Hervé et son père

Un fils face au cancer de son père

Un fils face au cancer de son père

Cher lecteur,

 

Quand le cancer frappe, il touche bien-sûr une personne malade, mais aussi tout son entourage. Ça a été le cas d’Hervé, qui a accompagné son père et qui a dû être confronté à ce qu’il faut bien appeler une véritable défaillance en terme d’humanisme.

 

Quel dommage que notre système hospitalier, exsangue, ne permette plus de prendre en charge les patients dans toutes les facettes de la maladie. Quel scandale aussi que ce système qui était, il y a quelques années, la fierté de la France, ait été à ce point laissé pour compte.

 

Espérons qu’un sursaut intervienne pour que chacun d’entre-nous puisse avoir accès à des soins performants, efficaces et humains.

 

Hervé, son père et l’hôpital

 

Bonjour,

 

Je vous remercie pour tous les conseils que vous pouvez apporter et le temps que vous y consacrez.

 

Je ne suis pas touché par le cancer directement mais mon père était porteur d’un cancer de prostate et de l’estomac. Pour compliquer le tout, je suis son fils aîné et j’habite à 500 kms de chez lui ce qui n’arrangeait pas les choses.

 

Mon père est décédé fin septembre 2015 mais je continue à recevoir vos messages car je pense à lui. Il a souhaité se faire suivre à Paris dans un hôpital où je n’ai pas apprécié la déontologie.

 

Je peux entendre que l’on m’explique que mon père était en soins palliatifs mais delà à ne faire aucun examen para-clinique sous prétexte qu’il était en soins palliatifs, j’ai trouvé cette démarche peu satisfaisante. Par ailleurs, je garderais en mémoire une conversation que j’ai eu avec le chef de service de cet hôpital qui m’expliquait que mon père avait confiance en moi et qu’il fallait que je lui dise moi même qu’il était arrivé à la fin de sa vie et que la médecine ne pouvait plus rien pour lui !

 

Ce jour-là je me suis retrouvé dans une situation impossible et très honnêtement je pense que ce médecin n’était pas à la hauteur de son travail. Je n’ai pas pu lui dire ce que cet homme m’avait dit quand je suis rentré dans sa chambre alors qu’il  » dormait » depuis le début de la journée il s’est réveillé et m’a demandé il t’a dit quoi ? Je n’ai pu juste lui répondre : que ton cas était compliqué. Il s’est rendormi et je ne l’ai plus jamais entendu me parler.

 

Encore merci pour les conseils que vous pouvez donner et l’aide que vous apportez. Le système hospitalier se déshumanise car plus personne n’a le temps de parler avec le patient ou ses proches. Et pourtant c’est tellement important. Donc dans mon travail j’essaye d’apporter cette petite once d’humanité qui manque souvent. Mais parfois je ne suis pas satisfait car le temps me manque et je ne respecte pas tout le temps ce que j’aimerai faire. Il faut quand même que je vous dise je suis médecin généraliste.

 

Bonne journée et bon courage pour la suite.

Crédit photo : © fotoliadesign20 – Fotolia.com

2 Commentaires

  1. Valérie

    bonsoir
    Mon père de 70 ans (très bonne hygiène de vie, encore ce jour en pleine santé ) est hospitalisé depuis un mois, allongé sur le dos (décubitus strict 30°). Il lui a été dit qu’il avait une facture d’une ou deux vertèbres lombaires grignotées (présence de tumeurs osseuses secondaires). Tous les examens ont été réalisés : IRM, scanner, scintigraphie osseuse, petscann, radio poumons, thyroïde… et nous sommes depuis dix jours dans l’attente des résultats d’un prélèvement de moelle osseuse pour définir le primitif. Les médecins disent qu’il n’y a pas de résultats probants. Habitant à 600 km, je n’ai pas eu l’occasion de parler à un médecin Et ma belle-mère m’îndique que cela ne servirait à rien puisque je ne saurais rien de plus que ce que je sais déjà. Comment puis-je m’y prendre ? Le rhumatologue indique qu’il est possible que soit envisagé un second prélèvement osseux ailleurs et encore dix jours d’attente ? Est ce possible de continuer ainsi à attendre ? Le temps ne joue t.il pas contre nous ? Mes médecins nous disent ils la vérité ? Je suis perdue. j.ai oublié de dire que le médecin de mon père que j.ai vu une fois, est un cousin a priori taisant …

    Réponse
    • Laetitia LORNIAC

      Bonjour,

      L’idéal c’est de pouvoir se déplacer. A 600 km, c’est difficile.
      L’attente des résultats des examens est toujours longue. C’est souvent frustrant. Cependant, ce temps est un impératif incompréssible pour l’analyse.
      Vous pouvez essayer de contacter les médecins pour savoir précisément la cause de ce délai ; et, quand vous aurez les résultats, d’avoir un échange sur ces derniers même si le corps médical peut vous opposer le secret médical.

      Bien à vous,

      Laetitia

      Réponse

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