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Photo de la mairie de la station thermale normande Bagnoles de l’Orne

 

 

Les cures thermales sont à la fois un traitement ancien, voire antique et pourtant, il reste confidentiel.

J’ai fait une cure thermale en phlébologie à Bagnoles de l’Orne en 2013. Voici mes chroniques.

 

L’arrivée à Bagnoles-de-l’Orne, cure thermale en phlébologie

 

 

Ca y est, nous voilà parti pour la cure. Moi, mon mari Valentin, mes deux fils, en avant dans la voiture direction Bagnoles de l’Orne, au cœur de la forêt des Andaines.

Durant tout le trajet, RAS. Nous avons opté pour les nationales, ce qui nous permettra de voir du pays. Au final, nous n’aurions pas dû. Les limitations de vitesses sont trop changeantes, ça devient vite pénible. Mais la campagne est belle, ça compense.

 

L’arrivée à Bagnoles de l’orne pour une cure en phlébologie et la découverte de l’appartement meublé

4h30 plus tard, nous sommes à Bagnoles et apparemment il y a un problème avec le GPS. Il ne connaît pas l’adresse. Un coup de fil plus tard, nous arrivons au Chalet. Belle bâtisse de style typiquement Bagnolais. Nous avons eu de la chance de trouver ce logement. Un trois pièces… ce n’est pas le logement de curiste type. Il y a beaucoup de studios meublés, mais des appartements familiaux… que nenni… et après, c’est sans compter les propriétaires réticents de louer leurs murs à une famille avec deux enfants en bas âge. Encore heureux que nous n’avons pas concrétisé notre vœu d’avoir un chien… on aurait rien trouvé.

C’est un logement 4 étoiles, nous sommes contents. Les propriétaires se mettent à deux pour nous aider à monter tous les bagages au deuxième étage de la maison. Ca c’est le hic, le meublé est au 2ème étage, sans ascenseur bien-sûr.

Leur aide est la bienvenue, en 15 minutes, le coffre de la voiture est vide. Tout est monté, nous pouvons nous installer.

Le propriétaire nous présente son appartement. C’est vieillot. La cuisine est toute équipée, mais le réfrigérateur pue. Il n’y a pas d’autre mot. Je suis bonne pour un nettoyage en profondeur. Pas vraiment le cadeau de bienvenue rêvé.

Le propriétaire nous informe que les draps seront changés dans 10 jours. Et qu’il faudra payer le solde de la location demain, après, il part en vacances.

Le propriétaire parti, nous prenons possession des lieux. Le jugement s’affine, c’est vieillot et pas très propre. Il n’y a pas de batterie de cuisine, que deux casseroles, deux poêles et deux faitouts. Il n’y a quasiment que des coupes de champagne, que 5 verres « simples » pour enfants. Les sièges de la cuisine sont des fauteuils sur lesquels il manque le dossier. Du coup, l’assise est très désagréable, le mal de dos est assuré.

Le tout fait vraiment rapiéçage style Emmaüs. C’est décevant pour un 4 étoiles. Heureusement que les propriétaires sont charmants. D’un autre côté, ils peuvent sourire… car 1 200 € pour ce meublé, cela frôle l’arnaque.

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Bagnoles de l’Orne par Jay PITSBY, affiche de P. COLIN

 

 

L’arrivée à Bagnoles-de-L’orne  pour une cure en phlébologie et le rendez-vous avec le médecin thermal

Je file à mon rendez-vous chez le médecin thermal qui va suivre la cure. Je l’ai choisi au hasard. Je trouve son cabinet juste à côté des thermes. L’accueil est froid, le ton est légèrement lassé. Je donne le volet 2 de la Sécurité Sociale. Je suis pesée, mes chevilles sont mesurées, l’œdème est confirmé. Je lui présente mon doppler qu’il regarde rapidement. Il établit mon programme de soins et me précise qu’il y a un département « luxe » pour faire les soins. Oui, c’est celui que j’ai choisi, je n’avais pas le choix car je devais faire mes soins le matin, et il n’y avait plus de places dans les thermes classiques.

La consultation est rapide, je dois prendre deux autres rendez-vous pour le suivi et le paiement final.

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La station thermale et les thermes de Bagnoles de l’Orne

Photo en CC par les photographes MJwinter et Jay PITSBY

 

 

J 1 à Bagnoles-de-l’Orne, la découverte de la cure thermale en phlébologie

 

 

Enfin le premier jour de la cure thermale en phlébologie est là. Mes jambes souffrent.

 

Le matin : 1er  jour aux thermes de Bagnoles de l’Orne

J’attrape de justesse la navette qui passe juste sous le meublé. En 10 minutes, je suis aux thermes et vais à l‘accueil du B’O SPA thermal. Un planning de soins provisoire m’est donné. Je suis priée de revenir mercredi pour régler le solde.

L’hôtesse au vestiaire me donne le sac des curistes « spa », le peignoir, les sandales. Elle présente le fonctionnement des vestiaires (carrelage foncé pour les chaussures de villes et aller vers l’extérieur, carrelage clair pour aller vers l’espace de soins avec mes sandales). Chaque curiste dépose ses affaires dans un petit casier fermé à clef. C’est simple et efficace.

Il y a des photos partout du photographe Charles FREGER. Il développe son art autour de la mise en scène des uniformes. Pour le B’O SPA thermal, il a retenu le peignoir. Dans l’idée, c’est plutôt intelligent. Sur les photos, des personnes ainsi vêtues, toutes des hommes à en croire leurs jambes (elles apparaissent que de dos) se promènent dans la forêt, embrassent un arbre, cueillent des pommes, capuche sur la tête. Concrètement, honnêtement, ça fait un peu secte.

Le peignoir est changé tous les jours et celui du SPA thermal est bien confortable.  Il y a 4 tailles pour s’adapter au mieux à la physionomie des curistes, les couleurs sont chaudes, la capuche est pratique. En aucun cas, nous sommes mal-fagotés. Avec le sac SPA, les curistes sont stylés. Il a été imaginé par le créateur Gaspard Yurkievich et c’est une réussite.

