Les aides pour affronter le cancer de la prostate

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La cancer de la prostate : vivre avec et conséquences

 

Le cancer de la prostate est le premier cancer masculin. Il se déclare le plus souvent après 65 ans. Le taux de survie à 5 ans est de 94 %.

En France, plus de 50 000 nouveaux cas de tumeurs cancéreuses prostatiques sont diagnostiqués chaque année. 90 % d’entre-eux sont des adénocarcinomes.

J’ai rédigé cet article pour reprendre, de manière synthétique, toutes les informations sur les tumeurs malignes de la prostate. En effet, il me semble important de faire en sorte que les patients et les proches aient le plus d’informations, d’outils qui vont permettre de faire face à la maladie grave. Mais… je ne suis pas médecin. Ainsi, cet article ne se substitue pas à l’avis de votre médecin qui est incontournable. Prenez les informations suivantes comme des bases de dialogue pour échanger avec votre équipe médicale.

 

Aide n°1 : comprendre le cancer de la prostate, ses symptômes et le dépistage

Définition du rôle de la prostate

La prostate est une glande, sous la vessie, qui produit le liquide séminale. Les cellules tumorales de la prostate évoluent en général lentement, et comme la plupart des cancers, il y a pas ou peu de symptômes. Un des premiers symptômes, en tout cas le plus fréquent, est la difficulté d’uriner.

Cancer prostate : les signes et le dépistage

Les méthodes de dépistage sont le toucher rectal et le dosage de l’antigène prostatique PSA qui se fait par une prise de sang.

En cas de doute, votre médecin demandera des examens complémentaires comme une biopsie qui va permettre de prélever des tissus de la prostate et de les analyser. C’est en fonction de ces analyses que vont être posés le diagnostic de cancer, l’agressivité de la tumeur, son extension. A partir de ces éléments, un traitement va être discuté dans une réunion de concertation pluridisciplinaire (RCP).

Sachez que vous avez le droit de demander un second avis, notamment dans un centre de référence de lutte contre le cancer. Cela permet souvent d’avoir un autre éclairage sur votre situation médicale.

 

Aide n° 2 : anticiper les traitements du cancer de la prostate

Comme je n’ai pas de chromosomes XY, je n’ai pas et n’aurai jamais de tumeur maligne de la prostate. En revanche, je suis quand même passée – malheureusement – par la case cancer, et voici ce que (à mon sens) tous les patients devraient faire avant le début du traitement.

D’abord, faite un point financier : si vous devez arrêter de travailler, quelles vont être les conséquences pour vous ?

Ensuite, demandez à votre oncologue :

  • Quels sont les bénéfices attendus du traitement ? Avantages et inconvénients ?
  • Devez-vous prévoir des dépassements d’honoraires ?
  • Tous les soins sont-ils au même endroit ? Une hospitalisation à domicile est-elle prévue ? et possible pour vous ?
  • Devez-vous faire des examens avant le début des traitements (dents, souffle, …) ?
  • Avez-vous des restrictions alimentaires à intégrer (alcool notamment) ?

Communiquez à votre oncologue vos antécédents médicaux et l’ensemble de vos traitements en cours (même en automédication, compléments alimentaires, phytothérapie, etc.).

 

Aide n°3 : se renseigner sur les traitements des cancers de la prostate : chirurgie ? radiothérapie ? hormonothérapie ? autres pistes thérapeutiques ?

J’avais rédigé il y a quelque temps, un article très précis sur les traitements du cancer de la prostate.

De manière générale, la chimiothérapie est très peu utilisée pour les tumeurs cancéreuses de la prostate.

Les traitements les plus fréquents sont :

  • La chirurgie avec l’ablation de la prostate et des vésicules séminales,
  • La radiothérapie externe et interne (curiethérapie),
  • Les thérapies par ultrasons,
  • La cryothérapie qui détruit la tumeur par le froid,
  • Parfois, l’hormonothérapie.

Attention cependant, parfois, l’équipe médicale peut vous proposer au patient une surveillance active avant de commencer les traitements.

Concernant les cancers de la prostate avec des métastases, lors de l’édition 2017 du congrès de l’Americain Society of Clinical Oncology, le chef du département de l’oncologie médical de Gustave Roussy (Val de Marne) a présenté les résultats d’une étude clinique. Cette dernière portait sur l’ajout de l’abiratérone à l’hormonothérapie. D’après cette étude, ce nouveau traitement réduirait de 40 % le risque de décès et de 50 % le risque de rechute après 2 ans. Si vous êtes intéressé par ce sujet, renseignez-vous auprès de votre équipe soignante.

Je parle également des nouveaux traitements du cancer de la prostate que je repère dans ma veille sur le sujet, dans l’article que le cancer de la prostate et ses traitements que je cite au début de ce paragraphe.

 

Aide n° 4 : ne pas sous-estimer les effets secondaires des traitements des lésions cancéreuses prostatiques

Si thérapies il y a, les effets indésirables les plus fréquents sont l’incontinence ou des difficultés d’érection.

Il peut aussi y avoir :

  • Une sécheresse de la peau : avec l’accord de votre médecin, essayez d’appliquer du Cérat de Galien à base de cire d’abeille, de la cold-cream ou du Dexeryl,
  • Des diarrhées ou de la constipation,
  • Des difficultés pour s’alimenter,
  • Des lésions de la bouche : demandez à votre médecin ses conseils pour prévenir les aphtes et mucites, utilisez une brosse à dents extra-souple ou une toothette ©, les bains de bouche prescrits par l’hôpital (pas ceux du commerce),

Les effets indésirables des traitements peuvent être nombreux, et leur intensité est très variable d’un patient à l’autre.

Si cela n’a pas été fait, demandez un échange à l’infirmière cadre pour que l’on vous expose et explique le traitement, ses conséquences et les conseils pour y faire face. En parallèle, vous trouverez dans mon livre numérique plus de 400 pages d’astuce pour mieux vivre l’épreuve du cancer au quotidien. La partie sur les effets secondaires est la plus appréciée de mes lecteurs. Ce livre est une aide spécialement conçue pour les malades et leurs proches. Il est disponible en format numérique et sur Amazon, le leader sur internet.

 

Aide n°5 : appréhender la vie sans prostate et ses conséquences

Dans les traitements contre le cancer, l’ablation de la prostate est parfois nécessaire. Cette opération s’appelle une prostatectomie. Lors de cette intervention chirurgicale, il peut arriver que les nerfs soient lésés.

La prostatectomie peut avoir des conséquences importantes dans la vie des hommes :

– sur la fonction érectile pour 8 hommes sur 10,

– sur la fonction urinaire pour 3 hommes sur 10.

Vivre sans prostate peut donc fortement influencer la qualité de vie du patient.

Si ce traitement vous est proposé, comme je l’ai dit en début d’article, n’hésitez pas à demander un second avis auprès d’un centre de référence de lutte contre le cancer. Pour cela, il vous faudra communiquer les éléments de votre dossier médical que vous devrez demander, en amont, à votre centre de soins.

 

Dans les suites de votre traitement contre le cancer, si vous avez des conséquences suite à l’ablation de la prostate vous pourriez contacter un andrologue (ou un sexologue) pour envisager un traitement compensant les effets secondaires (comprimés, injections ou tout autre nouveau traitement issu de la recherche et validé médicalement).

Se rapprocher des groupes de paroles et des associations de patients peut également beaucoup aider, notamment pour échanger et avoir des témoignages.

 

Crédit photo de l’article sur les tumeurs de la prostate et les aides  : © tashatuvango – Fotolia.com

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