifiées, il y a les virus et bactéries et l’exposition aux produits toxiques. Être en présence d’un de ces facteurs ne veut pas dire qu’une tumeur va se développer mais que cela augmente les risques.

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Les causes du cancer

 

Les virus et les bactéries responsables de l’apparition d’un cancer

  • Pour la leucémie et les lymphomes : le rétrovirus HTLV1
  • Pour le lymphome de Burkitt et le cancer naso-pharyngien : le virus d’Epstein Barr,
  • Pour le cancer du foie : virus de l’hépatite C et B,
  • Pour le sarcome de Kaposi  : le virus de l’herpès,
  • Pour le cancer de l’estomac : l’Hélicobacter pilori,
  • Pour le cancer du col de l’utérus : le papilloma virus.

 

Les pathologie cancéreuses et leurs causes : les produits toxiques

La consommation de tabac, d’alcool, l’utilisation de produits toxiques comme les pesticides sont des facteurs qui augmentent le risque d’avoir un cancer. La pollution de l’air a également été reconnue par l’OMS comme cancérigène d’où l’importance des politiques liées à l’environnement en terme de santé publique.

 

 

Comment se forme un cancer ? Définition de  la cancérogénèse

Toutes les cellules cancéreuses proviennent d’une seule et même cellule. C’est ce qui est appelé « l’évolution cellulaire clonale ».

La transformation d’une cellule saine en une cellule cancéreuse s’appelle la cancérogénèse. Ce processus contient plusieurs étapes de l’apparition de la cellule cancéreuse à sa prolifération. Une cellule cancéreuse se distingue d’une cellule saine notamment par :

  • Sa structure : elle a un plus gros noyau,
  • Son comportement : elle se divise en permanence et ne répond pas aux signaux envoyés par les cellules saines,
  • Elle ne se « spécialise pas », elle reste immature ce qui fait qu’elle est redoutable car elle peut atteindre n’importe quel organe,
  • Elle ne meurt pas.

Les cellules cancéreuses sont donc une forme de « super cellule ».

Toutes les parties du corps, tous les organes peuvent être touchés par un cancer. Le cancer est généralement appelé par l’organe où il prend naissance « cancer du poumon », « cancer du foie ». C’est le « cancer primitif » par opposition aux « métastases ».

Avant d’aller plus loin, voici une vidéo de l‘Institut National du cancer sur la formation d’un cancer :

https://www.youtube.com/embed/F56zrg4uogw » width= »560″ height= »315″ frameborder= »0″ allowfullscreen= »allowfullscreen »

 

Pour approfondir votre lecture sur les multiples facettes du cancer et de ses conséquences, je vous propose de découvrir les traitements du cancer.

Crédits photo de l’article de présentation sur la définition du cancer : © adimas – Fotolia.com

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