Les premiers soins sont kiné, aérobain, hydrobain, couloir de marche.

La tisanerie en libre-service est au bout du couloir. J’en profiterai une prochaine fois.

 

L’après-midi : 1er  jour de la cure thermale en phlébologie à Bagnoles de l’Orne

J’ai une prescription pour des bas de contention et je me rends dans la pharmacie près de l’Église. Il y a, sur toute la vitrine, des présentations de bas de contention. A priori, ce sont des spécialistes de la chose. La préparatrice, devant mon ordonnance, me donne le choix entre deux marques, mais pas du tout celles que je porte. OK, j’achèterai mes bas de contention ailleurs. On peut être dans une ville thermale avec orientation « phlébologie » et ne pas avoir un conseil génial en bas de contention. Comme quoi… ce sont les cordonniers qui sont les plus mal chaussés manifestement.

 

Jour 2 cure à Bagnoles-de-L’orne : et les enfants bordel !

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La cure thermale en phlébologie à Bagnoles

Bagnoles de l’Orne par Carol SMITH

Mardi

Tisane du jour : circulation légère

 

Le matin du 2ème  jour de la cure thermale en phlébologie à Bagnoles-de-L’orne : La découverte des soins et les réflexions de la salle des compresses du B’O SPA thermal

Soins du jour : douche, aéro-bain, hydrobain, compresses.

Le premier soin est une douche un peu spéciale car elle consiste à se faire masser par une sorte de petite lance à incendie. D’abord couchée, puis debout. C’est particulier mais très agréable même si on est éclaboussée totalement. Heureusement que la charlotte est là. L’hôtesse a la délicatesse de passer le matelas de mousse sous l’eau chaude avant l’installation. Le kiné n’avait pas eu ce réflexe hier, du coup, la prochaine fois, je lui demanderai, s’installer sur un matelas froid est très désagréable.

Aux bains, c’est pratique la même baignoire fait deux  soins, pas besoin de bouger, il y a juste à se laisser porter. Par contre, l’hôtesse est une vraie porte de prison. Elle a l’air stressé.

La salle des compresses est d’un calme absolu. L’hôtesse, sourire aux lèvres m’invite à m’installer. La pièce est très lumineuse et les transats sont installés un peu partout. Elle arrive avec un chariot, place des compresses d’eau fraîche (température de la source) sur les mollets, me glisse « c’est un soin très simple mais efficace ». Elle revient 10 minutes plus tard, toujours souriante, pour remettre de l’eau sur les compresses. A la fin du soin, les curistes laissent compresses et serviettes sur le transat.

Sur le transat, pendant que les compresses agissent, je réfléchis aux conditions de la cure. Pourquoi, n’y a-t-il pas de prise en charge pour les enfants de moins de trois ans ? Cela exclue de fait, toutes les mères de famille qui ont de jeunes enfants. Or, on sait très bien que la grossesse est un facteur aggravant de l’insuffisance veineuse.  Ce qui a été intégré par tous les commerciaux du bien-être avec les cures « maman-bébé » et les haltes garderies intégrées, ne l’est a priori pas pour les professionnels et les acteurs de la santé. Pourtant cela permettrait de faire connaître cette médecine particulière que sont les soins des cures thermales et cela rajeunirait l’âge des curistes…

Et je ne parle même pas de la galère de trouver des logements adaptés aux familles.

Bref, pour le moment, les cures thermales sont de facto réservées à quelques célibataires. Quelle aberration !

 

Photo en licence CC par la photographe Carol SMITH

 

 

 

J 3 à Bagnoles-de-L’orne : le bassin aquatique et les mouvements

 

Bagnoles-de-l’Orne par Mrs Teepot

Mercredi, les chroniques de curiste en phlébologie.

Tisane du jour : après-repas

 

Le matin du 3ème  jour de la cure thermale en phlébologie à Bagnoles-de-L’orne : Les mouvements du bassin de marche aquatique

Au couloir de marche aujourd’hui, le coach sportif me dit quels mouvements faire (bien lever le genou et faire une sorte de marche militaire). C’est dommage qu’il n’y ait pas sur les murs du couloir des figures explicatives des mouvements, les curistes seraient ainsi mieux orientés. A tourner en rond, pendant 20 minutes, cela donne légèrement l’impression d’être un hamster dans sa roue. C’est l’ennui. La prochaine fois, je prends un livre. Je lirai en marchant. Par contre, il faut bien reconnaître que toutes les conditions sont réunies pour que ce moment soit agréable : petit peignoirs qui arrivent en haut de la taille pour ne pas avoir froid et ne pas être mouillée, serviettes à disposition, coach sportif qui peut donner des conseils.

A la fin des soins, je vais à l’accueil du B’O SPA thermal pour régler le solde. Malgré le rendez-vous donné à 11h, je dois attendre… 30 minutes. Il y a des écrans télévisions qui passent en boucle les différentes prestations du B’O SPA thermal. Un massage est effectué avec des cuillères en bois et une sorte de rouleau à pâtisserie. C’est bizarre. C’est enfin mon tour. Je peux choisir deux soins qui me sont offerts parmi une petite liste. Bien-sûr,  je choisis ceux à destination phlébotonique et comme il n’y en a que deux, le choix est rapide.

Les curistes au B’O SPA thermal ont un cadeau de bienvenue. Ils ont le choix entre :

– Une tasse isotherme,

– Un couteau coupe-champignon,

– Un jeu de carte,

– Un jeu de société.

Optons pour la tasse isotherme. J’en profiterai à la tisanerie.

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Photo en licence CC par Mrs Teepot

 

J4 à Bagnoles, le pervers des thermes et le vicieux du sauna

 

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Cure thermale et centre ville de Bagnoles de l’Orne

Bagnoles-de-L’orne par la photographe Carol SMITH

Jeudi, les chroniques de curiste en phlébologie

 

Le matin du 4ème  jour de la cure thermale en phlébologie à Bagnoles-de-L’orne : La bataille de la douche au sauna, le vicieux et le pervers des thermes

Au début des soins, je cherche une douche au B’O SPA thermal. Il n’y en a pas de disponible, sauf deux au niveau du bassin de marche aquatique mais qui ne font pas vraiment envie et une au sauna. Je vais au sauna, la douche est vide. J’en profite. Au bout d’une minute, un petit vieux sort du sauna et attend devant la douche qui a une porte vitrée. Bon… il se rince l’œil, le petit vicieux ?

Je sors en disant « je vous laisse la place.

Oui, il était temps, après le sauna, il faut prendre une douche froide immédiatement,

Il paraît. »

Je sors de l’espace « sauna » et il me lance :

« Et en plus vous n’allez même pas au sauna ! ».

Je fais quelques pas dans le couloir pour aller à mes soins, reviens à l’espace « sauna » et lui lance revancharde

« Je fais strictement ce que je veux ».

Nan mais.

C’est l’heure de l’aérobain, il y a foule, de l’attente à prévoir. Je m’assois près d’un homme qui s’impatiente. La quarantaine. « Vous venez souvent ici ?» LA conversation s’engage sur les soins, les bénéfices santé, le confort des installations. Entre-deux phrase je crois entendre « Tu es très belle ». Je le regarde surprise, il me fixe droit dans les yeux. Il tente de se rapprocher. L’hôtesse me sort de ce mauvais pas et m’invite à prendre place en cabine. Quand elle ferme la porte, je lui dis « Il est bizarre ce type, non ?

Il ne faut pas faire attention » me répond-elle avec un petit sourire.

A la fin du bain, je sors vite pour l’éviter et je l’aperçois avec une grande blonde, plantureuse, magnifique qui pourrait très bien être danseuse au Crazy Horse. Elle a l’air embêté et ne sais pas comment se dépêtrer de cet acolyte. Je lui lance un regard plein de compassion. La cure, ce n’est pas toujours de tout repos.

Photo en licence CC par la photographe Carol SMITH

 

J 5 à Bagnoles-de-L’orne : le soin thermal « cadeau »

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Route de la forêt des Andaines

 

Bagnoles de L’orne et la forêt des Andaines

Vendredi, les chroniques de curiste en phlébologie

Tisane du jour : silhouette

 

Le matin du 5ème  jour de la cure thermale en phlébologie à Bagnoles-de-L’orne : La découverte du premier soin cadeau

Ma fiche de parcours de soins indique la cabine n°5 mais aucune autre information sur l’endroit où faire le soin. Une gentille hôtesse m’indique que c’est au premier étage, il faut attendre au « petit salon ».

Je m’y rends et là, aucune indication non plus. Bon… je prends place dans un fauteuil et attends. Je suis arrivée avec 10 minutes d’avance, je peux bien attendre. J’attends.

Au final, une hôtesse viendra me chercher 30 minutes plus tard, soit avec 20 minutes de retard pour un soin qui dure 15 minutes… pas terrible.

Je m’installe légèrement contrariée dans la cabine claque-pépin (au 1er étage, toutes les cabines ont des noms de pommes), et m’allonge dans une sorte de caisson. L’hôtesse m’avertit « C’est froid au début, ça surprend ».

Et effectivement, elle fait bien de prévenir. Un jet d’eau glacée surgit sur la taille, immédiatement suivi d’un jet d’eau chaude. Cette alternance s’applique tout au long du soin et n’est pas désagréable. Bien au contraire. A la fin du soin, les jambes sont toniques. Une expérience à renouveler.

 

J6 à Bagnoles-de-L’orne,  le barman de la tisanerie

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L’église catholique de Bagnoles de l’Orne

Mairie de Bagnoles-de-L’orne par Carol SMITH

Samedi, les chroniques de curiste en phlébologie

Tisane du jour : élimination

 

Le matin du 6ème  jour de la cure thermale en phlébologie à Bagnoles-de-L’orne : Le barman de la tisanerie

Sur son polo, il est écrit « coach sportif » mais on le voit le plus souvent derrière le comptoir de la tisanerie. C’est un pilier du B’O SPA thermal. En son absence, la tisanerie a du succès mais quand il est là, c’est l’affluence. Il a toujours un mot gentil pour les curistes :

« Qu’est-ce qui vous ferait plaisir ? Thé, café, tisane ? Un p’tit sucre ? ».

Et toutes ses attentions ne glissent jamais vers une familiarité. Il a de la classe ce barman et un certain tempérament.

Quand une curiste le voit arriver, elle s’exclame « Voilà enfin notre barman préféré ». Il répond modestement « Allons, madame  MICHU, barman, c’est amplement suffisant ».

Derrière son comptoir, il allie bonne humeur, sympathie, parfois information sur sa région. Il la connait par cœur et n’hésite pas à distiller ses conseils aux curistes de passage en mal d’activité.

Avec lui, aucun ennui.

C’est la bonne humeur élégante assurée.

Et c’est bien agréable.

Photo en licence CC par la photographe Carol SMITH

 

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Station thermale de Bagnoles de l’Orne, le lac et le casino

Jour 7 en cure à Bagnoles-de-L’orne : Domfront, une ville magnifique

 

Le lac et le casino de Bagnoles-de-L’orne, prise par la photographe Carol SMITH

Dimanche, les chroniques de curiste en phlébologie

 

L’après-midi du 7ème  jour de la cure thermale en phlébologie à Bagnoles-de-L’orne : la découverte de Domfront

Cette petite cité médiévale gagne à être connue. Elle a été restaurée récemment et le centre-ville est très soigné. Le parcours proposé par l’office du tourisme est intéressant et on imagine parfaitement Aliénor d’Aquitaine et ses fils, Richard Cœur de Lion et Jean Sans Terre, se promener dans les ruelles de Domfront. Les explications disponibles dans les rues sont parfois effacées, ce qui est bien dommage pour le passant qui souhaite en savoir plus sur ces vieux murs.

Le soir, nous décidons de nous installer à l’Auberge du Grand Gousier (1 Place de la Liberté, 61700 Domfront). La carte présage quelque chose de bon. Quatre menus sont disponibles à 27 €, 30 €, 40 € et 10 € pour les enfants. Valentin et moi optons pour celui à 30 € : entrée, plat, fromages, dessert. Tout est vraiment délicieux, précis, soigné. L’accueil est adorable, le service attentionné. Le serveur est en capacité d’expliquer chaque plat, son origine, sa particularité. Tout est fait maison, les produits sont frais. Seul regret : pourquoi ce restaurant n’est-il pas plus connu. Allez, les guides de toutes les couleurs, un peu d’effort et de curiosité !

Photo prise par la photographe Carol SMITH en licence CC

 

 

J8 à Bagnoles-de-L’orne, la cure thermale  et les navettes

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Maison normande à Bagnoles de l’Orne

La rue principale de Bagnoles-de-l’Orne par la photographe Carol SMITH

Lundi, les chroniques de curiste en phlébologie

Tisane du jour : élimination

Le matin du 8ème  jour de la cure thermale en phlébologie à Bagnoles-de-L’orne : dans la navette

A Bagnoles-de-L’orne, il y a des navettes. Ce sont des sortes de minicars à disposition des habitants et des curistes, totalement gratuites, qui sillonnent la ville. Parfois, pas de chance, les curistes se trompent de sens ce qui leur permet de faire contre mauvaise fortune bon cœur et de voir du pays.

Les navettes à Bagnoles-de-L’orne, c’est un peu le bistrot du commerce des curistes, sans l’alcool bien-sûr. On parle de tout et de rien, comme :

  • des impôts qui augmentent « déjà qu’on n’avait pas grand-chose»,
  • du temps « ah ça y est, l’été est là, il a mis du temps à arriver cette année»,
  • de sa santé « quand ça va, et ben, on fait aller ».

Et le lundi dans la navette, la grande question, celle qui chatouille toutes les lèvres c’est pour les nouveaux curistes : « Alors, vous allez aux thermes ou au B’O SPA thermal ? ».

Et le mardi, le lendemain, tout le monde vérifie les dires de la veille avec les heureux propriétaires du fameux exclusif sac B’O SPA thermal.

 

Les pin-up du bassin de mobilisation

Dans le bassin aquatique, les peignoirs tombent et les maillots de bains se découvrent. Il faut bien le reconnaître, dans ces espaces, il y a des pin-up. Elles sont sveltes, le maillot de bain ajusté… voire sexy. Elles avancent comme des reines très majestueuses pour accéder au bassin. Les charlottes sont obligatoires pour tous les soins, bassins compris. Celles fournies par le B’O SPA thermal sont blanches, très basiques. Elles font leur travail et protègent très bien les cheveux. Mais forcément, se promener avec une sorte de champignon sur la tête, ce n’est pas très glamour.

Alors, certaines se distinguent. Pin-up ou pas, les bonnets de bain originaux font florès : violet, fleuris, à pois, imprimé panthère, il y a de tout. Car même dans les bassins, quand on habite dans le pays de Bourdieu, il faut se distinguer.

 

J9 à Bagnoles ou la cure thermale en famille

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Bagnoles de l’Orne : le pont du lac

Le pont du lac de Bagnoles-de-L’orne, par la photographe Carol SMITH

 

Mardi, les chroniques d’une curiste en phlébologie

Tisane du jour : jambes légères

 

Le matin du 9ème  jour de la cure thermale en phlébologie à Bagnoles-de-L’orne : la cure en famille

Au bassin de marche, il y a une famille très discrète. On a du mal à déterminer leur lien au premier abord. Mais peu à peu, on distingue la grand-mère, sa sœur bien plus jeune, la mère qui doit avoir 50 ans et la petite fille de 30 ans. Ce qu’il y a de bien, c’est qu’il y a toujours une personne de la famille pour aider la vieille dame à aller dans un soin, prendre un peignoir, une serviette. Toute seule, ce serait sans doute difficile. Aidée de ses proches, tout devient possible.

C’est formidable de voir cette solidarité familiale en action.

Après discussion avec la petite fille, toutes viennent pour une orientation en phlébologie. La plus âgée a une double orientation : phlébologie et rhumatologie. Ce n’est pas très étonnant, l’hérédité familiale est un facteur de risque pour l’insuffisance du retour veineux et l’âge aidant… ça n’arrange rien.

Toute la famille est fidèle à Bagnoles-de-L’orne. Certains membres ont tenté d’autres stations thermales mais, finalement, aucune n’a réussi à les séduire autant.

Après ce beau tableau familial, je m’aventure dans l’espace repos. En passant dans les couloirs, j’entends « On paye !!». Cette phrase, elle revient souvent dans le B’O SPA thermal. Un esprit naïf demanderait « On paye quoi ? ». Mais le forfait confort bien-sûr. D’autres curistes, plus discrets, se contentent de dire tout bas « Moi, je viens ici depuis 20 ans et je préfère payer un petit peu plus. Au moins, ici, ce n’est pas l’usine, on ne se presse pas, on est tranquille. » Et c’est vrai qu’ai B’O SPA thermal, il n’y a aucun stress. Le personnel rappelle que les soins sont exactement les mêmes que dans la partie standard et encore heureux que ce le soit.  Mais les petits plus sont nombreux : peignoirs agréables et à la taille du curiste, calme, serviettes illimitées, 2 soins en cadeaux, un sac SPA garni de l’essentiel du curiste (oreiller, sandales), tisanerie. Ce sont des petits riens et qui sont très appréciables. Il ne manque plus qu’un aquabike en libre-service et se serait parfait.

Photo en licence CC, prise par la photographe Carol SMITH

 

J 10 à Bagnoles : La gorgone qui voulait soigner ses varices

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Cure thermale à Bagnoles de l’Orne et le lac

Le lac de Bagnoles-de-l’Orne par Carol SMITH

Mercredi, les chroniques de curiste en phlébologie

Tisane du jour : après-repas

 

Le matin du 10ème  jour de la cure thermale en phlébologie à Bagnoles-de-L’orne : la Gorgone

Au B’O SPA thermal, il y a une Gorgone. Non pas une femme à trois têtes, mais une femme qui écume les couloirs et qui répand son venin à toutes les proies qu’elle trouve : curistes (qui sont d’abord choqués puis qui l’envoient balader) et personnel, hôtesses, surveillante, coach sportif, tout le monde y a droit, personne n’est épargné. Elle a en réserve une flopée de remarques acides. Chaque détail lui sert d’excuse et de prétexte pour déverser sa hargne. Au fil des jours, elle finit par être connue et repérée de loin. Les curistes s’écartent, les auxiliaires de soins baissent la tête.

Aujourd’hui, à la tisanerie, le barman est là. Elle s’approche, le regard fixe, l’air décidé à en découdre avec sa proie. Ses lèvres avides frémissent avant de passer à l’attaque. Elles esquissent un sourire de vainqueur pervers.

Et le barman, très classe, l’air avenant, fidèle à lui-même, l’accueille par son nom

« – Que Voulez-vous vous Madame Gorgone aujourd’hui ? Que puis-je vous servir ?

– Ah mais la tisane après repas, le matin, ça ne va pas non ? C’est n’importe quoi, ça !

– Oh mais Madame Gorgone, vous avez bien pris un petit-déjeuner ce matin, même tout petit, même très léger ce matin ?

– Oui, enfin… si on veut…

– Vous étiez fatiguée ? »

Et la Gorgone de se laisser apprivoiser, peu à peu, sans même qu’elle ne s’en rende compte. Au bout de 5 minutes, elle sourit et se laisse aller à raconter sa vie.

La terreur des couloirs est tombée sur un os du B’O SPA thermal. Décidément, ce barman est une perle.

Photo de Bagnoles-de-L’orne, prise par la photographe Carol SMITH en licence CC

 

J 11 à Bagnoles : le B’O Resort et l’idiote qui se croit intéressante

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Bagnoles de l’Orne et son lac

 

Bagnoles de L’orne : le casino et le lac

Jeudi, les chroniques de curiste en phlébologie

Tisane du jour : circulation légère

 

Le matin du 11ème  jour de la cure thermale en phlébologie à Bagnoles-de-L’orne : le nouveau complexe B’O Resort

Au bain aujourd’hui, c’est la remplaçante et je gagne au change : très souriante, toujours aussi agréable et attentionnée.

Après le couloir de marche, je m’installe dans les douches et elles sont froides ! Trop froides !

Je demande au coach sportif si c’est normal. Il me répond que non, qu’il va appeler les techniciens ais que pour aujourd’hui, il ne pourra rien faire. Je vais donc au sauna et prend une douche très agréable, seule. Le savon à la pomme au cidre à disposition est loin d’être entêtant. C’est une performance, je déteste le parfum à la pomme. Mais celui-ci est très délicat. En sortant, je croise M. Grincheux de la dernière fois. Il va au sauna. Ouf, j’ai eu chaud.

En passant à l’accueil, je demande à l’hôtesse s’il est possible de visiter le cottage, une grande bâtisse, résidence 4* avec des appartements familiaux :

 

– Bien-sûr que non madame,

– Ah et pourquoi ?

– Pour la tranquillité des résidents, évidement.

– C’est grand, non ? Il n’est pas possible de visiter sans déranger les résidents ?

– A la piscine, au sauna, ils ont le droit d’être tranquilles. Je peux vous montrer les photos.

– Non, les photos, ça ne veut rien dire et je veux éviter les mésaventures de cette année. Si je reviens l’année prochaine, je veux être sûre de ce que je trouve.

– Oui mais nous on ne veut pas de personnes en ballade.

– J’ai deux enfants en bas-âge et donc, j’ai d’autres choses à faire que de me promener dans une résidence. En revanche, vu le prix, je veux être sûre de ce que je trouve.

– Bon, allez directement au Cottage et demandez-leur, vous verrez bien.

 

Super, quel accueil. Ça donne envie de se renseigner… et accessoirement d’éviter de réserver dans cette nouvelle résidence.

 

J 12 à Bagnoles-de-L’orne : le drame du peignoir

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Cure thermale à Bagnoles et hôtel du Berry

Hôtel du Béryl de Bagnoles-de-L’orne, par Carol SMITH

Vendredi, les chroniques de curiste en phlébologie

Tisane du jour : Silhouette

 

Le matin du 12ème  jour de la cure thermale en phlébologie à Bagnoles-de-L’orne : le drame du peignoir

Aujourd’hui, c’est le dernier jour du kiné, il prend ses vacances avant d’entamer sa dernière année de formation à l’école. On peut dire qu’il a été très professionnel, expliquant chacun de ses gestes, me demandant si je ressentais des tensions, des tiraillements et, à chaque fin de soin, les bénéfices sont là : plus aucune tension au niveau des jambes.

Au couloir de marche, il y a eu un drame : une vieille dame s’est trompée de peignoir. En se rhabillant, la victime a interpellé violement le coach sportif du bassin aquatique : « Vous ne pouvez pas regarder ? Vous êtes payé à quoi ? ! ». Le coach a tenté de retrouvé le bon peignoir, à expliquer à la vieille dame qu’elle avait commis une petite mégarde. La situation est réparée. La victime consolée… le coach lui a glissé doucement « Vous savez madame, je suis payé pour donner des cours de sports. Tout simplement. ».

 

La découverte du hammam / vaporarium du B’O SPA thermal

A la fin des soins, je décide d’aller à l’étage en dessous pour faire un tour au hammam, rebaptisé : le vaporarium thermal. Hors de question d’en faire une séance, c’est totalement contre-indiqué en phlébologie. En revanche, avec un peu de chance, il y a des douches. Bingo ! Il y en a même trois. Elles sont collectives, c’est la mauvaise nouvelle. En revanche, l’installation est superbe. Les trois douches sont équipées du système Raindance, l’espace est large et le fameux savon à la pomme au cidre B’O est en livre service. Enfin une douche prise paisiblement. En sortant, je jette un coup d’œil au hammam. Il est magnifique. Le plafond est constellé de petites diodes qui lui donnent un aspect digne des 1001 nuits. Le carrelage est harmonieux, les siège intégrés aux murs sont larges, bien inclinés pour la détente. Dommage que je ne puisse pas en profiter.

Photo en licence CC par Carol SMITH

 

 

Jour 13 cure à Bagnoles-de-L’orne : la danse du bassin de marche

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Cure thermale et lac de Bagnoles de l’Orne

Le lac de Bagnoles de l’Orne par Carol Smith

Samedi, les chroniques de curiste en phlébologie

Tisane du jour : Silhouette parfaite

Le matin du 13ème  jour de la cure thermale en phlébologie à Bagnoles-de-L’orne : la danse du bassin de marche  aquatique

A l’espace de soins, les impressions sont forestières : la peinture est verte, la décoration boisée, l’harmonie est trouvée pour des soins nature.

Au bain, pour une fois, l’hôtesse affiche un large sourire.

Au couloir de marche aquatique, il y a foule aujourd’hui. Une grande dame, très sèche, à la mine austère, tourne sévèrement. Tout à coup, elle interpelle une de ses amis dans le bassin aquatique, met ses deux mains sur les épaules de sa voisine et se met à chanter « ah, ah, ah la queue leu leu ».

C’est une marrante, celle-là.

 

L’après-midi du 13ème  jour de la cure thermale en phlébologie à Bagnoles-de-L’orne : le lac

A Bagnoles-de-L’orne, il y a un lac. Un lac absolument magnifique bordé d’un parc boisé qui n’a rien à envier aux lacs parisiens du Bois de Boulogne et à la Grande Cascade. Ce lac, en plus d’être beau est, selon certains, le lac des légendes arthuriennes et notamment de Lancelot du Lac.

De manière plus prosaïque, aujourd’hui les bords du lac accueillent le Casino de la Ville qui est aussi un cinéma.

Photo en licence CC par Carol SMITH

 

 

J 14 à Bagnoles : jour de relâche en cure et découverte de Ménil Gondouin

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Cure thermale et visite de l’église de Menil-Gondouin

Jour de repos pour les curistes : découverte de l’Église de Ménil Gondouin

Dimanche, jour de repos pour les curistes. Toute la petite famille décide de visiter cette belle région de Normandie

 

Le 14ème  jour de la cure thermale en phlébologie à Bagnoles-de-L’orne : la découverte du pays de l’Orne et la très bonne surprise de l’église de Ménil-Gondouin

Première étape : Ecouché

Magnifique église avec d’anciennes ruines apparentes. Nous faisons une halte à l’Office du Tourisme pour en savoir plus sur ce monument religieux. L’hôtesse n’a rien à nous donner, pas de dépliant explicatif mais nous assure qu’il y a des informations dans l’église même. Elle nous recommande la Château de Sérans et la Ferme de Saint Roch. Quand je lui demande de quand date le château, elle nous fait une jolie réponse, pleine de sincérité « Bah, j’en sais rien ».

Tant pis.

Les lampadaires du centre-ville sont en cuivre et les ruelles sont très pittoresques.

Nous continuons notre chemin, direction Putanges Pont-Ecrepin.

Nous nous arrêtons à l’Hôtel du Lion Verd (non, il n’y a pas de faute), recommandé par deux guides renommés. On rentre. Petit parfum d’ambiance, version humidité. Avec la poussette, les serveurs hésitent à nous installer. Au final, notre table est choisie, on s’installe. La serveuse revient 10 minutes plus tard « vous avez fait votre choix ?

Non, nous n’avons pas la carte,

Ah oui.

Elle va nous la chercher.

Quel est le plat du jour ?

Jambon braisé

Et pour les enfants ?

Une entrée et du jambon braisé,

L’entrée, c’est quoi ?

De la terrine du chef.

Quels sont les ingrédients de cette terrine ?

Oh je ne sais pas…. Pourquoi, il est allergique ?

Non, à rien, mais on aime bien savoir ce que l’on mange. Bon, pour le petit, on ne prend que du jambon braisé.

J’hésite à lui demander l’origine de la viande… je crois que je vais l’énerver… Mon mari prend le relai.

C’est quoi le pommereau ?

La sauce

Oui mais qu’est-ce que c’est ?

Je tente une réponse « Un alcool peut-être ?»

Et la serveuse avec des grands yeux ronds acquiesce « oui, c’est ça, un alcool de chez nous. »

OK, on laisse tomber les questions et on commande.

On passe aux toilettes. Les lampes sont rafistolées avec du sparadrap.

Les crudités arrivent. C’est bien présenté mais les carottes n’ont strictement aucun goût. C’est étrange car en passant devant les cuisines, j’ai vu les cuisinières les éplucher. Comment ont-ils fait pour travailler des produits frais pour les rendre aussi fades ?

A la table d’à côté, un couple de retraités demande ce qu’est le plat du jour à une serveuse qui a l’air très très jeune « Je sais pas » répond-t-elle sans embarras. Décidément c’est une manie. Elle va se renseigner et revient en disant fièrement « du filet de bœuf, c’est le plat du jour ».

 

Apparemment, au restaurant du Lion Verd, le plat du jour change en fonction des tables…

C’est au tour des anglais de passer commande, à une table voisine. Un des convives demande du « red wine », la petite serveuse répond « Du vin rouge, c’est ça ? OK ». Il ne lui vient pas à l’idée de demander quel vin rouge, c’est sûr qu’en France, il n’y a pas de spécialité en la matière…

Au final, le jambon braisé me restera toute l’après-midi sur l’estomac. Si on doit repasser par Putanges, on fera un piquenique.

En revanche à l’Office du Tourisme, l’hôtesse est formidable, plaine d’attention pour les enfants. Elle souligne l’intérêt de visiter l’église de Ménil-Gondouin, construite par un curé visionnaire qui a voulu faire de son temple une église  vivante et parlante. Il faut absolument visiter cette église, c’est un monument formidable du patrimoine de la Normandie. L’abbé  Victor Paysant (1841-1921), débordant d’énergie mérite que son œuvre et sa vie soient connues et reconnues.

 

 

J-15 en cure à Bagnoles-de-L’orne, l’arrivée des p’tits nouveaux

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Les maison Belle époque de Bagnoles de l’Orne

Le quartier Belle Époque de Bagnoles-de-L’Orne en Normandie

Lundi, les chroniques de curiste en phlébologie

 

Le matin du 15ème  jour de la cure thermale en phlébologie à Bagnoles-de-L’orne : L’arrivée des nouveaux curistes au B’O SPA thermal

C’est l’effervescence au B’O SPA thermal. Les nouveaux curistes arrivent et apparemment il y a un engorgement au niveau des arrivées. Du coup, tous les nouveaux sont en retard aux soins. Les kinés et les hôtesses ont changé. Certains sont partis, d’autres ont changé de cabine. Chacun prend ses marques.

Au niveau de mon nouveau kiné, il a l’air très jeune et timide. Il s’excuse platement de son retard. Pas de souci, j’étais beaucoup plus en retard que lui. Pour le massage, il est très consciencieux et attentif. Le bienfait est immédiat.

Au bain, la nouvelle hôtesse est débordée. Les curistes patientent. Une de ses collègues lui vient en aide pour ouvrir une cabine supplémentaire. Malgré une certaine tension, l’hôtesse garde le sourire, fait bien attention à la température de l’eau et m’apporte gentiment mon coussin gonflable pour tout mon confort. Une crème.

Grande découverte aux toilettes : ils sont tous équipés de « seat-septil », un désinfectant avec lingette. Super pour la propreté, le Docteur Saldmann apprécierait.

Je termine avec les douches du vaporarium et le système de projection de l’eau Raindance. Super agréable.

 

L’après-midi du 15ème  jour de la cure thermale en phlébologie à Bagnoles-de-L’orne : le quartier Belle Époque

La période Belle Époque a fortement marquée Bagnoles-de-L’orne et cela se voit à travers l’architecture de la ville. Il y a tout un quartier dont les Villa sont plus majestueuses les unes que les autres. C’est le bien-nommé : quartier Belle Époque.

L’hôtesse dynamique de l’Office du Tourisme nous a donné un dépliant explicatif de ce quartier avec un circuit proposé. Si vous allez à Bagnoles-de-L’orne, il serait dommage de rater cet ensemble architectural du début du XXème siècle.

 

J-16 cure à Bagnoles-de-L’orne, le tour du monde des eaux

 

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Lac de Bagnoles de l’Orne en Normandie

Bagnoles-de-l’Orne, le Grand Hôtel

Mardi, les chroniques de curiste en phlébologie

Tisane du jour : Silhouette parfaite

 

Le matin du 16ème  jour de la cure thermale en phlébologie à Bagnoles-de-L’orne : Le tour du monde des eaux

La cure s’écoule tranquillement. Je suis un peu plus attentive à l’environnement. Toutes les cabines ont des noms rendant hommage à l’eau dans toutes les langues :

  • Shovei, chinois,
  • Vatn, islandais,
  • Ilma, malais,
  • Mizu, japonais,

Hier c’était l’engorgement aux bains. Aujourd’hui, pareil. Je vais voir la surveillante à l’accueil pour lui demander la raison. Ma question est simple :

« Pourquoi il y a autant de monde dans cette cabine alors que dans les autres cabines du couloir il n’y a personne ?

C’est partout pareil, dans toutes les cabines c’est la même chose.

Non, pas du tout, les autres cabines du couloir sont vides, les hôtesses font la discussion entre-elles et ici, il y a 5 personnes qui attendent.

– [La surveillante qui commence à être agacée] Je ne peux pas vous répondre, vous ne prenez pas en compte les personnes qui sont en avance.

Les curistes sont autant en avance que les semaines précédentes et il n’y a jamais eu autant d’attente.

Oui, mais c’est comme ça ! »

Quelle belle réponse « c’est comme ça ». Du coup, j’attends, comme tout le monde à cette cabine. Les curistes qui attendent, que des personnes très courageuses surtout celles qui râlaient dans leur barbe avant mon intervention, marmonnent « c’est vrai on attend mais au moins, on peut discuter ». Sauf que moi, je ne suis pas venue en cure thermale pour discuter, ni pour attendre mais pour me soigner efficacement. Ce que je retiens c’est que le calendrier de soins des curistes est vraiment moins bien optimisé que précédemment et c’est d’autant plus rageant, que dans l’établissement, il y a visiblement moins de monde que les jours précédents.

Après le soin, l’hôtesse vient me présenter ses excuses pour le retard. Et ça me met mal à l’aise. Car elle, elle n’y est pour rien. C’est au choix un problème de planification des soins et/ou un problème de la surveillance qui ne répartit (ou n’a pas le pouvoir de répartir) les curistes en fonction des pics d’affluence et des cabines.

Photo en licence CC par JMT-29

 

 

J 17 à Bagnoles-de-L’orne : la Normandie et le Bio

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château de Bagnoles-de-l’Orne

 

Le Château de Tessé-la-Madeleine, mairie de Bagnoles-de-l’Orne

 

Mercredi, les chroniques de curiste en phlébologie

 

Comment trouver des produits bio ou de qualité dans les commerces de la station thermale ?

 

Ce qui est paradoxale dans certains coins de France, c’est la difficulté à trouver des produits bio. En Normandie, il y a des fermes partout, mais à Bagnoles-de-L’orne, les produits bio sont quasiment inexistants. Au carrefour de la Ferté-Macé, pas de bio. Au Super U, un peu de bio mais pas grand-chose.

J’essaie de me rabattre sur les marchés et me rend à celui de la Madeleine, allée des anciens combattants.

Je m’approche d’un stand qui indique que les fermes sont choisies à la ferme. Ce qui veut rien dire du tout. Je demande au commerçant « Dans vos fermes, c’est quelle sorte d’élevage ? » Il me répond fièrement « Traditionnel madame ».

Oui… sauf que le traditionnel d’aujourd’hui, c’est de l’industriel. Et le traditionnel, d’il y a plus de 50 ans, c’est de l’artisanal avec un peu plus de considération sur la condition animale.

Et il croit bon d’ajouter « Et même que parfois, je les élève moi-même mes bêtes ».

Là, il me prend vraiment pour une imbécile.

Tant pis, je ne gouterai pas sa viande.

Je vais en face, à la charcuterie du Château et là, rien à voir. La serveuse est en capacité de me dire où les bêtes sont sélectionnées avec le nom de la ferme et pourquoi. Ce sont des artisans qui aiment leur métier et les produits bien faits.  C’est un plaisir de discuter avec eux. Et à la dégustation, idem, rien que du plaisir gustatif.

Photo de Bagnoles-de-l’Orne prise en CC par JMT-29 sur Flickr

 

 

J 18 à Bagnoles-de-L’orne : à la recherche du repos… perdu ?

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Maison normande à Bagnoles de l’Orne

Maison à Bagnoles de l’Orne

Jeudi, les chroniques de curiste en phlébologie

Tisane du jour : circulation légère

 

Le matin du 18ème  jour de la cure thermale en phlébologie à Bagnoles-de-L’orne : la recherche du repos au B’O SPA thermal

C’est le jour des compresses. La salle est calme mais bien remplie. Je m’installe dans le coin le plus lumineux pour prendre le temps de me reposer. Aussi paradoxale que cela puisse paraître, la cure thermale, ça fatigue.

Au B’O SPA thermal, les curistes peuvent se reposer :

  • à la salle des compresses,
  • à l’extérieur sur la terrasse qui donne sur la roche de la Forêt des Andaines,
  • ou au 1er étage. Dans cet espace repos, de confortables transats sont installés. Il y a un coin jour et un coin nuit. Des couvertures sont à disposition sur chaque transat pour l’agrément des curistes.

Dans cet espace repos, une musique d’ambiance passe en permanence. Au milieu d’un état second, une pente glissante vers le sommeil, des paroles se font entendre « chéri, il pleut des étoiles ». Ce sont les paroles de la musique d’ambiance… et c’est bizarre.

 

L’après-midi du 18ème  jour de la cure thermale en phlébologie à Bagnoles-de-L’orne : la cure en vélo en Normandie

A Bagnoles-de-L’orne, les espaces publics de la voirie sont quasiment partout équipés de pistes cyclables. Pas depuis l’Eglise de la Madeleine, malheureusement mais partout à partir du moment où l’on se rapproche du lac. Elles sont très sécurisées car totalement séparée de la route. Aux thermes, il y a un parking à vélo sommaire mais très apprécié. Un plaisir réel pour les curistes sportifs où ceux qui veulent s’y mettre. Le vélo, pour les jambes, c’est le meilleur des sports il paraît.

 

 

J-19 à Bagnoles-de-L’orne, la cure thermale et les bas de contention

 

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Photo de l’église de Bagnoles dans le quartier de Tessé la Madeleine

Tessé-la-Madeleine à Bagnoles de l’Orne

Vendredi, les chroniques de curiste en phlébologie

Tisane du jour : après repas

 

Le matin du 19ème  jour de la cure thermale en phlébologie à Bagnoles-de-L’orne : la conférence ratée et les bas de contention achetés

Je débute par la douche au jet, ça réveille.

A l’accueil, il y a une affiche qui indique qu’hier s’est tenue une conférence « comment bien profiter de votre cure » à laquelle je n’ai pas pu assister. Je demande à une hôtesse s’il est possible d’en avoir un résumé ou un autre moyen d’y assister.

« Non, je peux rien vous proposer, a prochaine séance aura lieu dans trois semaines ». Dans trois semaines, je serai à Paris… super…

Bon, je pars au centre-ville de Bagnoles-de-L’orne, j’ai des bas de contention à acheter. Et moi, la compression médicale, j’en suis adepte pour soulager mes jambes. Je m’arrête dans une pharmacie située dans une rue au nom d’un docteur chevalin. La pharmacienne, apparemment la « patronne » me prend en charge et me dit qu’elle peut commander toutes les marques mais qu’elle a quelques paires en stock. Elle prend mes mesures sur les deux jambes puis me propose plusieurs modèles que je peux essayer. Je repars donc avec mes deux paires de bas de contention, qui me vont parfaitement. En prime, elle me donne plein de conseils sur l’opportunité de les porter. Elle établit une facture très claire qui distingue bien le total payé, la part remboursée par l’Assurance Maladie, celle qui peut l’être par la complémentaire santé. Pour une fois, tout est très clair.

 

Bizarrement, je suis revenu quelques années plus tard dans cette pharmacie. Le personnel était le même mais le service n’avait rien à voir. Il avait bien baissé en qualité. Je suis repartie avec mon ordonnance de bas de contention et n’ai rien acheté.